Les exportations alimentaires et les accords de libre-échange

On n'accorde peu d'attention au fait que les accords de libre-échange contiennent des clauses du type de celles-ci: "... aucune des Parties ne pourra adopter ou maintenir une interdiction ou une restriction à l'importation d'un produit d'une autre Partie ou à l'exportation ou à la vente pour exportation d'un produit destiné au territoire d'une autre Partie...". Donc les gouvernements savent qu'ils renoncent à leur droit de contrôler les exportations et les importations de produits alimentaires dès lors qu'ils signent les ALE.

On n'accorde peu d'attention au fait que les accords de libre-échange contiennent des clauses du type de celles-ci: "... aucune des Parties ne pourra adopter ou maintenir une interdiction ou une restriction à l'importation d'un produit d'une autre Partie ou à l'exportation ou à la vente pour exportation d'un produit destiné au territoire d'une autre Partie...". Donc les gouvernements savent qu'ils renoncent à leur droit de contrôler les exportations et les importations de produits alimentaires dès lors qu'ils signent les ALE.

Sécurité sanitaire : les dés sont pipés

Au fur et à mesure des avancées de l’offensive néolibérale et de la disparition des mesures quantitatives de protection des marchés locaux, comme les droits de douane et les quotas, les grandes puissances industrielles ont recours à des mesures qualitatives comme les réglementations sur la sécurité sanitaire des aliments pour continuer à fausser le jeu de la concurrence à leur avantage. Sur la scène de la sécurité sanitaire, les États-Unis comme l’UE tentent de faire adopter leurs normes par les autres pays. Pour Washington, dont le propre système de sécurité sanitaire est souvent accusé de laxisme, c’est une manière d’amener les pays à accepter les OGM et les inspections sur la sécurité sanitaire des viandes. Pour Bruxelles, dont les normes de sécurité sanitaire ont bien meilleure réputation, cela se traduit par l’imposition de normes très strictes à des pays qui ne peuvent les respecter. Les accords de libre échange (ALE) bilatéraux sont devenus un instrument privilégié pour faire passer les changements.

Au fur et à mesure des avancées de l’offensive néolibérale et de la disparition des mesures quantitatives de protection des marchés locaux, comme les droits de douane et les quotas, les grandes puissances industrielles ont recours à des mesures qualitatives comme les réglementations sur la sécurité sanitaire des aliments pour continuer à fausser le jeu de la concurrence à leur avantage. Sur la scène de la sécurité sanitaire, les États-Unis comme l’UE tentent de faire adopter leurs normes par les autres pays. Pour Washington, dont le propre système de sécurité sanitaire est souvent accusé de laxisme, c’est une manière d’amener les pays à accepter les OGM et les inspections sur la sécurité sanitaire des viandes. Pour Bruxelles, dont les normes de sécurité sanitaire ont bien meilleure réputation, cela se traduit par l’imposition de normes très strictes à des pays qui ne peuvent les respecter. Les accords de libre échange (ALE) bilatéraux sont devenus un instrument privilégié pour faire passer les changements.

Les accords de libre-échange entre l'Amérique latine et l'Union européenne : une nouvelle forme de domination

C’est une véritable épidémie d’“accords d’association” et d’“accords de coopération” que l’Union européenne (UE) est en train de négocier à travers le monde. Outre la trentaine d’accords déjà signés, l’UE négocie encore, ou est sur le point de le faire, d’autres accords avec plus de quarante pays. Dans l’idée d’encourager un débat public sur ces accords, nous présentons ici une analyse des conséquences et de l’ampleur de certains des accords qui ont déjà été signés. Nous analysons également les implications de certains documents publiés au cours des deux dernières années par l’Union Européenne : On y trouve clairement exposées les stratégies et les intentions qui sous-tendent les négociations.

C’est une véritable épidémie d’“accords d’association” et d’“accords de coopération” que l’Union européenne (UE) est en train de négocier à travers le monde. Outre la trentaine d’accords déjà signés, l’UE négocie encore, ou est sur le point de le faire, d’autres accords avec plus de quarante pays. Dans l’idée d’encourager un débat public sur ces accords, nous présentons ici une analyse des conséquences et de l’ampleur de certains des accords qui ont déjà été signés. Nous analysons également les implications de certains documents publiés au cours des deux dernières années par l’Union Européenne : On y trouve clairement exposées les stratégies et les intentions qui sous-tendent les négociations.

Crise alimentaire : le commerce de la faim

La crise alimentaire mondiale entraîne des souffrances pour un grand nombre de gens mais les grandes multinationales de l’industrie agroalimentaire, les négociants et les spéculateurs engrangent actuellement d'énormes bénéfices. La cause fondamentale de la crise alimentaire actuelle est la mondialisation néolibérale elle-même, qui a transformé les produits alimentaires qui assuraient une sécurité des moyens d’existence en de simples objets spéculatifs, au risque d’entraîner une famine généralisée chez les populations les plus pauvres de la planète.

La crise alimentaire mondiale entraîne des souffrances pour un grand nombre de gens mais les grandes multinationales de l’industrie agroalimentaire, les négociants et les spéculateurs engrangent actuellement d'énormes bénéfices. La cause fondamentale de la crise alimentaire actuelle est la mondialisation néolibérale elle-même, qui a transformé les produits alimentaires qui assuraient une sécurité des moyens d’existence en de simples objets spéculatifs, au risque d’entraîner une famine généralisée chez les populations les plus pauvres de la planète.

Des 'fissures' dans la Caverne : l'inauguration de Svalbard ne fait pas l'unanimité

La "Global Seed Vault", la Caverne des semences mondiales, creusée dans l'île gelée de Svalbard en Norvège est malheureusement le dernier acte d'une stratégie plus vaste qui vise à faire du stockage ex situ (hors sites) dans des banques de semences l'approche dominante pour la conservation de la diversité des plantes cultivées. Cette Caverne procure une fausse impression de sécurité dans un monde où la diversité des plantes cultivées présente dans les champs des agriculteurs continue de s'éroder et d'être détruite à un rythme qui va en s'aggravant et contribue aux problèmes d'accès qui rongent le système ex situ international.

La "Global Seed Vault", la Caverne des semences mondiales, creusée dans l'île gelée de Svalbard en Norvège est malheureusement le dernier acte d'une stratégie plus vaste qui vise à faire du stockage ex situ (hors sites) dans des banques de semences l'approche dominante pour la conservation de la diversité des plantes cultivées. Cette Caverne procure une fausse impression de sécurité dans un monde où la diversité des plantes cultivées présente dans les champs des agriculteurs continue de s'éroder et d'être détruite à un rythme qui va en s'aggravant et contribue aux problèmes d'accès qui rongent le système ex situ international.

Semences paysannes fondement de la souveraineté alimentaire en Afrique de l'Ouest (1)

Si en Europe, les lobbies semenciers de l’agrochimie déploient leurs énergies pour accroitre leurs monopoles (dissémination du maïs Génétiquement Modifié, directive européenne...) ; la privatisation des semences en Afrique de l’Ouest est du reste bien en marche. L’épée de Damoclès plane au dessus du patrimoine culturel, naturel que sont les semences paysannes sélectionnées depuis des millénaires par les paysans et ce d’autant plus que ces derniers restent pas ou peu informés des enjeux. Cependant des initiatives se multiplient sur les différents continents pour faire face à ces menaces et établir l’autonomie paysanne en semences.

Si en Europe, les lobbies semenciers de l’agrochimie déploient leurs énergies pour accroitre leurs monopoles (dissémination du maïs Génétiquement Modifié, directive européenne...) ; la privatisation des semences en Afrique de l’Ouest est du reste bien en marche. L’épée de Damoclès plane au dessus du patrimoine culturel, naturel que sont les semences paysannes sélectionnées depuis des millénaires par les paysans et ce d’autant plus que ces derniers restent pas ou peu informés des enjeux. Cependant des initiatives se multiplient sur les différents continents pour faire face à ces menaces et établir l’autonomie paysanne en semences.

En lutte contre les ALE : La résistance croissante aux accords bilatéraux de libre-échange et d’investissement

Cette publication a trois objectifs. Le premier est d’essayer de fournir une solide compréhension de la « frénésie aux ALE » qui s’empare de tant de gouvernements. Beaucoup de gens ne comprennent pas très bien de quoi il s’agit, jusqu’à ce que leur gouvernement soit sur le point d’en signer un. De plus, il y a des différences importantes entre un ALE américain, japonais ou sud-sud. Une partie de ce document essaie de disséquer et d’expliciter le sens de tout ceci. Deuxièmement, il met en commun les récits de personnes engagées dans la lutte contre les ALE dans leur propre pays, et dans différentes parties du monde. Tandis qu’il existe une énorme diversité dans ces luttes, il existe aussi de nombreux points communs, comme nous le verrons tout au long de la deuxième partie. Enfin, la troisième partie tente de tirer quelques leçons à partir de l’expérience des gens jusqu’à ce jour ; ce qui pourra certainement aider ceux qui ont à s’engager dans le combat contre les ALE.

Cette publication a trois objectifs. Le premier est d’essayer de fournir une solide compréhension de la « frénésie aux ALE » qui s’empare de tant de gouvernements. Beaucoup de gens ne comprennent pas très bien de quoi il s’agit, jusqu’à ce que leur gouvernement soit sur le point d’en signer un. De plus, il y a des différences importantes entre un ALE américain, japonais ou sud-sud. Une partie de ce document essaie de disséquer et d’expliciter le sens de tout ceci. Deuxièmement, il met en commun les récits de personnes engagées dans la lutte contre les ALE dans leur propre pays, et dans différentes parties du monde. Tandis qu’il existe une énorme diversité dans ces luttes, il existe aussi de nombreux points communs, comme nous le verrons tout au long de la deuxième partie. Enfin, la troisième partie tente de tirer quelques leçons à partir de l’expérience des gens jusqu’à ce jour ; ce qui pourra certainement aider ceux qui ont à s’engager dans le combat contre les ALE.