Ces accords commerciaux qui influent sur les lois semencières en Afrique

L’autonomie des Etats africains en matière de politique semencière est limitée par les accords commerciaux, comme les accords dits de libre-échange ou les traités sur l’investissement, signés entre Etats. Certes, en principe, chaque pays a la souveraineté de signer ou ne pas signer ces accords. Mais les pays sont très souvent contraints de les conclure pour des raisons financières, géopolitiques, sécuritaires ou autres. GRAIN a publié un état des lieux des accords de ce type ou bien signés ou bien en voie de négociation en juin 2016. Aujourd’hui, où en est-on ?  

L’autonomie des Etats africains en matière de politique semencière est limitée par les accords commerciaux, comme les accords dits de libre-échange ou les traités sur l’investissement, signés entre Etats. Certes, en principe, chaque pays a la souveraineté de signer ou ne pas signer ces accords. Mais les pays sont très souvent contraints de les conclure pour des raisons financières, géopolitiques, sécuritaires ou autres. GRAIN a publié un état des lieux des accords de ce type ou bien signés ou bien en voie de négociation en juin 2016. Aujourd’hui, où en est-on ?  

L’empreinte climatique démesurée des industries de la viande et des produits laitiers

Trois producteurs de viande, JBS, Cargill et Tyson, ont émis, l’an dernier, davantage de gaz de serre que la France toute entière et presque autant que les plus grandes compagnies pétrolières comme Exxon, BP et Shell. Peu d’industriels de la viande et des produits laitiers calculent ou publient leurs émissions. Aussi pour la première fois avons-nous fait une estimation des émissions de l’industrie en matière d’élevage, en utilisant la méthode la plus complète conçue à ce jour par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Et avant que les industries de la viande et des produits laitiers ne descendent sur la COP23 pour diffuser leur histoire de « nourrir le monde », mettons les choses au point : leurs émissions pourraient nous amener à un point de non-retour.

Trois producteurs de viande, JBS, Cargill et Tyson, ont émis, l’an dernier, davantage de gaz de serre que la France toute entière et presque autant que les plus grandes compagnies pétrolières comme Exxon, BP et Shell. Peu d’industriels de la viande et des produits laitiers calculent ou publient leurs émissions. Aussi pour la première fois avons-nous fait une estimation des émissions de l’industrie en matière d’élevage, en utilisant la méthode la plus complète conçue à ce jour par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Et avant que les industries de la viande et des produits laitiers ne descendent sur la COP23 pour diffuser leur histoire de « nourrir le monde », mettons les choses au point : leurs émissions pourraient nous amener à un point de non-retour.

Les Africains réclament une véritable action pour le climat

À l’occasion de la 23e Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui aura lieu à Bonn en Allemagne, le Maroc cèdera la présidence aux îles Fidji.

À l’occasion de la 23e Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui aura lieu à Bonn en Allemagne, le Maroc cèdera la présidence aux îles Fidji.

Nouveaux accords de libre-échange: la normalisation de la brutalité des chaînes d’approvisionnement mondiales

La nouvelle vague d’accords de libre-échange, élaborés par les grandes entreprises pour garantir leurs intérêts, présente peu, voire pas du tout, d’avantages pour les travailleurs, les communautés et l’environnement. Les conditions stipulées dans ces nouveaux accords commerciaux transforment la plupart des pays en développement en sources de main d’oeuvre bon marché et sans protection pour les entreprises transnationales. Le droit du travail est redéfini de manière à permettre aux transnationales d’imposer des conditions de travail brutales. Lorsque que ces accords seront signés et ratifiés, la seule protection légale qui restera véritablement en rigueur est l’abolition de l’esclavage. Le maintien de tous les autres droits en matière de travail sera laissé à l’appréciation des entreprises en fonction de toute une série de conditions.

La nouvelle vague d’accords de libre-échange, élaborés par les grandes entreprises pour garantir leurs intérêts, présente peu, voire pas du tout, d’avantages pour les travailleurs, les communautés et l’environnement. Les conditions stipulées dans ces nouveaux accords commerciaux transforment la plupart des pays en développement en sources de main d’oeuvre bon marché et sans protection pour les entreprises transnationales. Le droit du travail est redéfini de manière à permettre aux transnationales d’imposer des conditions de travail brutales. Lorsque que ces accords seront signés et ratifiés, la seule protection légale qui restera véritablement en rigueur est l’abolition de l’esclavage. Le maintien de tous les autres droits en matière de travail sera laissé à l’appréciation des entreprises en fonction de toute une série de conditions.

Turono Karuturi ("Au revoir Karuturi" en Anuak)

Les militants des droits fonciers du monde entier célèbrent la nouvelle de l'effondrement de l’un des plus grands accapareurs de terres : l'entreprise Indienne Karuturi Global Ltd qui possède 300.000 hectares de terres cultivées en Ethiopie. Le PDG Sai Ramakrishna Karuturi a déclaré qu'il allait apporter la sécurité alimentaire dans la corne de l’Afrique et s’est vanté du fait qu’il allait bientôt rejoindre le rang des plus grands producteurs de denrées alimentaires au monde.

Les militants des droits fonciers du monde entier célèbrent la nouvelle de l'effondrement de l’un des plus grands accapareurs de terres : l'entreprise Indienne Karuturi Global Ltd qui possède 300.000 hectares de terres cultivées en Ethiopie. Le PDG Sai Ramakrishna Karuturi a déclaré qu'il allait apporter la sécurité alimentaire dans la corne de l’Afrique et s’est vanté du fait qu’il allait bientôt rejoindre le rang des plus grands producteurs de denrées alimentaires au monde.

Avec le rachat de Whole Foods par Amazon, la distribution alimentaire entame une nouvelle phase

En juin 2017, Amazon, le troisième web-commerçant mondial, a annoncé avoir acquis Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars. L’opération d’Amazon semble suivre l’exemple d’Alibaba, le géant du commerce en ligne qui a investi 1, 25 milliard de dollars pour racheter l’entreprise chinoise de livraison de repas à domicile Ele.me à la fin de 2015.

En juin 2017, Amazon, le troisième web-commerçant mondial, a annoncé avoir acquis Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars. L’opération d’Amazon semble suivre l’exemple d’Alibaba, le géant du commerce en ligne qui a investi 1, 25 milliard de dollars pour racheter l’entreprise chinoise de livraison de repas à domicile Ele.me à la fin de 2015.

Les habits neufs du colonialisme : les accords de partenariat économique entre l’UE et l’Afrique

Depuis 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient un accord réciproque de libre-échange connu sous le nom d’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Vendu comme la solution miracle qui devait entraîner l’industrialisation et le développement des pays ACP, l’APE est en réalité d’une grande injustice et relève d’un procédé colonial.  Même si on en parle peu, l’APE suscite une opposition constante de la part des pays ACP, en raison notamment de ses effets dévastateurs sur les petits producteurs. Les cas des pays africains présentés ici illustrent la manière dont les communautés se battent pour reprendre le contrôle de leurs ressources et empêcher leurs marchés d’être noyés sous les denrées industrielles bon marché en provenance de l’Europe, en les protégeant en même temps de l’afflux des pesticides et des organismes génétiquement modifiés. 

Depuis 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient un accord réciproque de libre-échange connu sous le nom d’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Vendu comme la solution miracle qui devait entraîner l’industrialisation et le développement des pays ACP, l’APE est en réalité d’une grande injustice et relève d’un procédé colonial.  Même si on en parle peu, l’APE suscite une opposition constante de la part des pays ACP, en raison notamment de ses effets dévastateurs sur les petits producteurs. Les cas des pays africains présentés ici illustrent la manière dont les communautés se battent pour reprendre le contrôle de leurs ressources et empêcher leurs marchés d’être noyés sous les denrées industrielles bon marché en provenance de l’Europe, en les protégeant en même temps de l’afflux des pesticides et des organismes génétiquement modifiés. 

GRAINE de désespoir : les communautés perdent leurs terres et leurs sources d’eau dans l’agro-industrie d’OLAM au Gabon

« Dans ces soit disant contrats gagnants-gagnants, j’aimerais bien savoir ce que nous Communautés impactées nous gagnons, au contraire nous perdons et nous sommes même en train de mourir à petit feu » C’est avec ce cri de désespoir que Célestine Ndong décrit la situation amère à Mouilla, Gabon, où le programme GRAINE se déploie depuis quelques années.

« Dans ces soit disant contrats gagnants-gagnants, j’aimerais bien savoir ce que nous Communautés impactées nous gagnons, au contraire nous perdons et nous sommes même en train de mourir à petit feu » C’est avec ce cri de désespoir que Célestine Ndong décrit la situation amère à Mouilla, Gabon, où le programme GRAINE se déploie depuis quelques années.

La “sécurité sanitaire ” des aliments : une arme contre les vendeurs de rue et les petits producteurs

C’est pour des raisons de sécurité sanitaire et d’hygiène en matière d’alimentation que certains gouvernements ont pris, ces dernières années, la décision d’interdire les vendeurs de rue et de fermer les marchés d’aliments frais. Les vendeurs de rue de Bangkok sont les dernières victimes de cette interdiction : les autorités de la ville ont annoncé en effet leur intention de faire disparaître tous les vendeurs de rue d’ici la fin 2017. 

C’est pour des raisons de sécurité sanitaire et d’hygiène en matière d’alimentation que certains gouvernements ont pris, ces dernières années, la décision d’interdire les vendeurs de rue et de fermer les marchés d’aliments frais. Les vendeurs de rue de Bangkok sont les dernières victimes de cette interdiction : les autorités de la ville ont annoncé en effet leur intention de faire disparaître tous les vendeurs de rue d’ici la fin 2017. 

Les actionnaires du groupe Bolloré accueillis avec des poissons pourris

La multinationale est épinglée par des ONG pour ses parts dans la Socfin, une holding luxembourgeoise qui pollue les rivières, bafoue les droits humains et refuse le dialogue. La colère des sans-terre s’est invitée à l’Assemblée générale des actionnaires du groupe, et Vincent Bolloré s’est cette fois-ci engagé à l’écouter.    

La multinationale est épinglée par des ONG pour ses parts dans la Socfin, une holding luxembourgeoise qui pollue les rivières, bafoue les droits humains et refuse le dialogue. La colère des sans-terre s’est invitée à l’Assemblée générale des actionnaires du groupe, et Vincent Bolloré s’est cette fois-ci engagé à l’écouter.    

20 ans de soja transgénique dans le Cône sud de l'Amérique latine, 20 raisons de l'interdire définitivement

Le Service international pour l'acquisition d'applications agricoles biotechnologiques (ISAAA) vient de publier son rapport annuel, qui confirme que le Cône sud de l'Amérique latine est la région du monde où l'on cultive le plus d'OGM et où l'on recense la plus grande superficie de terres consacrées à un seul type de monoculture (plus de 54 millions d'hectares de soja transgénique au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans le sud de la Bolivie).

Le Service international pour l'acquisition d'applications agricoles biotechnologiques (ISAAA) vient de publier son rapport annuel, qui confirme que le Cône sud de l'Amérique latine est la région du monde où l'on cultive le plus d'OGM et où l'on recense la plus grande superficie de terres consacrées à un seul type de monoculture (plus de 54 millions d'hectares de soja transgénique au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans le sud de la Bolivie).

Les investissements et les initiatives de conservation à grande échelle portent atteinte aux forêts et aux territoires des peuples

La croissance et l’industrialisation rapides de l’Asie sont en train de coûter très cher aux communautés locales, à leur environnement et à leur économie. Dans toute la région, le ‘développement’ se caractérise par l’investissement à grande échelle, au cœur duquel se trouvent le contrôle et l’exploitation des sols, des forêts, de l’eau, de la nature, des minéraux et de la main-d’œuvre. Un article de GRAIN et Focus on the Global South dans le dernier numéro du Bulletin du Mouvement Mondial pour les Forêts.

La croissance et l’industrialisation rapides de l’Asie sont en train de coûter très cher aux communautés locales, à leur environnement et à leur économie. Dans toute la région, le ‘développement’ se caractérise par l’investissement à grande échelle, au cœur duquel se trouvent le contrôle et l’exploitation des sols, des forêts, de l’eau, de la nature, des minéraux et de la main-d’œuvre. Un article de GRAIN et Focus on the Global South dans le dernier numéro du Bulletin du Mouvement Mondial pour les Forêts.

GRAIN en 2016 : un aperçu de nos activités

En 2016, le monde s’est retrouvé confronté à de nombreux défis redoutables. Les grandes entreprises ont poursuivi leurs manœuvres contre les systèmes alimentaires locaux, le contrôle des paysans sur les semences, les terres paysannes et les territoires autochtones. Les communautés et les activistes qui défendent leurs terres et leurs moyens de subsistance ont continué à le faire à leurs risques et périls et ont souvent dû faire face à une répression brutale, voire mortelle. Mais les mouvements populaires tiennent bon. En étroite collaboration avec nos partenaires dans les régions et au niveau international, GRAIN s’est efforcé de soutenir tous ces efforts par son travail de recherche et d’information, par la communication et le renforcement des alliances et des capacités. Ce rapport présente les grands points de l’année et expose les défis qui nous attendent.

En 2016, le monde s’est retrouvé confronté à de nombreux défis redoutables. Les grandes entreprises ont poursuivi leurs manœuvres contre les systèmes alimentaires locaux, le contrôle des paysans sur les semences, les terres paysannes et les territoires autochtones. Les communautés et les activistes qui défendent leurs terres et leurs moyens de subsistance ont continué à le faire à leurs risques et périls et ont souvent dû faire face à une répression brutale, voire mortelle. Mais les mouvements populaires tiennent bon. En étroite collaboration avec nos partenaires dans les régions et au niveau international, GRAIN s’est efforcé de soutenir tous ces efforts par son travail de recherche et d’information, par la communication et le renforcement des alliances et des capacités. Ce rapport présente les grands points de l’année et expose les défis qui nous attendent.

Bulletin Nyéléni: les ALE et l'agriculture

La dernière édition de la lettre d'information Nyeleni est au sujet des soit disant accords de libre échange et de l'agriculture. GRAIN et bilaterals.org ont participé à réaliser cette édition. Il y est analysé les principaux traités de libre échange ainsi que les actions de résistance, comprenant de nombreux témoignages des luttes à travers le monde.

La dernière édition de la lettre d'information Nyeleni est au sujet des soit disant accords de libre échange et de l'agriculture. GRAIN et bilaterals.org ont participé à réaliser cette édition. Il y est analysé les principaux traités de libre échange ainsi que les actions de résistance, comprenant de nombreux témoignages des luttes à travers le monde.