Dernières infos de GRAIN

De nouvelles recherches suggèrent que l'élevage industriel, et non les marchés de produits frais, pourrait être à l'origine du Covid-19

Soyons clairs : il n'existe aucune preuve solide que l'origine du SARS-CoV-2, qui est la cause de l'actuelle pandémie de la maladie Covid-19, se situe dans un marché aux fruits de mer ouvert de Wuhan où l'on trouve également des animaux sauvages et domestiques. Tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs des premiers cas diagnostiqués avec le Covid-19 soit travaillaient dans ce marché, soit y avaient effectué des achats dans les jours précédant leur diagnostic.

Soyons clairs : il n'existe aucune preuve solide que l'origine du SARS-CoV-2, qui est la cause de l'actuelle pandémie de la maladie Covid-19, se situe dans un marché aux fruits de mer ouvert de Wuhan où l'on trouve également des animaux sauvages et domestiques. Tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs des premiers cas diagnostiqués avec le Covid-19 soit travaillaient dans ce marché, soit y avaient effectué des achats dans les jours précédant leur diagnostic.

Quel rapport entre l'agriculture industrielle et la crise climatique ?

Les données issues des recherches de GRAIN sur les impacts climatiques de la production alimentaire industrielle sont consternantes : prises globalement, les cinq plus grandes sociétés mondiales de viande et de produits laitiers sont responsables d'un plus grand volume d'émissions de gaz à effet de serre que des sociétés pétrolières comme Exxon, Shell ou BP.

Les données issues des recherches de GRAIN sur les impacts climatiques de la production alimentaire industrielle sont consternantes : prises globalement, les cinq plus grandes sociétés mondiales de viande et de produits laitiers sont responsables d'un plus grand volume d'émissions de gaz à effet de serre que des sociétés pétrolières comme Exxon, Shell ou BP.

L'élevage industriel sous l'emprise des pandémies en série

Au cours de la dernière décennie, une souche de virus de la peste porcine africaine a dévasté les élevages de porcs en Europe et en Asie, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur de la viande. Un quart du cheptel porcin mondial a déjà été anéanti et les coûts économiques se chiffrent en centaines de milliards de dollars. La pandémie de peste porcine africaine est un produit de l’industrie de la viande industrielle mondialisée d’aujourd’hui.

Au cours de la dernière décennie, une souche de virus de la peste porcine africaine a dévasté les élevages de porcs en Europe et en Asie, avec des répercussions sur l'ensemble du secteur de la viande. Un quart du cheptel porcin mondial a déjà été anéanti et les coûts économiques se chiffrent en centaines de milliards de dollars. La pandémie de peste porcine africaine est un produit de l’industrie de la viande industrielle mondialisée d’aujourd’hui.

Non, les marchés de produits frais ne sont pas responsables de l’épidémie du nouveau coronavirus

L’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, le Covid-19, est à la une de tous les médias du monde depuis qu’il a été signalé au Wuhan en Chine à la fin décembre 2019. Il est de plus en plus clair que le marché de Wuhan n’est peut-être pas la source de la flambée initiale de la maladie chez les humains. Un article publié dans The Lancet par un groupe important de chercheurs chinois a étudié les 41 premiers cas de patients hospitalisés pour une contamination confirmée au coronavirus. Ces chercheurs ont trouvé que le premier cas « est tombé malade le 1er décembre 2019 et qu’il n’avait aucun lien établi avec le marché aux fruits de mer. » Au total, 13 des cas initiaux examinés n’avaient aucun lien avec le marché.

L’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, le Covid-19, est à la une de tous les médias du monde depuis qu’il a été signalé au Wuhan en Chine à la fin décembre 2019. Il est de plus en plus clair que le marché de Wuhan n’est peut-être pas la source de la flambée initiale de la maladie chez les humains. Un article publié dans The Lancet par un groupe important de chercheurs chinois a étudié les 41 premiers cas de patients hospitalisés pour une contamination confirmée au coronavirus. Ces chercheurs ont trouvé que le premier cas « est tombé malade le 1er décembre 2019 et qu’il n’avait aucun lien établi avec le marché aux fruits de mer. » Au total, 13 des cas initiaux examinés n’avaient aucun lien avec le marché.

L’Asie sous la menace de l’UPOV 91

Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes. Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation.

Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes. Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation.

L’accord commercial UE-Mercosur va intensifier la crise climatique due à l’agriculture

L'accord de libre-échange UE-Mercosur est souvent présenté comme un accord commercial qui tient compte de l'accord de Paris sur le climat. Pourtant, sa prémisse centrale est d'augmenter les échanges commerciaux d'un nombre de produits qui perturbent le climat, comme les automobiles, le bœuf industriel, l'éthanol et le soja. Ce rapport calcule l'augmentation de la production et des échanges des produits agricoles à la suite de cet accord, et leur impact sur le climat.

L'accord de libre-échange UE-Mercosur est souvent présenté comme un accord commercial qui tient compte de l'accord de Paris sur le climat. Pourtant, sa prémisse centrale est d'augmenter les échanges commerciaux d'un nombre de produits qui perturbent le climat, comme les automobiles, le bœuf industriel, l'éthanol et le soja. Ce rapport calcule l'augmentation de la production et des échanges des produits agricoles à la suite de cet accord, et leur impact sur le climat.

L'industrie agroalimentaire doit ceder la place aux vraies solutions à la crise climatique

Les grandes sociétés de l’agro-industrie et de l’alimentaire cherchent désespérément à donner l’impression qu’elles font partie de la solution à la crise climatique. Mais il est impossible de concilier ce qui est nécessaire pour soigner notre planète avec leur attachement irréductible à la croissance.

Les grandes sociétés de l’agro-industrie et de l’alimentaire cherchent désespérément à donner l’impression qu’elles font partie de la solution à la crise climatique. Mais il est impossible de concilier ce qui est nécessaire pour soigner notre planète avec leur attachement irréductible à la croissance.

En Afrique, les communautés résistent à l’accaparement des terres destinées à la production d’huile de palme

Au cours des dix dernières années, les sociétés agroalimentaires ont accru leur production d’huile de palme pour répondre à la demande mondiale croissante en huile végétale bon marché destinée à la production d’aliments transformés, de biocarburants et de cosmétiques. Pour l’expansion de leurs plantations, les terres communautaires de nombreux pays africains constituent l’une des principales cibles.

Au cours des dix dernières années, les sociétés agroalimentaires ont accru leur production d’huile de palme pour répondre à la demande mondiale croissante en huile végétale bon marché destinée à la production d’aliments transformés, de biocarburants et de cosmétiques. Pour l’expansion de leurs plantations, les terres communautaires de nombreux pays africains constituent l’une des principales cibles.

La souveraineté alimentaire est la seule solution au chaos climatique pour l'Afrique

La convergence de la crise climatique et de la hausse des importations de produits alimentaires en Afrique mène tout droit à la catastrophe. À moins que des mesures ne soient prises pour mettre en place des systèmes alimentaires locaux et supprimer la dépendance croissante vis-à-vis des importations de céréales et d’autres aliments de base, l’Afrique connaîtra des répliques multiples et plus graves de la crise alimentaire de 2007-2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim sur tout le continent.

La convergence de la crise climatique et de la hausse des importations de produits alimentaires en Afrique mène tout droit à la catastrophe. À moins que des mesures ne soient prises pour mettre en place des systèmes alimentaires locaux et supprimer la dépendance croissante vis-à-vis des importations de céréales et d’autres aliments de base, l’Afrique connaîtra des répliques multiples et plus graves de la crise alimentaire de 2007-2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim sur tout le continent.

L’accord commercial du RCEP va intensifier l’accaparement de terres en Asie

Le Partenariat économique global régional (RCEP) est un projet de « méga-accord » qui associe 10 pays d’Asie du Sud-Est et six de leurs partenaires commerciaux. S’il était adopté, ce serait le plus important accord commercial au monde. Le RCEP ne modifiera pas simplement les règles relatives à l’exportation et à l’importation de biens et de services ; il changera la manière dont les gouvernements décident des droits fonciers et qui a accès à la terre. Il pourrait par conséquent intensifier l’accaparement des terres en Asie, un problème déjà énorme dans cette région. Les implications sont considérables : les moyens de subsistance de millions d’agriculteurs et de pêcheurs de pays membres du RCEP, où la population peine à se nourrir, sont menacés.

Le Partenariat économique global régional (RCEP) est un projet de « méga-accord » qui associe 10 pays d’Asie du Sud-Est et six de leurs partenaires commerciaux. S’il était adopté, ce serait le plus important accord commercial au monde. Le RCEP ne modifiera pas simplement les règles relatives à l’exportation et à l’importation de biens et de services ; il changera la manière dont les gouvernements décident des droits fonciers et qui a accès à la terre. Il pourrait par conséquent intensifier l’accaparement des terres en Asie, un problème déjà énorme dans cette région. Les implications sont considérables : les moyens de subsistance de millions d’agriculteurs et de pêcheurs de pays membres du RCEP, où la population peine à se nourrir, sont menacés.

Quel est le problème avec la biofortification ? La bataille pour de véritables solutions à la malnutrition a commencé

GRAIN et amis lancent un appel à l'action ; invitant les groupes de femmes et les organisations paysannes à se pencher sur la question de la biofortification aux niveaux local, régional, national et mondial. Il existe suffisamment d’informations et d’expérience pour justifier un boycott de toutes les cultures et de tous les aliments biofortifiés, ainsi que des demandes d’investissement dans une approche différente de la recherche agronomique basée sur l’agroécologie, la culture locale et la souveraineté alimentaire.

GRAIN et amis lancent un appel à l'action ; invitant les groupes de femmes et les organisations paysannes à se pencher sur la question de la biofortification aux niveaux local, régional, national et mondial. Il existe suffisamment d’informations et d’expérience pour justifier un boycott de toutes les cultures et de tous les aliments biofortifiés, ainsi que des demandes d’investissement dans une approche différente de la recherche agronomique basée sur l’agroécologie, la culture locale et la souveraineté alimentaire.

Le secteur laitier indien menacé par de nouveaux accords commerciaux

Les 150 millions de petits producteurs laitiers, les coopératives locales et les réseaux de petits vendeurs indiens ont fait du pays le premier producteur mondial de lait et en ont assuré l’autosuffisance. Les quelques multinationales qui dominent l’industrie laitière mondiale ne sont encore que des acteurs marginaux en Inde et seule une infime fraction des produits laitiers est importée dans le pays ou exportée. Toutefois, plusieurs nouveaux accords commerciaux qui répondent aux intérêts des multinationales, tels que le Partenariat économique global régional (RCEP) ou les accords proposés avec l’Europe, risquent de modifier radicalement le paysage et d’éliminer les petits producteurs laitiers indiens. Ce dossier actualisé de GRAIN évalue les enjeux des négociations commerciales en cours pour les producteurs et les vendeurs de produits laitiers indiens, et les consommateurs auxquels ils fournissent ces produits.

Les 150 millions de petits producteurs laitiers, les coopératives locales et les réseaux de petits vendeurs indiens ont fait du pays le premier producteur mondial de lait et en ont assuré l’autosuffisance. Les quelques multinationales qui dominent l’industrie laitière mondiale ne sont encore que des acteurs marginaux en Inde et seule une infime fraction des produits laitiers est importée dans le pays ou exportée. Toutefois, plusieurs nouveaux accords commerciaux qui répondent aux intérêts des multinationales, tels que le Partenariat économique global régional (RCEP) ou les accords proposés avec l’Europe, risquent de modifier radicalement le paysage et d’éliminer les petits producteurs laitiers indiens. Ce dossier actualisé de GRAIN évalue les enjeux des négociations commerciales en cours pour les producteurs et les vendeurs de produits laitiers indiens, et les consommateurs auxquels ils fournissent ces produits.

Le nouvel accord foncier de Karuturi Global en Ethiopie doit être abandonné

Il y a deux ans, les communautés indigènes de Gambella, en Ethiopie, célébraient le départ de la société indienne Karuturi Global, après que son contrat pour un projet d'agrobusiness de 300 000 hectares ait finalement été annulé.1 Mais une intervention diplomatique de la part du gouvernement indien et des poursuites intentées par la société ont apparemment forcé les autorités éthiopiennes à faire marche arrière et à offrir un nouveau bail, cette fois de 15 000 hectares. Une fois encore, les communautés locales n'ont pas été consultées, et une coalition de groupes appelle à présent les autorités locales à urgemment mettre un terme à la procédure.

Il y a deux ans, les communautés indigènes de Gambella, en Ethiopie, célébraient le départ de la société indienne Karuturi Global, après que son contrat pour un projet d'agrobusiness de 300 000 hectares ait finalement été annulé.1 Mais une intervention diplomatique de la part du gouvernement indien et des poursuites intentées par la société ont apparemment forcé les autorités éthiopiennes à faire marche arrière et à offrir un nouveau bail, cette fois de 15 000 hectares. Une fois encore, les communautés locales n'ont pas été consultées, et une coalition de groupes appelle à présent les autorités locales à urgemment mettre un terme à la procédure.