Dernières infos de GRAIN

Entre libre-échange et marchés locaux : la Thaïlande tente de rejoindre les négociations sur le CPTPP mais se heurte à nouveau à l’opposition

En cette période de Covid-19, les négociations commerciales n’ont pas faibli et se multiplient même. En Thaïlande, le gouvernement essaie à nouveau de se joindre aux négociations sur le CPTPP, l’accord de partenariat transpacifique. Mais l’opposition continue tandis que s’amplifie la demande d’aliments frais, produits à petite échelle et d’un système alimentaire diversifié, fondé sur les marchés locaux. Ce numéro du Bulletin de veille des supermarchés d’Asie comprend aussi des articles qui soulignent les conséquences et les opportunités économiques à long terme créées par le Covid-19 pour les vendeurs de rue.

En cette période de Covid-19, les négociations commerciales n’ont pas faibli et se multiplient même. En Thaïlande, le gouvernement essaie à nouveau de se joindre aux négociations sur le CPTPP, l’accord de partenariat transpacifique. Mais l’opposition continue tandis que s’amplifie la demande d’aliments frais, produits à petite échelle et d’un système alimentaire diversifié, fondé sur les marchés locaux. Ce numéro du Bulletin de veille des supermarchés d’Asie comprend aussi des articles qui soulignent les conséquences et les opportunités économiques à long terme créées par le Covid-19 pour les vendeurs de rue.

Prendre soin de nos semences

Nous présentons ici une série de brochures qui peuvent nous aider à comprendre le rôle joué par les semences dans notre société planétaire, dans le tissu national de chaque pays, mais surtout dans la vie quotidienne des gens qui, depuis si longtemps, vivent de leur relation à la Nature, en écoutant la Terre. Ces brochures nous aident à comprendre pourquoi certains s'acharnent à établir la propriété intellectuelle et la privatisation des semences au moyen de pactes, de conventions, d'accords, de lois, de standards, de réglementations, d'enregistrements et de certifications.

Nous présentons ici une série de brochures qui peuvent nous aider à comprendre le rôle joué par les semences dans notre société planétaire, dans le tissu national de chaque pays, mais surtout dans la vie quotidienne des gens qui, depuis si longtemps, vivent de leur relation à la Nature, en écoutant la Terre. Ces brochures nous aident à comprendre pourquoi certains s'acharnent à établir la propriété intellectuelle et la privatisation des semences au moyen de pactes, de conventions, d'accords, de lois, de standards, de réglementations, d'enregistrements et de certifications.

Accaparements de terres à main armée : Des milliers de familles sont violemment expulsées de leurs fermes en Ouganda

rois sociétés multinationales sont impliquées dans des accaparements de terres, des expulsions violentes de personnes hors de leurs habitations et à l'origine d'innombrables humiliations et du désespoir de milliers de familles demeurant dans le district de Kiryandongo, en Ouganda. Les accaparements de terres ont lieu sur des ranches nationaux abandonnés, qui ont été habités et cultivés depuis longtemps par des personnes arrivées dans la région après avoir fui la guerre ou des catastrophes naturelles dans les régions avoisinantes.

rois sociétés multinationales sont impliquées dans des accaparements de terres, des expulsions violentes de personnes hors de leurs habitations et à l'origine d'innombrables humiliations et du désespoir de milliers de familles demeurant dans le district de Kiryandongo, en Ouganda. Les accaparements de terres ont lieu sur des ranches nationaux abandonnés, qui ont été habités et cultivés depuis longtemps par des personnes arrivées dans la région après avoir fui la guerre ou des catastrophes naturelles dans les régions avoisinantes.

Que signifient les accords de libre-échange pour les femmes africaines ? Un regard critique sur la Zone de libre-échange continentale africaine

La récente ratification de l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine fait planer une menace sur l’Afrique. Si la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) est saluée par certains comme une étape majeure de l’unité et de l’indépendance de l’Afrique, les ambitions qui sous-tendent la campagne des gouvernements africains en faveur de cet accord révèlent malheureusement un programme plutôt axé sur les entreprises qui ne tient pas compte des préoccupations, des moyens de subsistance et des aspirations des citoyens du continent, surtout des femmes.

La récente ratification de l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine fait planer une menace sur l’Afrique. Si la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) est saluée par certains comme une étape majeure de l’unité et de l’indépendance de l’Afrique, les ambitions qui sous-tendent la campagne des gouvernements africains en faveur de cet accord révèlent malheureusement un programme plutôt axé sur les entreprises qui ne tient pas compte des préoccupations, des moyens de subsistance et des aspirations des citoyens du continent, surtout des femmes.

Le commerce alimentaire en période de Covid-19

La première vague de mesures de confinement appliquées par les gouvernements a provoqué la panique et poussé les gens à acheter : craignant des pénuries, les gens ont stocké leur cuisine et rempli leurs réserves pour s’assurer d’avoir suffisamment de nourriture pendant plusieurs semaines. Quoique le choc ait été rude pour de nombreux secteurs industriels, les premiers mois de la pandémie ont été un vrai bonus pour les géants du commerce électronique.

La première vague de mesures de confinement appliquées par les gouvernements a provoqué la panique et poussé les gens à acheter : craignant des pénuries, les gens ont stocké leur cuisine et rempli leurs réserves pour s’assurer d’avoir suffisamment de nourriture pendant plusieurs semaines. Quoique le choc ait été rude pour de nombreux secteurs industriels, les premiers mois de la pandémie ont été un vrai bonus pour les géants du commerce électronique.

Les dangers de l'accord de libre-échange USA-Inde pour les agriculteurs indiens

Personne n'aurait pu imaginer que les inquiétudes considérables qui ont finalement poussé l'Inde à se retirer du RCEP seraient tout bonnement balayées afin que le gouvernement puisse négocier un nouvel accord désastreux, avec les États-Unis cette fois. L'ALE USA-Inde pose des problèmes bien plus graves pour les communautés rurales et l'agriculture en Inde. Il compromettrait sévèrement l'immense biodiversité indienne, mettrait en péril la construction de systèmes agricoles locaux solides et détruirait tout espoir pour l'Inde d'atteindre la souveraineté alimentaire.

Personne n'aurait pu imaginer que les inquiétudes considérables qui ont finalement poussé l'Inde à se retirer du RCEP seraient tout bonnement balayées afin que le gouvernement puisse négocier un nouvel accord désastreux, avec les États-Unis cette fois. L'ALE USA-Inde pose des problèmes bien plus graves pour les communautés rurales et l'agriculture en Inde. Il compromettrait sévèrement l'immense biodiversité indienne, mettrait en péril la construction de systèmes agricoles locaux solides et détruirait tout espoir pour l'Inde d'atteindre la souveraineté alimentaire.

L’accaparement des terres agricoles brésiliennes par Harvard est un désastre pour les communautés et un avertissement aux spéculateurs

Durant la période de huit ans qui a suivi la crise de 2008, Harvard a consacré plus d’un milliard de dollars à amasser un portefeuille mondial de terres agricoles couvrant près d’un million d’hectares aux États-Unis, au Brésil, en Europe de l’Est, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande et en Australie. La stratégie d’investissements agricoles de Harvard l’a entraîné dans certaines des situations les plus conflictuelles de la planète en matière de terre et d’environnement.

Durant la période de huit ans qui a suivi la crise de 2008, Harvard a consacré plus d’un milliard de dollars à amasser un portefeuille mondial de terres agricoles couvrant près d’un million d’hectares aux États-Unis, au Brésil, en Europe de l’Est, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande et en Australie. La stratégie d’investissements agricoles de Harvard l’a entraîné dans certaines des situations les plus conflictuelles de la planète en matière de terre et d’environnement.

GRAIN : rapport d’activité 2019

Tandis que nous explorons de nouveaux moyens de rester en contact et nous organiser avec nos partenaires dans ce climat de grande incertitude, nous sommes heureux de partager avec vous notre rapport d’activité 2019 : Pour ne donner que quelques exemples des moments forts de l’an passé, on peut citer ces petits producteurs laitiers qui repoussent des accords commerciaux, la résistance des communautés à l’accaparement des terres par les plantations de palmiers à huile et le combat pour la préservation des semences paysannes.

Tandis que nous explorons de nouveaux moyens de rester en contact et nous organiser avec nos partenaires dans ce climat de grande incertitude, nous sommes heureux de partager avec vous notre rapport d’activité 2019 : Pour ne donner que quelques exemples des moments forts de l’an passé, on peut citer ces petits producteurs laitiers qui repoussent des accords commerciaux, la résistance des communautés à l’accaparement des terres par les plantations de palmiers à huile et le combat pour la préservation des semences paysannes.

Les profits avant tout : la plus grande entreprise porcine du monde propage les pandémies

Le Groupe WH, plus grande entreprise porcine au monde et propriétaire de Smithfield Foods, est au centre de deux pandémies mondiales en cours. Son usine de transformation de viande aux États-Unis, où les travailleurs protestent contre la dangerosité des conditions de travail, est devenue l’un des plus grands clusters de Covid-19 du pays.

Le Groupe WH, plus grande entreprise porcine au monde et propriétaire de Smithfield Foods, est au centre de deux pandémies mondiales en cours. Son usine de transformation de viande aux États-Unis, où les travailleurs protestent contre la dangerosité des conditions de travail, est devenue l’un des plus grands clusters de Covid-19 du pays.

De nouvelles recherches suggèrent que l'élevage industriel, et non les marchés de produits frais, pourrait être à l'origine du Covid-19

Soyons clairs : il n'existe aucune preuve solide que l'origine du SARS-CoV-2, qui est la cause de l'actuelle pandémie de la maladie Covid-19, se situe dans un marché aux fruits de mer ouvert de Wuhan où l'on trouve également des animaux sauvages et domestiques. Tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs des premiers cas diagnostiqués avec le Covid-19 soit travaillaient dans ce marché, soit y avaient effectué des achats dans les jours précédant leur diagnostic.

Soyons clairs : il n'existe aucune preuve solide que l'origine du SARS-CoV-2, qui est la cause de l'actuelle pandémie de la maladie Covid-19, se situe dans un marché aux fruits de mer ouvert de Wuhan où l'on trouve également des animaux sauvages et domestiques. Tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs des premiers cas diagnostiqués avec le Covid-19 soit travaillaient dans ce marché, soit y avaient effectué des achats dans les jours précédant leur diagnostic.

Quel rapport entre l'agriculture industrielle et la crise climatique ?

Les données issues des recherches de GRAIN sur les impacts climatiques de la production alimentaire industrielle sont consternantes : prises globalement, les cinq plus grandes sociétés mondiales de viande et de produits laitiers sont responsables d'un plus grand volume d'émissions de gaz à effet de serre que des sociétés pétrolières comme Exxon, Shell ou BP.

Les données issues des recherches de GRAIN sur les impacts climatiques de la production alimentaire industrielle sont consternantes : prises globalement, les cinq plus grandes sociétés mondiales de viande et de produits laitiers sont responsables d'un plus grand volume d'émissions de gaz à effet de serre que des sociétés pétrolières comme Exxon, Shell ou BP.

L'élevage industriel sous l'emprise des pandémies en série

Au cours de la dernière décennie, une souche de virus de la peste porcine africaine a dévasté les élevages de porcs en Europe et en Asie, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur de la viande. Un quart du cheptel porcin mondial a déjà été anéanti et les coûts économiques se chiffrent en centaines de milliards de dollars. La pandémie de peste porcine africaine est un produit de l’industrie de la viande industrielle mondialisée d’aujourd’hui.

Au cours de la dernière décennie, une souche de virus de la peste porcine africaine a dévasté les élevages de porcs en Europe et en Asie, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur de la viande. Un quart du cheptel porcin mondial a déjà été anéanti et les coûts économiques se chiffrent en centaines de milliards de dollars. La pandémie de peste porcine africaine est un produit de l’industrie de la viande industrielle mondialisée d’aujourd’hui.

Non, les marchés de produits frais ne sont pas responsables de l’épidémie du nouveau coronavirus

L’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, le Covid-19, est à la une de tous les médias du monde depuis qu’il a été signalé à Wuhan en Chine à la fin décembre 2019. Il est de plus en plus clair que le marché de Wuhan n’est peut-être pas la source de la flambée initiale de la maladie chez les humains. Un article publié dans The Lancet par un groupe important de chercheurs chinois a étudié les 41 premiers cas de patients hospitalisés pour une contamination confirmée au coronavirus. Ces chercheurs ont trouvé que le premier cas « est tombé malade le 1er décembre 2019 et qu’il n’avait aucun lien établi avec le marché aux fruits de mer. » Au total, 13 des cas initiaux examinés n’avaient aucun lien avec le marché.

L’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, le Covid-19, est à la une de tous les médias du monde depuis qu’il a été signalé à Wuhan en Chine à la fin décembre 2019. Il est de plus en plus clair que le marché de Wuhan n’est peut-être pas la source de la flambée initiale de la maladie chez les humains. Un article publié dans The Lancet par un groupe important de chercheurs chinois a étudié les 41 premiers cas de patients hospitalisés pour une contamination confirmée au coronavirus. Ces chercheurs ont trouvé que le premier cas « est tombé malade le 1er décembre 2019 et qu’il n’avait aucun lien établi avec le marché aux fruits de mer. » Au total, 13 des cas initiaux examinés n’avaient aucun lien avec le marché.