Blog

Le blog permet aux membres de GRAIN et aux autres collaborateurs de publier commentaires et suggestions, d’évaluer des documents, de faire part de rendez-vous et d’événements. Ou simplement de partager des informations que nous jugeons intéressantes.

Lâchage de moustiques génétiquement modifiés au Burkina Faso : communiqué de la COPAGEN et du CCAE

La Coalition pour la protection du Patrimoine génétique africain (COPAGEN) et le Collectif citoyen pour l’Agroécologie (CCAE) découvrent avec amertume le lâcher imminent de moustiques génétiquement modifiés dans le cadre du projet Target Malaria. Le lâcher-test est programmé pour ce 1er juillet 2019 dans le village de Bana, relevant de l’arrondissement 7 de la commune de Bobo Dioulasso.

La Coalition pour la protection du Patrimoine génétique africain (COPAGEN) et le Collectif citoyen pour l’Agroécologie (CCAE) découvrent avec amertume le lâcher imminent de moustiques génétiquement modifiés dans le cadre du projet Target Malaria. Le lâcher-test est programmé pour ce 1er juillet 2019 dans le village de Bana, relevant de l’arrondissement 7 de la commune de Bobo Dioulasso.

Plus de 340 organisations appellent l’Union européenne à interrompre immédiatement les négociations commerciales avec le Brésil

Dans une lettre ouverte, plus de 340 organisations de la société civile - dont plus de 30 françaises - appellent l'Union européenne à mettre immédiatement un terme aux négociations pour un accord de libre-échange avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) en raison de la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil. La lettre est adressée aux présidents des institutions européennes en amont de la réunion ministérielle de la semaine prochaine à Bruxelles où les ministres des affaires étrangères de l'UE et du Mercosur vont s’efforcer de finaliser les négociations.

Dans une lettre ouverte, plus de 340 organisations de la société civile - dont plus de 30 françaises - appellent l'Union européenne à mettre immédiatement un terme aux négociations pour un accord de libre-échange avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) en raison de la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil. La lettre est adressée aux présidents des institutions européennes en amont de la réunion ministérielle de la semaine prochaine à Bruxelles où les ministres des affaires étrangères de l'UE et du Mercosur vont s’efforcer de finaliser les négociations.

"Verdir" l'initiative la Ceinture et la Route? Qu'en est-il des droits humains?

Commue comme le plus grand projet d'infrastructure de tous les temps, l’initiative chinoise la Ceinture et la Route (Belt and Road Initiative ou BRI en anglais) a déjà déplacé des milliers de petits producteurs et menace d'en déplacer des centaines de milliers supplémentaires. Il causera aussi une irréversible perte de biodiversité et aggravera significativement la crise climatique mondiale. Plutôt que de répondre aux besoins des communautés affectées, le gouvernement chinois a récemment commencé le verdissage de ses investissements BRI. Qu'elles soient nationales ou internationales, les organisations de la société civile qui surveillent le développement des projets sur le terrain demandent au gouvernement chinois de rendre l'initiative la Ceinture et la Route plus transparente, d'écouter les personnes concernées et d'apporter de véritables solutions climatiques.

Commue comme le plus grand projet d'infrastructure de tous les temps, l’initiative chinoise la Ceinture et la Route (Belt and Road Initiative ou BRI en anglais) a déjà déplacé des milliers de petits producteurs et menace d'en déplacer des centaines de milliers supplémentaires. Il causera aussi une irréversible perte de biodiversité et aggravera significativement la crise climatique mondiale. Plutôt que de répondre aux besoins des communautés affectées, le gouvernement chinois a récemment commencé le verdissage de ses investissements BRI. Qu'elles soient nationales ou internationales, les organisations de la société civile qui surveillent le développement des projets sur le terrain demandent au gouvernement chinois de rendre l'initiative la Ceinture et la Route plus transparente, d'écouter les personnes concernées et d'apporter de véritables solutions climatiques.

SOCFIN et Bolloré sous pression : action en justice, assemblée générale perturbée et mobilisations publiques en Europe

La semaine aura été chargée pour Hubert Fabri, Vincent Bolloré et les autres dirigeants des deux multinationales. Face à l’inaction de SOCFIN et Bolloré pour répondre aux revendications des communautés affectées par les plantations d’hévéa et d’huile de palme de par le monde, les ONG européennes en soutien ont multiplié les actions cette semaine. Retour en images depuis Paris, Luxembourg et Fribourg, en passant par le Liberia.

La semaine aura été chargée pour Hubert Fabri, Vincent Bolloré et les autres dirigeants des deux multinationales. Face à l’inaction de SOCFIN et Bolloré pour répondre aux revendications des communautés affectées par les plantations d’hévéa et d’huile de palme de par le monde, les ONG européennes en soutien ont multiplié les actions cette semaine. Retour en images depuis Paris, Luxembourg et Fribourg, en passant par le Liberia.

Numérisation de l'agriculture : quels risques pour les paysans et les populations du Sud ?

En mars 2019 s’est tenue à Bangkok, en Thaïlande, une rencontre internationale de mouvements sociaux consacrée à la « justice numérique ». Une soixantaine d’activistes et universitaires issus du monde entier y ont participé, y compris Kartini Samon, chercheuse et représentante régionale de GRAIN pour l’Asie. Entretien.

En mars 2019 s’est tenue à Bangkok, en Thaïlande, une rencontre internationale de mouvements sociaux consacrée à la « justice numérique ». Une soixantaine d’activistes et universitaires issus du monde entier y ont participé, y compris Kartini Samon, chercheuse et représentante régionale de GRAIN pour l’Asie. Entretien.

Faillite de la protection intellectuelle des obtentions végétales : 10 années d’UPOV en Afrique francophone

Sur le plan international, un débat fait rage sur l’Acte de 1991 de la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV 1991) et son impact sur les besoins fondamentaux des familles paysannes et la conservation de la biodiversité. De nombreuses interrogations sont soulevées : faut-il nécessairement mettre en place un système de protection des obtentions végétales (POV) dans les pays les plus pauvres, où les marchés sont limités ? Existe-t-il un système approprié de protection des obtentions végétales pour les pays où la plupart des semences sont produites et distribuées par de petits agriculteurs qui jouent également un rôle essentiel pour assurer l’approvisionnement alimentaire de base ?

Sur le plan international, un débat fait rage sur l’Acte de 1991 de la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV 1991) et son impact sur les besoins fondamentaux des familles paysannes et la conservation de la biodiversité. De nombreuses interrogations sont soulevées : faut-il nécessairement mettre en place un système de protection des obtentions végétales (POV) dans les pays les plus pauvres, où les marchés sont limités ? Existe-t-il un système approprié de protection des obtentions végétales pour les pays où la plupart des semences sont produites et distribuées par de petits agriculteurs qui jouent également un rôle essentiel pour assurer l’approvisionnement alimentaire de base ?

Interview : Regards croisés sur les supermarchés au Nord et au Sud

Le rouleau compresseur de la grande distribution a-t-il les mêmes impacts au Nord et au Sud de la planète ? Comment ce modèle tente-t-il de se réinventer ? Quelles sont les conséquences pour l’agriculture familiale et paysanne ? C’est ce que nous avons voulu savoir avec cette interview croisée entre Yuna Chiffoleau, directrice de recherche à l’Institut National de la Recherche Agronomique – INRA, en France, et Ange-David Baïmey, coordinateur de l’ONG GRAIN en Afrique.

Le rouleau compresseur de la grande distribution a-t-il les mêmes impacts au Nord et au Sud de la planète ? Comment ce modèle tente-t-il de se réinventer ? Quelles sont les conséquences pour l’agriculture familiale et paysanne ? C’est ce que nous avons voulu savoir avec cette interview croisée entre Yuna Chiffoleau, directrice de recherche à l’Institut National de la Recherche Agronomique – INRA, en France, et Ange-David Baïmey, coordinateur de l’ONG GRAIN en Afrique.

Accaparement de terres et huile de palme en Sierra Leone

FIAN Belgium publie un nouveau rapport "Accaparement de terres et huile de palme en Sierra Leone : analyse du cas SOCFIN à la lumière des droits humains".

FIAN Belgium publie un nouveau rapport "Accaparement de terres et huile de palme en Sierra Leone : analyse du cas SOCFIN à la lumière des droits humains".

Diffamatoire ou diffamation ?

Au cours des dernières années, GRAIN et d’autres groupes ont été impliqués dans une série d’actions juridiques pour défendre le droit des gens – des journalistes, des communautés rurales, des chercheurs, des employés d’ONG et des syndicalistes – de s’exprimer sur ce qu’ils voient et vivent comme un accaparement des terres, et sur d’autres abus commis non seulement par des multinationales du secteur agroalimentaire mais aussi par des organismes publics et des élites locales.

Au cours des dernières années, GRAIN et d’autres groupes ont été impliqués dans une série d’actions juridiques pour défendre le droit des gens – des journalistes, des communautés rurales, des chercheurs, des employés d’ONG et des syndicalistes – de s’exprimer sur ce qu’ils voient et vivent comme un accaparement des terres, et sur d’autres abus commis non seulement par des multinationales du secteur agroalimentaire mais aussi par des organismes publics et des élites locales.

Un exploitant de caoutchouc déloge des fermiers libériens

Infractions au droit foncier, expulsions, violences: Le groupe luxembourgeois Socfin, exploitant des plantations, et ses filiales sont impliqués dans des violations graves des droits humains au Libéria, selon un rapport de l’organisation de développement Pain pour le prochain. Même la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable, tout comme à l’éducation, se sont dégradés dans les villages autour des plantations de caoutchouc. Cet exemple démontre l’opportunité de l’initiative pour des multinationales responsables, actuellement en discussion au Parlement.  

Infractions au droit foncier, expulsions, violences: Le groupe luxembourgeois Socfin, exploitant des plantations, et ses filiales sont impliqués dans des violations graves des droits humains au Libéria, selon un rapport de l’organisation de développement Pain pour le prochain. Même la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable, tout comme à l’éducation, se sont dégradés dans les villages autour des plantations de caoutchouc. Cet exemple démontre l’opportunité de l’initiative pour des multinationales responsables, actuellement en discussion au Parlement.  

L'agriculture industrielle et le chaos climatique

Cette brochure d’information s’adresse principalement aux organisations et groupes qui luttent pour la justice climatique mondiale. L’objectif est d’informer sur l’influence de l’agriculture industrielle sur la crise climatique et d’encourager l’action.    

Cette brochure d’information s’adresse principalement aux organisations et groupes qui luttent pour la justice climatique mondiale. L’objectif est d’informer sur l’influence de l’agriculture industrielle sur la crise climatique et d’encourager l’action.    

Agriculture et changement climatique : Entre fausses solutions et vraies pistes d’actions, quels sont les différents enjeux ?

Alors que nos dirigeants saluent allègrement les multinationales et leurs fausses solutions, il est urgent de changer le cap de l’agriculture pour engager une véritable démarche positive pour le climat. Cette volonté de lutter pour la justice climatique est partagée au sein du mouvement international pour la souveraineté alimentaire (notamment porté par la via campesina), mais face aux enjeux et à l’urgence, il nous a semblé nécessaire de renforcer notre compréhension collective de ces enjeux au niveau belge. Ce nouveau numéro de BEET THE SYSTEM propose d’interroger les liens entre climat et agriculture. À travers des points de vue multiples actifs dans le mouvement pour la souveraineté alimentaire et sur les questions climatiques (académiques, paysan.ne.s, société civile) nous vous proposons d’explorer comment l’agriculture industrielle et l’agrobusiness sont responsables du changement climatique et surtout ce que nous pouvons faire.

Alors que nos dirigeants saluent allègrement les multinationales et leurs fausses solutions, il est urgent de changer le cap de l’agriculture pour engager une véritable démarche positive pour le climat. Cette volonté de lutter pour la justice climatique est partagée au sein du mouvement international pour la souveraineté alimentaire (notamment porté par la via campesina), mais face aux enjeux et à l’urgence, il nous a semblé nécessaire de renforcer notre compréhension collective de ces enjeux au niveau belge. Ce nouveau numéro de BEET THE SYSTEM propose d’interroger les liens entre climat et agriculture. À travers des points de vue multiples actifs dans le mouvement pour la souveraineté alimentaire et sur les questions climatiques (académiques, paysan.ne.s, société civile) nous vous proposons d’explorer comment l’agriculture industrielle et l’agrobusiness sont responsables du changement climatique et surtout ce que nous pouvons faire.

Accaparements des terres par les multinationales : les luttes des communautés et la construction de leviers à l'échelle internationale

Le React et le collectif citoyen en France contre l'accaparement des terres vous invitent à échanger avec Emmanuel Elong, porte-parole de synergie nationale des paysans et riverains des plantations du Cameroun (Synaparcam). Présent en France pour témoigner dans le cadre de procès en diffamation que les groupes Bolloré et Socfin intentent à la chaîne de télévision France 2, Mediapart, et les ONG Sherpa et React, Emmanuel Elong exposera la situation autour des six plantations de la Socapalm, filiale camerounaise de Socfin-Bolloré et expliquera les combats des paysans et riverains affectés.

Le React et le collectif citoyen en France contre l'accaparement des terres vous invitent à échanger avec Emmanuel Elong, porte-parole de synergie nationale des paysans et riverains des plantations du Cameroun (Synaparcam). Présent en France pour témoigner dans le cadre de procès en diffamation que les groupes Bolloré et Socfin intentent à la chaîne de télévision France 2, Mediapart, et les ONG Sherpa et React, Emmanuel Elong exposera la situation autour des six plantations de la Socapalm, filiale camerounaise de Socfin-Bolloré et expliquera les combats des paysans et riverains affectés.

Les groupes de la société civile accueillent favorablement la décision d'une banque de développement de donner suite à la plainte déposée par des communautés de la RDC contre une société d’huile de palme

La commission en charge du mécanisme de gestion des plaintes auprès des banques de développement allemandes, néerlandaises et françaises a jugé recevable une plainte déposée par 2 communautés de la République Démocratique du Congo le 5 novembre 2018. Cela signifie que le mécanisme des plaintes va maintenant entamer un processus d’examen préliminaire, avant de lancer le processus de médiation requis par les communautés pour résoudre leur conflit foncier de longue date avec les Plantations et Huileries du Congo (PHC), une filiale de la société canadienne, Feronia Inc.

La commission en charge du mécanisme de gestion des plaintes auprès des banques de développement allemandes, néerlandaises et françaises a jugé recevable une plainte déposée par 2 communautés de la République Démocratique du Congo le 5 novembre 2018. Cela signifie que le mécanisme des plaintes va maintenant entamer un processus d’examen préliminaire, avant de lancer le processus de médiation requis par les communautés pour résoudre leur conflit foncier de longue date avec les Plantations et Huileries du Congo (PHC), une filiale de la société canadienne, Feronia Inc.

La fibre de la discorde : le coton OGM au Burkina Faso

Au cours de deux années, plus de 500 agriculteurs de diverses régions productrices de coton du Burkina Faso ont documenté leur expérience avec le coton Bt de Monsanto. Cette recherche action de trois ans intitulée Le coton Bt et nous : la vérité de nos champs est  un contrepoids précieux, puisque le Burkina Faso a été le premier pays d’Afrique de l’Ouest à adopter les organismes génétiquement modifiés (OGM), et est cité par l’industrie en tant qu'exemple de réussite pour en faire la promotion dans d’autres pays.  

Au cours de deux années, plus de 500 agriculteurs de diverses régions productrices de coton du Burkina Faso ont documenté leur expérience avec le coton Bt de Monsanto. Cette recherche action de trois ans intitulée Le coton Bt et nous : la vérité de nos champs est  un contrepoids précieux, puisque le Burkina Faso a été le premier pays d’Afrique de l’Ouest à adopter les organismes génétiquement modifiés (OGM), et est cité par l’industrie en tant qu'exemple de réussite pour en faire la promotion dans d’autres pays.