La croissance du secteur des supermarchés a été extrêmement rapide. Aujourd’hui, à elles seules, 30 chaînes mondiales de supermarchés contrôlent un tiers du marché de la distribution alimentaire dans le monde, récoltant ainsi une énorme part du marché de la nourriture consommée aujourd’hui par l’humanité. Ce n’est pas juste une tendance actuelle, une simple évolution de la manière dont se vendent les choses. Il s’agit ici de questions structurelles. L’expansion tentaculaire des supermarchés a été soutenue et encouragée par les accords de libre-échange (les ALE), la libéralisation des investissements, les politiques des gouvernements pour promouvoir les investissements étrangers directs, et les lois et réglementations qui empêchent les systèmes alimentaires à petite échelle de continuer à opérer normalement. Les systèmes de distribution des supermarchés sont très largement subventionnés par les gouvernements, grâce à l’argent des contribuables. Tout comme le système agricole industriel qui produit la majeure partie des matières premières utilisées dans les aliments transformés bon marché qui couvrent les étagères des supermarchés.

 

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Daewoo-Madagascar, 10 ans après

GRAIN et le Collectif pour la défense des terres malgaches (TANY) | 16 novembre 2018 | Autres publications, Terres

Le 18 novembre 2008, le Financial Times a révélé qu'un énorme accord était en cours de négociation entre Daewoo Logistics et le gouvernement de Madagascar. Dans le cadre de cet accord, la société sud-coréenne cherchait à obtenir pas moins de 1,3 million d'hectares pour cultiver du maïs destiné à l'exportation, sans que les communautés locales en soient informées. La révélation de cette affaire a contribué au renversement du gouvernement malgache quelques mois plus tard et a fait découvrir au monde une nouvelle tendance scandaleuse à l'accaparement de terres destinées à la production agricole, motivée par la crise alimentaire et financière. Dix ans plus tard, à quoi assistons-nous ?

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Depuis une dizaine d’années, l’argent des fonds de pension alimente un énorme investissement dans les terres agricoles. Le nombre de fonds de pension investissant dans les terres agricoles et les sommes d’argent déployées à cette fin sont en augmentation, mais tout se fait discrètement. L’ampleur de cette prise de contrôle sans précédent des terres agricoles par des sociétés financières a des conséquences majeures pour les communautés rurales et les systèmes alimentaires. Il faut absolument s’y opposer. Laisser aux entreprises le soin de s’autodiscipliner avec leurs propres directives volontaires, c’est la catastrophe assurée.

 

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Les systèmes alimentaires d’Afrique sont l’ultime frontière pour les multinationales et la grande distribution alimentaire. La plupart des Africains continuent de consommer un régime sain à base d’aliments traditionnels produits par des millions de petits producteurs, d’un bout à l’autre du continent. Mais la situation est en train de changer peu à peu, tandis que la grande distribution alimentaire mondiale adopte de nouvelles stratégies pour renforcer sa présence sur le continent, sous l’impulsion brutale de certaines chaînes de supermarchés multinationales. La subsistance de millions de petits vendeurs et de producteurs locaux est remise en cause ; la santé des populations et la diversité des cultures alimentaires traditionnelles sont elles aussi en danger. Les gouvernements africains ne font que favoriser l’expansion des supermarchés, mais les petits vendeurs, les agriculteurs et les consommateurs urbains s’unissent pour défendre leurs systèmes alimentaires locaux.

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Des communautés de la RDC déposent une plainte auprès d’une banque de développement allemande pour résoudre un conflit foncier centenaire avec une société d’huile de palme

RIAO-RDC, GRAIN, WRM, FIAN Allemagne, urgewald, CCFD-Terre Solidaire, CNCD-11.11.11, FIAN Belgique, SOS Faim, Oxfam Solidarité/teit, Entraide et Fraternité, AEFJN (Belgique), The Corner House (Grande-Bretagne), Global Legal Action Network | 07 novembre 2018 | Communiqués de presse, Terres

Neuf communautés de la République démocratique du Congo ont accompli un geste historique cette semaine en déposant une plainte auprès du mécanisme de plaintes de la banque de développement allemande (Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft, DEG). Les communautés veulent une solution à ce conflit foncier qui remonte à la période coloniale belge avec une société d’huile de palme que finance actuellement un consortium de banques de développement européennes dirigé par DEG.

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Le tableau qui nous est souvent présenté est que nous avons besoin de semences industrielles pour nourrir le monde : elles seraient plus efficaces, plus productives et plus prévisibles. Les variétés paysannes développées localement sont décrites comme des plantes arriérées, moins productives et infectées. Mais ceux d'entre nous qui ont les pieds sur terre savent que ce n'est pas la réalité en Afrique. Pour commencer avec un fait qui donne à réfléchir : la grande majorité de la nourriture produite sur le continent provient des semences d’agriculteurs locaux (selon certaines études, 80%). Si ces semences sont si « arriérées », qu'est-ce qui pousse les agriculteurs à continuer de les conserver et de les semer ? Quels avantages en tirent-ils ? Quels défis rencontrent-ils dans cet effort ? Comment doivent-ils être soutenus pour qu'ils puissent faire leur travail plus efficacement ?

AFSA et GRAIN ont décidé d’en savoir plus. Nous travaillons avec de nombreuses organisations partenaires à travers le continent, dont beaucoup sont impliquées dans des activités locales sur la diversité des semences. L'AFSA ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile (OSC) sur le continent ont adopté le terme « systèmes de semences paysannes (FMSS) » pour reconnaître ces pratiques qui ont été considérées par plusieurs parties comme « informelles ».

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L’accaparement des terres est désormais considéré comme un crime contre l’humanité. Mais peu d’accapareurs finissent en prison. Bien au contraire, quand on cherche sur le site spécialisé farmlandgrab.org des informations sur les procès, poursuites, condamnations ou emprisonnements liés aux transactions foncières, ce qu’on trouve principalement, ce sont des histoires de communautés locales accusées d’agissements illicites pour avoir défendu leur propre territoire contre des entreprises toutes-puissantes ! Et pourtant, les liens entre le crime, la corruption et ceux qui effectuent ces transactions de terres agricoles sont bien réels.

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En juillet 2018, BioThai, une ONG thaïlandaise qui travaille sur la biodiversité et les savoirs locaux, a partagé informations et données concernant la concentration grandissante de la vente au détail aujourd’hui en Thaïlande. On apprend ainsi qu’en 2016, plus de 18 000 magasins appartenaient à une douzaine d’entreprises qui opèrent en Thaïlande. Une famille thaïlandaise moyenne dépense 87 pour cent de son budget pour se procurer des articles comme la nourriture et les boissons, les vêtements, et le mobilier, ce qui explique l’essor du commerce de détail moderne en Thaïlande.

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Un milliard de dollars de Harvard dans un fiasco lié aux terres agricoles

GRAIN et Rede Social de Justiça e Direitos Humanos | 06 septembre 2018 | Terres, Les rapports

L’un des principaux acquéreurs de terres agricoles au monde est sur la sellette en raison de conflits fonciers, de destruction de l’environnement et d’investissements à risque. Un nouveau rapport de GRAIN et de Rede Social de Justiça e Direitos Humanos présente, pour la première fois, une analyse exhaustive des investissements controversés de l’Université Harvard dans les terres agricoles au niveau mondial.

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Dans les prochaines décennies, les plus grandes entreprises mondiales de viande et de produits laitiers du monde pourraient supplanter ExxonMobil, Shell ou BP et devenir les plus grands pollueurs climatiques du monde. À l'heure où la planète doit réduire considérablement ses émissions de gaz à effet de serre (GES), ces géants mondiaux des protéines animales tirent la consommation vers le haut en augmentant la production et les exportations. Parmi les 35 plus grandes entreprises du monde que GRAIN et IATP ont étudiées, nous avons constaté que la plupart ne déclarent pas leurs données sur les émissions de GES et peu ont fixé des objectifs qui pourraient réduire leurs émissions globales. Nous devons de toute urgence construire des systèmes alimentaires qui répondent aux besoins des agriculteurs, des consommateurs et de la planète. Mais pour cela, nous devons briser le pouvoir des grands conglomérats de la viande et des produits laitiers et les obliger à rendre des comptes sur leur empreinte climatique surdimensionnée.

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