Le Forum de Davos 2017 réaffirme une vision de l’avenir de l’agriculture qui est celle des grandes entreprises

Les grandes entreprises essaient d’assurer leurs bénéfices dans une agriculture mondialisée, porteuse d’enjeux importants. Mais contrairement aux agriculteurs, les entreprises alimentaires et agricoles mondiales disposent de multiples ressources qui leur servent de filet de sécurité face aux risques inhérents à l’agriculture. L’une de ces ressources est le Forum économique mondial (WEF en anglais) dont le rôle est crucial quand il s’agit d’aider les grandes entreprises à maintenir ou à augmenter leurs marges de profits.

Les grandes entreprises essaient d’assurer leurs bénéfices dans une agriculture mondialisée, porteuse d’enjeux importants. Mais contrairement aux agriculteurs, les entreprises alimentaires et agricoles mondiales disposent de multiples ressources qui leur servent de filet de sécurité face aux risques inhérents à l’agriculture. L’une de ces ressources est le Forum économique mondial (WEF en anglais) dont le rôle est crucial quand il s’agit d’aider les grandes entreprises à maintenir ou à augmenter leurs marges de profits.

Une économie "sans cash", un sale coup pour les petits producteurs

Les marchés de produits frais soutiennent le système économique et les moyens de subsistance de millions de personnes. Malgré cela, les gouvernements de nombreux pays asiatiques adoptent systématiquement des mesures qui sapent les marchés locaux et ruinent tous ceux dont la vie en dépend. De Hong Kong à Hanoi, les gouvernements interdisent les marchés de produits frais et réduisent les interventions de marché qui permettaient auparavant de contenir les grandes entreprises et la volatilité des prix. Ainsi, en levant les réglementations concernant le prix des matières premières agricoles, le gouvernement indonésien n’a fait qu’éroder la sécurité alimentaire des agriculteurs, des petits commerçants et des consommateurs pauvres.

Les marchés de produits frais soutiennent le système économique et les moyens de subsistance de millions de personnes. Malgré cela, les gouvernements de nombreux pays asiatiques adoptent systématiquement des mesures qui sapent les marchés locaux et ruinent tous ceux dont la vie en dépend. De Hong Kong à Hanoi, les gouvernements interdisent les marchés de produits frais et réduisent les interventions de marché qui permettaient auparavant de contenir les grandes entreprises et la volatilité des prix. Ainsi, en levant les réglementations concernant le prix des matières premières agricoles, le gouvernement indonésien n’a fait qu’éroder la sécurité alimentaire des agriculteurs, des petits commerçants et des consommateurs pauvres.

Pour sauver le climat, il faut prendre le taureau par les cornes : réduisons la consommation de viande et de produits laitiers industriels

Quand on parle des grands responsables du changement climatique, on a tendance à penser aux voitures et aux avions. Mais les transformations qui, au siècle dernier, ont bouleversé nos modes de production et de consommation alimentaires ont provoqué plus d’émissions de gaz à effet de serre que les transports. Et qui sont les principaux coupables ? Les industries de la viande et du lait.

Quand on parle des grands responsables du changement climatique, on a tendance à penser aux voitures et aux avions. Mais les transformations qui, au siècle dernier, ont bouleversé nos modes de production et de consommation alimentaires ont provoqué plus d’émissions de gaz à effet de serre que les transports. Et qui sont les principaux coupables ? Les industries de la viande et du lait.

Cultiver le désastre : le programme Grow permet aux multinationales de développer leur mainmise sur l'agriculture

Certaines des plus grandes multinationales agroalimentaires du monde sont en train de déployer un programme appelé GROW, qui promet des solutions « basées sur le marché » pour lutter contre pauvreté, l'insécurité alimentaire et les changements climatiques. Dans une logique de « partenariat public-privé », les entreprises participantes à Grow favorisent des liens étroits avec les gouvernements afin d'accroître leur pouvoir sur les marchés et les chaînes d'approvisionnement. Tout en prétendant favoriser la sécurité alimentaire et apporter des bénéfices aux petits agriculteurs, le programme Grow, dans la manière dont il se concentre sur quelques produits de base à forte valeur révèle son objectif réel : accroître la production d'une tout petit nombre de produits au profit d'un tout petit nombre de sociétés. Les impacts sur les communautés, la biodiversité, la nutrition et le climat sont potentiellement désastreux.

Certaines des plus grandes multinationales agroalimentaires du monde sont en train de déployer un programme appelé GROW, qui promet des solutions « basées sur le marché » pour lutter contre pauvreté, l'insécurité alimentaire et les changements climatiques. Dans une logique de « partenariat public-privé », les entreprises participantes à Grow favorisent des liens étroits avec les gouvernements afin d'accroître leur pouvoir sur les marchés et les chaînes d'approvisionnement. Tout en prétendant favoriser la sécurité alimentaire et apporter des bénéfices aux petits agriculteurs, le programme Grow, dans la manière dont il se concentre sur quelques produits de base à forte valeur révèle son objectif réel : accroître la production d'une tout petit nombre de produits au profit d'un tout petit nombre de sociétés. Les impacts sur les communautés, la biodiversité, la nutrition et le climat sont potentiellement désastreux.

Les traités de commerce risquent d’enlever aux agriculteurs la gestion de la biodiversité des semences

La sélection et l’entretien intelligents des graines les plus adaptées à un site déterminé sont au cœur de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles. La biodiversité de centaines de milliers de variétés agricoles et de races animales que l’on trouve dans les champs des paysans du monde entier en a découlé, et constitue la pierre angulaire du système alimentaire mondial. Les agriculteurs paysans et les variétés locales qu’ils ont développées nourrissent encore aujourd’hui la majorité d’entre nous. En revanche, l’agriculture industrielle dominée par un petit nombre de sociétés transnationales a radicalement réduit la variété des produits agricoles cultivés. En plus, elle n’a pas tardé à empiéter sur les terres dont les paysans dépendent pour produire des aliments et sur leur accès à la diversité de semences qui constitue la base de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles.

La sélection et l’entretien intelligents des graines les plus adaptées à un site déterminé sont au cœur de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles. La biodiversité de centaines de milliers de variétés agricoles et de races animales que l’on trouve dans les champs des paysans du monde entier en a découlé, et constitue la pierre angulaire du système alimentaire mondial. Les agriculteurs paysans et les variétés locales qu’ils ont développées nourrissent encore aujourd’hui la majorité d’entre nous. En revanche, l’agriculture industrielle dominée par un petit nombre de sociétés transnationales a radicalement réduit la variété des produits agricoles cultivés. En plus, elle n’a pas tardé à empiéter sur les terres dont les paysans dépendent pour produire des aliments et sur leur accès à la diversité de semences qui constitue la base de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles.

BD : Ensemble nous pouvons refroidir la planète !

Sur la base de la vidéo Ensemble nous pouvons refroidir la planète ! co-produite en 2015 par La Vía Campesina et GRAIN, nous avons créé une BD destinée à soutenir les activités de formation des mouvements sociaux et des organisations de la société civile en matière de changement climatique. Cette BD se penche sur les impacts du système alimentaire industriel sur notre climat et explique ce que nous pouvons faire pour renverser la vapeur et commencer à refroidir la planète. Nous le disons haut et fort : ce sont les agriculteurs et les petits paysans qui, avec les consommateurs, détiennent le remède à la crise climatique. Nous devons tous relever le défi !

Sur la base de la vidéo Ensemble nous pouvons refroidir la planète ! co-produite en 2015 par La Vía Campesina et GRAIN, nous avons créé une BD destinée à soutenir les activités de formation des mouvements sociaux et des organisations de la société civile en matière de changement climatique. Cette BD se penche sur les impacts du système alimentaire industriel sur notre climat et explique ce que nous pouvons faire pour renverser la vapeur et commencer à refroidir la planète. Nous le disons haut et fort : ce sont les agriculteurs et les petits paysans qui, avec les consommateurs, détiennent le remède à la crise climatique. Nous devons tous relever le défi !

La terre aux femmes qui la travaillent : les luttes en Amérique latine

Le manque d’accès à la terre est l’un des plus gros problèmes des femmes rurales en Amérique latine et dans le monde entier. C’est aussi la cause de bien d’autres problèmes souvent “invisibles” pour la société en général. Les conséquences affectent toutes les femmes, l’humanité dans son ensemble et la planète. 

Le manque d’accès à la terre est l’un des plus gros problèmes des femmes rurales en Amérique latine et dans le monde entier. C’est aussi la cause de bien d’autres problèmes souvent “invisibles” pour la société en général. Les conséquences affectent toutes les femmes, l’humanité dans son ensemble et la planète. 

COP22 à Marrakech : Le royaume du business

L’Afrique sera à l’honneur lors de cette Conférence des Parties sur les Changements climatiques (COP 22) à Marrakech entendons nous dire un peu partout. C’est une COP africaine insiste-t-on du côté du Comité marocain de pilotage de la COP. Un Pavillon Afrique sera dressé et son animation  sera assurée par la Banque Africaine de Développement (BAD), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique(CEA), dont l’un des rôles est d’appuyer la mise en place d’un environnement favorable au développement du secteur financier, à l’esprit d’entreprise et aux activités du secteur privé. Ainsi donc, au niveau global comme au niveau africain, ce sont les banques et les entreprises qui capturent le débat sur le changement climatique. Celles-là même qui, par leur recherche effrénée du profit avant tout, sont les principales responsables du réchauffement climatique.

L’Afrique sera à l’honneur lors de cette Conférence des Parties sur les Changements climatiques (COP 22) à Marrakech entendons nous dire un peu partout. C’est une COP africaine insiste-t-on du côté du Comité marocain de pilotage de la COP. Un Pavillon Afrique sera dressé et son animation  sera assurée par la Banque Africaine de Développement (BAD), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique(CEA), dont l’un des rôles est d’appuyer la mise en place d’un environnement favorable au développement du secteur financier, à l’esprit d’entreprise et aux activités du secteur privé. Ainsi donc, au niveau global comme au niveau africain, ce sont les banques et les entreprises qui capturent le débat sur le changement climatique. Celles-là même qui, par leur recherche effrénée du profit avant tout, sont les principales responsables du réchauffement climatique.

Des fonds de pension alimentent l’accaparement des terres au Brésil

Dans le monde entier, des agriculteurs sont privés de leurs terres, de manière souvent violente, et ces terres passent aux mains de grandes sociétés et de spéculateurs qui voient le foncier agricole comme un investissement lucratif. Mais quels sont les mécanismes complexes derrière ces agissements ? Se peut-il que votre propre fonds de pension contribue à l’accaparement des terres dans des pays comme le Brésil ? Cette vidéo vise à faire pression sur les fonds de pension pour les obliger à révéler publiquement le nom et l’emplacement des terres agricoles qu’ils ont acquises de par le monde et à mettre fin à la spéculation sur les terres agricoles

Dans le monde entier, des agriculteurs sont privés de leurs terres, de manière souvent violente, et ces terres passent aux mains de grandes sociétés et de spéculateurs qui voient le foncier agricole comme un investissement lucratif. Mais quels sont les mécanismes complexes derrière ces agissements ? Se peut-il que votre propre fonds de pension contribue à l’accaparement des terres dans des pays comme le Brésil ? Cette vidéo vise à faire pression sur les fonds de pension pour les obliger à révéler publiquement le nom et l’emplacement des terres agricoles qu’ils ont acquises de par le monde et à mettre fin à la spéculation sur les terres agricoles

Une entreprise d'huile de palme en RDC soutenue par l'aide au développement est confrontée à des conflits fonciers et des opérations financières suspectes

Des fonds de développement européens et américains financent actuellement l’entreprise d’huile de palme Feronia Inc en dépit des conflits portant sur les terres et les conditions de travail sur ses plantations en République démocratique du Congo (RDC). Des informations récentes posent des questions sur la façon dont l’entreprise agro-alimentaire d’origine canadienne a utilisé des millions de dollars payés par les contribuables à destination de l’aide internationale, laissant à penser qu’il y a eu détournements de fonds à travers des entreprises connectées à un haut responsable politique congolais.

Des fonds de développement européens et américains financent actuellement l’entreprise d’huile de palme Feronia Inc en dépit des conflits portant sur les terres et les conditions de travail sur ses plantations en République démocratique du Congo (RDC). Des informations récentes posent des questions sur la façon dont l’entreprise agro-alimentaire d’origine canadienne a utilisé des millions de dollars payés par les contribuables à destination de l’aide internationale, laissant à penser qu’il y a eu détournements de fonds à travers des entreprises connectées à un haut responsable politique congolais.

Les méga-accords de commerce et d’investissement détruisent les marchés locaux

Ce numéro du Bulletin de veille des supermarchés d’Asie met l’accent sur les conséquences des accords de commerce et d’investissement sur les agriculteurs, les pêcheurs et les vendeurs de rue. Nous commençons avec une déclaration de La Vía Campesina sur le commerce, les marchés et le développement, faite à l’occasion de la quatorzième session de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui s’est tenue du 17 au 22 juillet 2016 à Nairobi, au Kenya. Nous examinerons ensuite comment la ville vietnamienne de Hanoï a criminalisé les vendeurs de rue, déjà menacés par l’expansion des détaillants étrangers qu’ont entraînée les nouvelles réglementations commerciales. Nous parlerons ensuite de l’expérience d’une organisation thaïlandaise de sécurité sanitaire des aliments qui poursuit le gouvernement thaïlandais pour ne pas avoir réussi à garantir la sécurité sanitaire des fruits et légumes vendus en supermarché.

Ce numéro du Bulletin de veille des supermarchés d’Asie met l’accent sur les conséquences des accords de commerce et d’investissement sur les agriculteurs, les pêcheurs et les vendeurs de rue. Nous commençons avec une déclaration de La Vía Campesina sur le commerce, les marchés et le développement, faite à l’occasion de la quatorzième session de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui s’est tenue du 17 au 22 juillet 2016 à Nairobi, au Kenya. Nous examinerons ensuite comment la ville vietnamienne de Hanoï a criminalisé les vendeurs de rue, déjà menacés par l’expansion des détaillants étrangers qu’ont entraînée les nouvelles réglementations commerciales. Nous parlerons ensuite de l’expérience d’une organisation thaïlandaise de sécurité sanitaire des aliments qui poursuit le gouvernement thaïlandais pour ne pas avoir réussi à garantir la sécurité sanitaire des fruits et légumes vendus en supermarché.

Avec de nouveaux accords commerciaux, le vol organisé par les multinationales est légalisé et les semences paysannes deviennent illégales

Depuis 2001, GRAIN suit la manière dont les soi-disant accords de libre-échange (ALE), le plus souvent négociés dans le secret hors de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sont utilisés pour aller au-delà des normes internationales existantes en matière de brevetabilité du vivant. Nous fournissons dans ce rapport des informations actualisées sur les ALE qui sont en train de légaliser le vol organisé par les entreprises et de menacer la possibilité pour les agriculteurs de conserver, produire et échanger des semences dans le monde entier.

Depuis 2001, GRAIN suit la manière dont les soi-disant accords de libre-échange (ALE), le plus souvent négociés dans le secret hors de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sont utilisés pour aller au-delà des normes internationales existantes en matière de brevetabilité du vivant. Nous fournissons dans ce rapport des informations actualisées sur les ALE qui sont en train de légaliser le vol organisé par les entreprises et de menacer la possibilité pour les agriculteurs de conserver, produire et échanger des semences dans le monde entier.

Des communautés de la RD Congo sous pression pour céder leurs droits fonciers à une société contrôlée par des banques de développement

Ces derniers jours, Feronia Inc., une entreprise Canadienne détenue en majorité par des banques de développement européenne et américaines, met une pression énorme sur les communautés locales afin qu’elles signent un cahier des charges qui approuverait la poursuite et l'expansion de l’exploitation des plantations de palmiers à huile de l’entreprise au sein de leurs territoires. En dépit de graves pressions et intimidations, les communautés ont rejeté le cahier des charges et font appellent au soutien international afin que Feronia respectent cette décision.

Ces derniers jours, Feronia Inc., une entreprise Canadienne détenue en majorité par des banques de développement européenne et américaines, met une pression énorme sur les communautés locales afin qu’elles signent un cahier des charges qui approuverait la poursuite et l'expansion de l’exploitation des plantations de palmiers à huile de l’entreprise au sein de leurs territoires. En dépit de graves pressions et intimidations, les communautés ont rejeté le cahier des charges et font appellent au soutien international afin que Feronia respectent cette décision.

L’agrobusiness, un pas de plus vers la dépendance alimentaire

Dans le village de Yalifombo, en République Démocratique du Congo (RDC), le long du fleuve Congo, se trouvait une communauté essentiellement agricultrice. Dans ce village il a été donné de voir comment l’économie locale qui tournait autour du travail du palmier à huile traditionnel s’est effondré suite à la montée en puissance des plantations industrielles. Dans toute la sous-région, que ce soit à Mundemba (Cameroun) ou Mboma (Gabon), on observe cette concurrence grandissante de l’agro-industrie face aux économies agricoles locales. Le modèle aujourd’hui encouragé par certaines Politiques publiques, l’agrobusiness est en train de détruire les systèmes qui ont depuis de longues années constituer une réussite pour les paysans.

Dans le village de Yalifombo, en République Démocratique du Congo (RDC), le long du fleuve Congo, se trouvait une communauté essentiellement agricultrice. Dans ce village il a été donné de voir comment l’économie locale qui tournait autour du travail du palmier à huile traditionnel s’est effondré suite à la montée en puissance des plantations industrielles. Dans toute la sous-région, que ce soit à Mundemba (Cameroun) ou Mboma (Gabon), on observe cette concurrence grandissante de l’agro-industrie face aux économies agricoles locales. Le modèle aujourd’hui encouragé par certaines Politiques publiques, l’agrobusiness est en train de détruire les systèmes qui ont depuis de longues années constituer une réussite pour les paysans.

RDC : des communautés se mobilisent pour se libérer d’un siècle de plantations coloniales de palmiers à huile

Quand les Européens envahirent l’Afrique centrale et occidentale au dix-neuvième siècle, ils comprirent (de façon très étroite) que la culture des palmiers à huile pouvait être une source de richesses. Ils commencèrent à s’emparer des bosquets de palmiers de la population locale et à arracher les forêts pour y faire des plantations. L’un des pionniers fut le Britannique Lord Leverhulme qui, en semant la terreur chez les habitants, les réduisit en esclavage pour transformer en plantations de vastes étendues de la forêt congolaise. Les plantations de palmiers à huile de son entreprise allaient finir par s’étendre sur l’Afrique centrale et occidentale, puis en Asie du Sud-Est, et poser les bases d’une des plus grandes entreprises alimentaires du monde, la multinationale Unilever. 

Quand les Européens envahirent l’Afrique centrale et occidentale au dix-neuvième siècle, ils comprirent (de façon très étroite) que la culture des palmiers à huile pouvait être une source de richesses. Ils commencèrent à s’emparer des bosquets de palmiers de la population locale et à arracher les forêts pour y faire des plantations. L’un des pionniers fut le Britannique Lord Leverhulme qui, en semant la terreur chez les habitants, les réduisit en esclavage pour transformer en plantations de vastes étendues de la forêt congolaise. Les plantations de palmiers à huile de son entreprise allaient finir par s’étendre sur l’Afrique centrale et occidentale, puis en Asie du Sud-Est, et poser les bases d’une des plus grandes entreprises alimentaires du monde, la multinationale Unilever.