La lutte des pays andins contre les DPI

L’Équateur, la Bolivie et le Pérou ont récemment pris des mesures qui laissent espérer que certains dispositifs pourraient empêcher la poursuite de la privatisation des savoirs et du vivant. Jusqu’à présent, les progrès ont été décevants. Des questions fondamentales demeurent en suspens. Cette fois encore, c’est aux populations locales qu’il revient de défendre les savoirs et la biodiversité contre les risques de destruction et de privatisation.

L’Équateur, la Bolivie et le Pérou ont récemment pris des mesures qui laissent espérer que certains dispositifs pourraient empêcher la poursuite de la privatisation des savoirs et du vivant. Jusqu’à présent, les progrès ont été décevants. Des questions fondamentales demeurent en suspens. Cette fois encore, c’est aux populations locales qu’il revient de défendre les savoirs et la biodiversité contre les risques de destruction et de privatisation.

Côtes dévastées et mers stériles

Au cours des dernières années, l’une des cibles de l’expansion du capital mondial a été l’accès aux eaux territoriales de nombreux pays en développement. Cet objectif a beau revêtir des formes différentes et porter plusieurs noms, il est pour les industriels d’extraire un maximum de bénéfices. L’Union européenne (UE) est en tête du mouvement : Les accords de partenariat de pêche (APP) permettent à l’UE de maintenir une industrie très lucrative et d’exporter ses problèmes de surpêche dans d’autres parties du monde - l’Afrique, les Caraïbes, le Pacifique - provoquant souvent pour les pêcheurs artisanaux locaux des conséquences désastreuses. L’UE a maintenant décidé de tester les eaux asiatiques. Dans cet article, GRAIN enquête pour savoir ce que signifie pour les pêcheurs artisanaux le projet d’accord de libre-échange (ALE) EU-ASEAN.

Au cours des dernières années, l’une des cibles de l’expansion du capital mondial a été l’accès aux eaux territoriales de nombreux pays en développement. Cet objectif a beau revêtir des formes différentes et porter plusieurs noms, il est pour les industriels d’extraire un maximum de bénéfices. L’Union européenne (UE) est en tête du mouvement : Les accords de partenariat de pêche (APP) permettent à l’UE de maintenir une industrie très lucrative et d’exporter ses problèmes de surpêche dans d’autres parties du monde - l’Afrique, les Caraïbes, le Pacifique - provoquant souvent pour les pêcheurs artisanaux locaux des conséquences désastreuses. L’UE a maintenant décidé de tester les eaux asiatiques. Dans cet article, GRAIN enquête pour savoir ce que signifie pour les pêcheurs artisanaux le projet d’accord de libre-échange (ALE) EU-ASEAN.

Grippe porcine - mise à jour

Suite à notre rapport sur l'épidémie de grippe porcine en avril 2009, voici une brève mise à jour sur le sujet (Juillet 2009).

Suite à notre rapport sur l'épidémie de grippe porcine en avril 2009, voici une brève mise à jour sur le sujet (Juillet 2009).

A propos de l'accès aux ressources génétiques et partage des avantages (APA)

Le tableau suivant présente les plantes africaines dont des extraits ont fait l'objet de brevets ces dernières années, sans aucune réaction des gouvernements qui représentent les peuples dans les débats internationaux

Le tableau suivant présente les plantes africaines dont des extraits ont fait l'objet de brevets ces dernières années, sans aucune réaction des gouvernements qui représentent les peuples dans les débats internationaux

Politiques agricoles africaines et développement des exploitations agricoles familiales

Déclaration liminaire à la conférence publique animée par la Coordination régionale de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain - COPAGEN, à Cotonou (Bénin), le 23 avril 2009

Déclaration liminaire à la conférence publique animée par la Coordination régionale de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain - COPAGEN, à Cotonou (Bénin), le 23 avril 2009

Un système alimentaire qui tue : La peste porcine, dernier fléau de l'industrie de la viande

Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître. Cinq ans après le début de la crise de grippe aviaire H5N1 et après cinq ans aussi d’une stratégie mondiale contre les pandémies de grippe coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (l’OMC ou WHO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le monde chancelle sous les coups d’un nouveau désastre, la grippe porcine. La stratégie mondiale a échoué et doit être remplacée par un nouveau système de santé publique qui puisse inspirer confiance au public.

Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître. Cinq ans après le début de la crise de grippe aviaire H5N1 et après cinq ans aussi d’une stratégie mondiale contre les pandémies de grippe coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (l’OMC ou WHO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le monde chancelle sous les coups d’un nouveau désastre, la grippe porcine. La stratégie mondiale a échoué et doit être remplacée par un nouveau système de santé publique qui puisse inspirer confiance au public.

Le monde merveilleux des multinationales - La menace de l'invasion de la canne à sucre GM

Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.

Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.

Melaku Worede (Interview en français)

Melaku Word est un phytogénéticien éthiopien qui a joué un rôle de pionnier dans l’évolution des perceptions et des attitudes : il a ainsi fait reconnaître l’importance stratégique vitale de la diversité à la ferme pour accroître et préserver la biodiversité. Il a toujours été l’un de ces personnages rarissimes : un scientifique qui admet la primauté du paysan. Il est admiré de ses amis comme de ses ennemis pour son intégrité, son savoir, sa vision du monde et son humilité.

Melaku Word est un phytogénéticien éthiopien qui a joué un rôle de pionnier dans l’évolution des perceptions et des attitudes : il a ainsi fait reconnaître l’importance stratégique vitale de la diversité à la ferme pour accroître et préserver la biodiversité. Il a toujours été l’un de ces personnages rarissimes : un scientifique qui admet la primauté du paysan. Il est admiré de ses amis comme de ses ennemis pour son intégrité, son savoir, sa vision du monde et son humilité.

Le commerce de la faim : les grandes entreprises persistent et signent

En avril 2008, GRAIN a publié un rapport sur les sommes énormes qu’a engrangées l’agrobusiness en profitant de la crise alimentaire. Une année est passée. Les nouveaux résultats financiers sont là. Les choses ont-elles changé ?

En avril 2008, GRAIN a publié un rapport sur les sommes énormes qu’a engrangées l’agrobusiness en profitant de la crise alimentaire. Une année est passée. Les nouveaux résultats financiers sont là. Les choses ont-elles changé ?

L'Indonésie s'efforce de faire changer les règles de l'OMS sur les vaccins contre la grippe

Le système de surveillance mondial de l’OMS assure gratuitement la collecte de virus et le rôle d’un département de “recherche et développement ” pour les grands fabricants de vaccins, mais n’offre aux pays en développement qu’une piètre compensation en termes de disponibilité des vaccins. Furieuse de cette injustice, l’Indonésie a décidé en 2007 de suspendre le partage des virus avec l’OMS. Cette décision a véritablement choqué le monde et a mis en lumière pour beaucoup de pays en développement la nécessité d’une réforme, tout en poussant les grandes entreprises et les pays riches à se battre pour maintenir le statu quo. Le monde attend la prochaine pandémie, mais ce conflit n’est pas encore résolu.

Le système de surveillance mondial de l’OMS assure gratuitement la collecte de virus et le rôle d’un département de “recherche et développement ” pour les grands fabricants de vaccins, mais n’offre aux pays en développement qu’une piètre compensation en termes de disponibilité des vaccins. Furieuse de cette injustice, l’Indonésie a décidé en 2007 de suspendre le partage des virus avec l’OMS. Cette décision a véritablement choqué le monde et a mis en lumière pour beaucoup de pays en développement la nécessité d’une réforme, tout en poussant les grandes entreprises et les pays riches à se battre pour maintenir le statu quo. Le monde attend la prochaine pandémie, mais ce conflit n’est pas encore résolu.

Terres de guerre

Les objectifs réels de la reconstruction agricole en Afghanistan et en Irak Nous nous intéressons dans ce Rapport à la façon dont le travail de reconstruction agricole des États-Unis en Afghanistan et en Irak ne se contente pas de faciliter l'accès aux firmes agro-alimentaires américaines et d’essayer d’imposer des politiques libérales (ce qui a toujours été l’une des fonctions fondamentales de l'aide américaine au développement), mais fait aussi partie intégrante de la campagne militaire américaine dans ces pays et les régions avoisinantes. Lorsqu'on rapproche cette situation du pouvoir croissant que les États-Unis et les entreprises qui sont leurs alliés exercent sur les bailleurs de fonds et les organismes internationaux (comme la Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et les centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), qui influencent les politiques alimentaires et agricoles adoptées par les pays bénéficiaires de l’aide), c'est une évolution très inquiétante. Il ne s’agit pas de cas uniques, nés de circonstances exceptionnelles. Ils constituent vraisemblablement un modèle de dispositif pour les activités des États-Unis à l'étranger, qui continuent à étendre leur « guerre contre le terrorisme » et à favoriser les intérêts des entreprises américaines.

Les objectifs réels de la reconstruction agricole en Afghanistan et en Irak Nous nous intéressons dans ce Rapport à la façon dont le travail de reconstruction agricole des États-Unis en Afghanistan et en Irak ne se contente pas de faciliter l'accès aux firmes agro-alimentaires américaines et d’essayer d’imposer des politiques libérales (ce qui a toujours été l’une des fonctions fondamentales de l'aide américaine au développement), mais fait aussi partie intégrante de la campagne militaire américaine dans ces pays et les régions avoisinantes. Lorsqu'on rapproche cette situation du pouvoir croissant que les États-Unis et les entreprises qui sont leurs alliés exercent sur les bailleurs de fonds et les organismes internationaux (comme la Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et les centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), qui influencent les politiques alimentaires et agricoles adoptées par les pays bénéficiaires de l’aide), c'est une évolution très inquiétante. Il ne s’agit pas de cas uniques, nés de circonstances exceptionnelles. Ils constituent vraisemblablement un modèle de dispositif pour les activités des États-Unis à l'étranger, qui continuent à étendre leur « guerre contre le terrorisme » et à favoriser les intérêts des entreprises américaines.

Quelles modes de production pour la semence paysanne?

Cette communication a été présentée à Djimini (Sénégal) le 7 mars 2009, à la foire des semences paysannes organisée par l’Association Sénégalaise des Producteurs de Semences paysannes (ASPSP) et l’Association française Biodiversité Echange et Diffusion d’Expériences (BEDE)

Cette communication a été présentée à Djimini (Sénégal) le 7 mars 2009, à la foire des semences paysannes organisée par l’Association Sénégalaise des Producteurs de Semences paysannes (ASPSP) et l’Association française Biodiversité Echange et Diffusion d’Expériences (BEDE)

Des lois pour en finir avec l’agriculture indépendante

Du 23 au 27 février 2009, des membres du Protocole international de Carthagène sur la biosécurité se sont réunis au Mexique pour traiter de la « Responsabilité et réparation pour les dommages » occasionnés par les ogm. En réaction, le Réseau de défense du maïs a organisé, aux mêmes dates, le Forum pour la vie des peuples du maïs. Le document suivant retranscrit la conférence présentée par Camila Montecinos au cours de ce forum. Bien que son analyse traite de la situation mexicaine, elle permet en réalité d’entrevoir le panorama d’une stratégie mondiale qui vise à éradiquer la production alimentaire indépendante et à criminaliser la possession, la protection et l’échange en toute liberté de semences locales ancestrales, ce sur quoi repose la stratégie fondamentale des paysans depuis plus de 8000 ans.

Du 23 au 27 février 2009, des membres du Protocole international de Carthagène sur la biosécurité se sont réunis au Mexique pour traiter de la « Responsabilité et réparation pour les dommages » occasionnés par les ogm. En réaction, le Réseau de défense du maïs a organisé, aux mêmes dates, le Forum pour la vie des peuples du maïs. Le document suivant retranscrit la conférence présentée par Camila Montecinos au cours de ce forum. Bien que son analyse traite de la situation mexicaine, elle permet en réalité d’entrevoir le panorama d’une stratégie mondiale qui vise à éradiquer la production alimentaire indépendante et à criminaliser la possession, la protection et l’échange en toute liberté de semences locales ancestrales, ce sur quoi repose la stratégie fondamentale des paysans depuis plus de 8000 ans.