Des monocultures durables ? Non merci!

Le "développement durable" a toujours été un concept-caméléon, facilement utilisé pour mystifier la destruction de l'environnement. L'agrobusiness est particulièrement doué pour ce genre d’écoblanchiment. Sa dernière astuce est de présenter les monocultures industrielles comme durables. Aujourd'hui des projets de ce genre soutenus par les entreprises privées surgissent partout dans le monde, allant des "plantations durables de palmiers à huile" aux "fermes d'élevage durables de saumon". Ce à quoi on peut s'attendre de la part de l'agrobusiness. Mais ce qui est plus inquiétant cependant, c'est que des ONG et des groupes d'agriculteurs participent aussi à ces projets des entreprises privées. Ce numéro d' A contre courant examine de manière critique certains de ces projets et les nouvelles formes, les nouveaux acteurs et le nouveau langage qu'ils utilisent pour arriver au même objectif de toujours, celui de transformer notre alimentation et la biodiversité en marchandises mondialisées.

Le "développement durable" a toujours été un concept-caméléon, facilement utilisé pour mystifier la destruction de l'environnement. L'agrobusiness est particulièrement doué pour ce genre d’écoblanchiment. Sa dernière astuce est de présenter les monocultures industrielles comme durables. Aujourd'hui des projets de ce genre soutenus par les entreprises privées surgissent partout dans le monde, allant des "plantations durables de palmiers à huile" aux "fermes d'élevage durables de saumon". Ce à quoi on peut s'attendre de la part de l'agrobusiness. Mais ce qui est plus inquiétant cependant, c'est que des ONG et des groupes d'agriculteurs participent aussi à ces projets des entreprises privées. Ce numéro d' A contre courant examine de manière critique certains de ces projets et les nouvelles formes, les nouveaux acteurs et le nouveau langage qu'ils utilisent pour arriver au même objectif de toujours, celui de transformer notre alimentation et la biodiversité en marchandises mondialisées.

La première souveraineté est-elle militaire ou alimentaire ? (Suite et fin)

Mamadou Cissoko est le président d’honneur du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA). Il était de passage à Ouagadougou le 11 mai dernier, dans le cadre de la préparation d’un forum ouest - africain qui mettra face à face les paysans et décideurs, autour de l’avenir de l’agriculture originale face aux incertitudes des accords de l’OMC et des APE. Il donne ici la vision des paysans africains. (Suite et fin)

Mamadou Cissoko est le président d’honneur du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA). Il était de passage à Ouagadougou le 11 mai dernier, dans le cadre de la préparation d’un forum ouest - africain qui mettra face à face les paysans et décideurs, autour de l’avenir de l’agriculture originale face aux incertitudes des accords de l’OMC et des APE. Il donne ici la vision des paysans africains. (Suite et fin)

Commerce équitable et justice globale

Jusqu'à récemment, on ne pouvait trouver les produits du "commerce équitable" que dans des boutiques gérées par des ONG du développement comme Oxfam et dans les ventes de charité religieuses. Le choix de produits était réduit et la prise de conscience du concept de commerce équitable limitée. Mais récemment, le commerce équitable ou «Commerce Equitable», comme il s'est lui-même attribué le label, est entré dans le monde des affaires. Vous pouvez choisir du café du "Commerce Equitable" dans les principaux centres commerciaux du Nord globalisé comme Starbucks, et au Royaume Uni, plus de 1000 produits sont maintenant certifiés "Commerce Equitable", et selon un sondage récent, 50% de la population sait ce que le label veut dire. Au niveau international, on évalue que cette industrie bénéficie à cinq millions de producteurs dans le monde. Avec les multinationales qui commencent à s'en emparer pour en tirer des profits, et les supermarchés considérant le "Commerce Equitable" comme une niche commerciale de plus, peut-il éviter d'être récupéré par le système du marché qu'il voulait contester quand il a été lancé?

Jusqu'à récemment, on ne pouvait trouver les produits du "commerce équitable" que dans des boutiques gérées par des ONG du développement comme Oxfam et dans les ventes de charité religieuses. Le choix de produits était réduit et la prise de conscience du concept de commerce équitable limitée. Mais récemment, le commerce équitable ou «Commerce Equitable», comme il s'est lui-même attribué le label, est entré dans le monde des affaires. Vous pouvez choisir du café du "Commerce Equitable" dans les principaux centres commerciaux du Nord globalisé comme Starbucks, et au Royaume Uni, plus de 1000 produits sont maintenant certifiés "Commerce Equitable", et selon un sondage récent, 50% de la population sait ce que le label veut dire. Au niveau international, on évalue que cette industrie bénéficie à cinq millions de producteurs dans le monde. Avec les multinationales qui commencent à s'en emparer pour en tirer des profits, et les supermarchés considérant le "Commerce Equitable" comme une niche commerciale de plus, peut-il éviter d'être récupéré par le système du marché qu'il voulait contester quand il a été lancé?

La première souveraineté est-elle militaire ou alimentaire

Mamadou Cissoko est le président d’honneur du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA). Il était de passage à Ouagadougou le 11 mai dernier, dans le cadre de la préparation d’un forum ouest - africain qui mettra face à face les paysans et décideurs, autour de l’avenir de l’agriculture originale face aux incertitudes des accords de l’OMC et des APE. Il donne ici la vision des paysans africains.

Mamadou Cissoko est le président d’honneur du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA). Il était de passage à Ouagadougou le 11 mai dernier, dans le cadre de la préparation d’un forum ouest - africain qui mettra face à face les paysans et décideurs, autour de l’avenir de l’agriculture originale face aux incertitudes des accords de l’OMC et des APE. Il donne ici la vision des paysans africains.

Nouvelles de Guinée Bissau et du Niger

Rencontre nationale de paysans à Djalicunda  (Guinée-Bissau) qui lancent une campagne pour s’opposer à la contamination de leurs semences par les OGM. Et les 10 et 11 avril 2006 se sont déroulées dans l’Auditorium de l‘Immeuble CNSS à Niamey (Niger), les premières journées de réflexion sur la problématique des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) au Niger..

Rencontre nationale de paysans à Djalicunda  (Guinée-Bissau) qui lancent une campagne pour s’opposer à la contamination de leurs semences par les OGM. Et les 10 et 11 avril 2006 se sont déroulées dans l’Auditorium de l‘Immeuble CNSS à Niamey (Niger), les premières journées de réflexion sur la problématique des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) au Niger..

Grippe aviaire: une réponse mondiale imposée d'en haut

Ce rapport de GRAIN analyse les politiques à l'origine de cette réponse mondiale et ses conséquences pour les pauvres. GRAIN constate que les organismes des Nations-Unies qui se trouvent en première ligne de la réponse internationale à la grippe aviaire, l'OMS et la FAO, mènent des stratégies imposées de manière directive pour éradiquer la grippe aviaire. Et ces stratégies sont en même temps en train de détruire à long terme les bases de solutions soutenant les plus démunis.

Ce rapport de GRAIN analyse les politiques à l'origine de cette réponse mondiale et ses conséquences pour les pauvres. GRAIN constate que les organismes des Nations-Unies qui se trouvent en première ligne de la réponse internationale à la grippe aviaire, l'OMS et la FAO, mènent des stratégies imposées de manière directive pour éradiquer la grippe aviaire. Et ces stratégies sont en même temps en train de détruire à long terme les bases de solutions soutenant les plus démunis.

Droits Des Paysans et Semences: les enjeux pour l'Europe

A report on the European Seminar on Seeds, held in Poitiers, France, November 2005. It contains the workshop results and proposals on: Access to and management of biodiversity; Obstacles in norms and marketing; Research and production methods, and Contamination of seeds by GMOs.

A report on the European Seminar on Seeds, held in Poitiers, France, November 2005. It contains the workshop results and proposals on: Access to and management of biodiversity; Obstacles in norms and marketing; Research and production methods, and Contamination of seeds by GMOs.

Recommandations du jury citoyen de Sikasso, Mali, sur les OGM

Ce document présente les recommandations des 45 productrices et producteurs de l’ensemble des cercles de la région de Sikasso qui se sont réunis au Centre Charles Lwanga de Sikasso, du 25 au 29 janvier 2006, pour auditionner des témoins-experts, et débattre de la question des OGM, en relation avec l’avenir de l’agriculture au Mali.

Ce document présente les recommandations des 45 productrices et producteurs de l’ensemble des cercles de la région de Sikasso qui se sont réunis au Centre Charles Lwanga de Sikasso, du 25 au 29 janvier 2006, pour auditionner des témoins-experts, et débattre de la question des OGM, en relation avec l’avenir de l’agriculture au Mali.

Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) en Afrique: Comprendre pour mieux agir

Ce document est le fruit d'une collaboration entre BEDE(Bibliohèque d'Echange de Documentation et d'Expériences), GRAIN(Genetic Resources Action International) et Inades Formation(Institut africain pour le développement économique et social). Ces trois organismes de développement veulent ainsi mieux informer, sensibiliser et former les responsables et les membres des organisations paysannes, sur les nouvelles technologies modernes de transforma- tion du vivant et, sur les conséquences que celles-ci peuvent avoir, à terme, sur l'environnement, le travail et la vie des populations rurales africaines. Ces informations sont également destinées aux agents des organisations non gouverne- mentales (ONG) qui travaillent aux côtés de ces populations. Ce document sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM)  est le premier de deux documents pédagogiques. Le second est publié sous le titre " Les droits des communautés locales africaines, face aux droits de propriété intellectuelle (DPI).  Ces kits se présentent sous la forme de fiches  écrites en français simple pour un public de non spécialistes. Nous espérons ainsi apporter un modeste appui aux communautés locales africaines pour qu'elles puissent mieux comprendre la question des biotechnologies modernes et, participer en toute connaissance et responsabilité aux décisions locales, nationales, régionales et internationales concernant l'utilisation durable du patrimoine génétique africain.

Ce document est le fruit d'une collaboration entre BEDE(Bibliohèque d'Echange de Documentation et d'Expériences), GRAIN(Genetic Resources Action International) et Inades Formation(Institut africain pour le développement économique et social). Ces trois organismes de développement veulent ainsi mieux informer, sensibiliser et former les responsables et les membres des organisations paysannes, sur les nouvelles technologies modernes de transforma- tion du vivant et, sur les conséquences que celles-ci peuvent avoir, à terme, sur l'environnement, le travail et la vie des populations rurales africaines. Ces informations sont également destinées aux agents des organisations non gouverne- mentales (ONG) qui travaillent aux côtés de ces populations. Ce document sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM)  est le premier de deux documents pédagogiques. Le second est publié sous le titre " Les droits des communautés locales africaines, face aux droits de propriété intellectuelle (DPI).  Ces kits se présentent sous la forme de fiches  écrites en français simple pour un public de non spécialistes. Nous espérons ainsi apporter un modeste appui aux communautés locales africaines pour qu'elles puissent mieux comprendre la question des biotechnologies modernes et, participer en toute connaissance et responsabilité aux décisions locales, nationales, régionales et internationales concernant l'utilisation durable du patrimoine génétique africain.

Biosécurité : Nécessité d'un cadre de régulation efficace

Une rencontre s’est concentrée sur la nécessité pour les pays africains d’adopter et de mettre en œuvre des législations sur la biosécurité avant de considérer l’introduction d’OGM dans l’agriculture et l’alimentation.

Une rencontre s’est concentrée sur la nécessité pour les pays africains d’adopter et de mettre en œuvre des législations sur la biosécurité avant de considérer l’introduction d’OGM dans l’agriculture et l’alimentation.

Qui est le dindon de la farce ?

Ce n'est pas la volaille de basse-cour ou la volaille élevée en plein air qui alimente la vague actuelle de cas de grippe aviaire sévissant dans plusieurs endroits du monde. La souche mortelle H5N1 de la grippe aviaire est essentiellement un problème de pratiques d'élevage de volaille industrielles. Son épicentre se trouve dans les fermes d'élevage industriel de Chine et d'Asie du sud-est et -- alors que les oiseaux sauvages peuvent transporter la maladie, au moins sur de courtes distances -- son vecteur principal est l'industrie avicole multinationale extrêmement automatisée qui envoie ses produits et les déchets de ses élevages autour du monde par une multitude de canaux. Les petits éleveurs de volaille et la diversité biologique ainsi que la sécurité alimentaire locale qu'ils soutiennent souffrent pourtant sévèrement des retombées de cette crise. Et, pour aggraver les choses, les gouvernements et les organismes internationaux, suivant les hypothèses éronnées sur la manière dont la maladie se répand et s'amplifie, continuent à prendre des mesures pour imposer le confinement et poussent à industrialiser davantage le secteur avicole. Dans la pratique, ceci signifie la fin de l'aviculture à petite échelle qui fournit la nourriture et les moyens d'existence à des centaines de millions de familles à travers le monde. Cet article apporte une nouvelle perspective sur l'histoire de la grippe aviaire qui conteste les hypothèses actuelles et remet les projecteurs là où ils devraient être : sur l'industrie multinationale de la volaille.

Ce n'est pas la volaille de basse-cour ou la volaille élevée en plein air qui alimente la vague actuelle de cas de grippe aviaire sévissant dans plusieurs endroits du monde. La souche mortelle H5N1 de la grippe aviaire est essentiellement un problème de pratiques d'élevage de volaille industrielles. Son épicentre se trouve dans les fermes d'élevage industriel de Chine et d'Asie du sud-est et -- alors que les oiseaux sauvages peuvent transporter la maladie, au moins sur de courtes distances -- son vecteur principal est l'industrie avicole multinationale extrêmement automatisée qui envoie ses produits et les déchets de ses élevages autour du monde par une multitude de canaux. Les petits éleveurs de volaille et la diversité biologique ainsi que la sécurité alimentaire locale qu'ils soutiennent souffrent pourtant sévèrement des retombées de cette crise. Et, pour aggraver les choses, les gouvernements et les organismes internationaux, suivant les hypothèses éronnées sur la manière dont la maladie se répand et s'amplifie, continuent à prendre des mesures pour imposer le confinement et poussent à industrialiser davantage le secteur avicole. Dans la pratique, ceci signifie la fin de l'aviculture à petite échelle qui fournit la nourriture et les moyens d'existence à des centaines de millions de familles à travers le monde. Cet article apporte une nouvelle perspective sur l'histoire de la grippe aviaire qui conteste les hypothèses actuelles et remet les projecteurs là où ils devraient être : sur l'industrie multinationale de la volaille.

Mali: Les OGM rejeter par un jury citoyen

Des paysans du Mali disent "non" au OGM et "oui" aux semences traditionelles.

Des paysans du Mali disent "non" au OGM et "oui" aux semences traditionelles.

Savoirs libres et production de biens communs en réseau

Savoirs libres et production de biens communs en réseau Compte-rendu de la rencontre entre acteurs des semences paysannes et acteurs de projets coopératifs numériques libres organisée á Paris le 3 décembre 2005 par la Fondation Sciences Citoyennes, le Réseau Semences Paysannes et l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre. Lien direct : http://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=1455

Savoirs libres et production de biens communs en réseau Compte-rendu de la rencontre entre acteurs des semences paysannes et acteurs de projets coopératifs numériques libres organisée á Paris le 3 décembre 2005 par la Fondation Sciences Citoyennes, le Réseau Semences Paysannes et l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre. Lien direct : http://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=1455