GRAIN : rapport d’activité 2019

Tandis que nous explorons de nouveaux moyens de rester en contact et nous organiser avec nos partenaires dans ce climat de grande incertitude, nous sommes heureux de partager avec vous notre rapport d’activité 2019 : Pour ne donner que quelques exemples des moments forts de l’an passé, on peut citer ces petits producteurs laitiers qui repoussent des accords commerciaux, la résistance des communautés à l’accaparement des terres par les plantations de palmiers à huile et le combat pour la préservation des semences paysannes.

Tandis que nous explorons de nouveaux moyens de rester en contact et nous organiser avec nos partenaires dans ce climat de grande incertitude, nous sommes heureux de partager avec vous notre rapport d’activité 2019 : Pour ne donner que quelques exemples des moments forts de l’an passé, on peut citer ces petits producteurs laitiers qui repoussent des accords commerciaux, la résistance des communautés à l’accaparement des terres par les plantations de palmiers à huile et le combat pour la préservation des semences paysannes.

Les profits avant tout : la plus grande entreprise porcine du monde propage les pandémies

Le Groupe WH, plus grande entreprise porcine au monde et propriétaire de Smithfield Foods, est au centre de deux pandémies mondiales en cours. Son usine de transformation de viande aux États-Unis, où les travailleurs protestent contre la dangerosité des conditions de travail, est devenue l’un des plus grands clusters de Covid-19 du pays.

Le Groupe WH, plus grande entreprise porcine au monde et propriétaire de Smithfield Foods, est au centre de deux pandémies mondiales en cours. Son usine de transformation de viande aux États-Unis, où les travailleurs protestent contre la dangerosité des conditions de travail, est devenue l’un des plus grands clusters de Covid-19 du pays.

De nouvelles recherches suggèrent que l'élevage industriel, et non les marchés de produits frais, pourrait être à l'origine du Covid-19

Soyons clairs : il n'existe aucune preuve solide que l'origine du SARS-CoV-2, qui est la cause de l'actuelle pandémie de la maladie Covid-19, se situe dans un marché aux fruits de mer ouvert de Wuhan où l'on trouve également des animaux sauvages et domestiques. Tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs des premiers cas diagnostiqués avec le Covid-19 soit travaillaient dans ce marché, soit y avaient effectué des achats dans les jours précédant leur diagnostic.

Soyons clairs : il n'existe aucune preuve solide que l'origine du SARS-CoV-2, qui est la cause de l'actuelle pandémie de la maladie Covid-19, se situe dans un marché aux fruits de mer ouvert de Wuhan où l'on trouve également des animaux sauvages et domestiques. Tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs des premiers cas diagnostiqués avec le Covid-19 soit travaillaient dans ce marché, soit y avaient effectué des achats dans les jours précédant leur diagnostic.

Quel rapport entre l'agriculture industrielle et la crise climatique ?

Les données issues des recherches de GRAIN sur les impacts climatiques de la production alimentaire industrielle sont consternantes : prises globalement, les cinq plus grandes sociétés mondiales de viande et de produits laitiers sont responsables d'un plus grand volume d'émissions de gaz à effet de serre que des sociétés pétrolières comme Exxon, Shell ou BP.

Les données issues des recherches de GRAIN sur les impacts climatiques de la production alimentaire industrielle sont consternantes : prises globalement, les cinq plus grandes sociétés mondiales de viande et de produits laitiers sont responsables d'un plus grand volume d'émissions de gaz à effet de serre que des sociétés pétrolières comme Exxon, Shell ou BP.

L'élevage industriel sous l'emprise des pandémies en série

Au cours de la dernière décennie, une souche de virus de la peste porcine africaine a dévasté les élevages de porcs en Europe et en Asie, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur de la viande. Un quart du cheptel porcin mondial a déjà été anéanti et les coûts économiques se chiffrent en centaines de milliards de dollars. La pandémie de peste porcine africaine est un produit de l’industrie de la viande industrielle mondialisée d’aujourd’hui.

Au cours de la dernière décennie, une souche de virus de la peste porcine africaine a dévasté les élevages de porcs en Europe et en Asie, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur de la viande. Un quart du cheptel porcin mondial a déjà été anéanti et les coûts économiques se chiffrent en centaines de milliards de dollars. La pandémie de peste porcine africaine est un produit de l’industrie de la viande industrielle mondialisée d’aujourd’hui.

Non, les marchés de produits frais ne sont pas responsables de l’épidémie du nouveau coronavirus

L’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, le Covid-19, est à la une de tous les médias du monde depuis qu’il a été signalé au Wuhan en Chine à la fin décembre 2019. Il est de plus en plus clair que le marché de Wuhan n’est peut-être pas la source de la flambée initiale de la maladie chez les humains. Un article publié dans The Lancet par un groupe important de chercheurs chinois a étudié les 41 premiers cas de patients hospitalisés pour une contamination confirmée au coronavirus. Ces chercheurs ont trouvé que le premier cas « est tombé malade le 1er décembre 2019 et qu’il n’avait aucun lien établi avec le marché aux fruits de mer. » Au total, 13 des cas initiaux examinés n’avaient aucun lien avec le marché.

L’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, le Covid-19, est à la une de tous les médias du monde depuis qu’il a été signalé au Wuhan en Chine à la fin décembre 2019. Il est de plus en plus clair que le marché de Wuhan n’est peut-être pas la source de la flambée initiale de la maladie chez les humains. Un article publié dans The Lancet par un groupe important de chercheurs chinois a étudié les 41 premiers cas de patients hospitalisés pour une contamination confirmée au coronavirus. Ces chercheurs ont trouvé que le premier cas « est tombé malade le 1er décembre 2019 et qu’il n’avait aucun lien établi avec le marché aux fruits de mer. » Au total, 13 des cas initiaux examinés n’avaient aucun lien avec le marché.

L’Asie sous la menace de l’UPOV 91

Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes. Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation.

Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes. Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation.

L’accord commercial UE-Mercosur va intensifier la crise climatique due à l’agriculture

L'accord de libre-échange UE-Mercosur est souvent présenté comme un accord commercial qui tient compte de l'accord de Paris sur le climat. Pourtant, sa prémisse centrale est d'augmenter les échanges commerciaux d'un nombre de produits qui perturbent le climat, comme les automobiles, le bœuf industriel, l'éthanol et le soja. Ce rapport calcule l'augmentation de la production et des échanges des produits agricoles à la suite de cet accord, et leur impact sur le climat.

L'accord de libre-échange UE-Mercosur est souvent présenté comme un accord commercial qui tient compte de l'accord de Paris sur le climat. Pourtant, sa prémisse centrale est d'augmenter les échanges commerciaux d'un nombre de produits qui perturbent le climat, comme les automobiles, le bœuf industriel, l'éthanol et le soja. Ce rapport calcule l'augmentation de la production et des échanges des produits agricoles à la suite de cet accord, et leur impact sur le climat.

L'industrie agroalimentaire doit ceder la place aux vraies solutions à la crise climatique

Les grandes sociétés de l’agro-industrie et de l’alimentaire cherchent désespérément à donner l’impression qu’elles font partie de la solution à la crise climatique. Mais il est impossible de concilier ce qui est nécessaire pour soigner notre planète avec leur attachement irréductible à la croissance.

Les grandes sociétés de l’agro-industrie et de l’alimentaire cherchent désespérément à donner l’impression qu’elles font partie de la solution à la crise climatique. Mais il est impossible de concilier ce qui est nécessaire pour soigner notre planète avec leur attachement irréductible à la croissance.

En Afrique, les communautés résistent à l’accaparement des terres destinées à la production d’huile de palme

Au cours des dix dernières années, les sociétés agroalimentaires ont accru leur production d’huile de palme pour répondre à la demande mondiale croissante en huile végétale bon marché destinée à la production d’aliments transformés, de biocarburants et de cosmétiques. Pour l’expansion de leurs plantations, les terres communautaires de nombreux pays africains constituent l’une des principales cibles.

Au cours des dix dernières années, les sociétés agroalimentaires ont accru leur production d’huile de palme pour répondre à la demande mondiale croissante en huile végétale bon marché destinée à la production d’aliments transformés, de biocarburants et de cosmétiques. Pour l’expansion de leurs plantations, les terres communautaires de nombreux pays africains constituent l’une des principales cibles.

La souveraineté alimentaire est la seule solution au chaos climatique pour l'Afrique

La convergence de la crise climatique et de la hausse des importations de produits alimentaires en Afrique mène tout droit à la catastrophe. À moins que des mesures ne soient prises pour mettre en place des systèmes alimentaires locaux et supprimer la dépendance croissante vis-à-vis des importations de céréales et d’autres aliments de base, l’Afrique connaîtra des répliques multiples et plus graves de la crise alimentaire de 2007-2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim sur tout le continent.

La convergence de la crise climatique et de la hausse des importations de produits alimentaires en Afrique mène tout droit à la catastrophe. À moins que des mesures ne soient prises pour mettre en place des systèmes alimentaires locaux et supprimer la dépendance croissante vis-à-vis des importations de céréales et d’autres aliments de base, l’Afrique connaîtra des répliques multiples et plus graves de la crise alimentaire de 2007-2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim sur tout le continent.