Le jatropha  l'agrocarburant des pauvres ?

Le jatropha curcas est un arbuste à fleurs rouge vif, natif d'Amérique centrale, que les commerçants portugais importèrent d’Afrique vers l’Asie comme plante décorative. Ses graines oléagineuses peuvent être utilisées pour produire du biodiesel. Puisqu'il pousse sur des sols pauvres, le jatropha est largement promu en Asie et en Afrique comme la plante idéale des petits cultivateurs. En Afrique et en Asie, il y a de sérieuses préoccupations au sujet de l'impact environnemental et social du jatropha. L’Australie occidentale l’a même interdit à cause de sa toxicité sur les humains et les animaux et à cause de sa capacité de devenir rapidement difficile à contrôler, une herbe envahissante.

Le jatropha curcas est un arbuste à fleurs rouge vif, natif d'Amérique centrale, que les commerçants portugais importèrent d’Afrique vers l’Asie comme plante décorative. Ses graines oléagineuses peuvent être utilisées pour produire du biodiesel. Puisqu'il pousse sur des sols pauvres, le jatropha est largement promu en Asie et en Afrique comme la plante idéale des petits cultivateurs. En Afrique et en Asie, il y a de sérieuses préoccupations au sujet de l'impact environnemental et social du jatropha. L’Australie occidentale l’a même interdit à cause de sa toxicité sur les humains et les animaux et à cause de sa capacité de devenir rapidement difficile à contrôler, une herbe envahissante.

La nouvelle ruée vers l'Afrique

L’Afrique, avec ses vastes terres et sa main-d’oeuvre bon marché, est une cible de choix pour les promoteurs d'agrocarburants. Comme aime à le souligner un certain groupe de pression européen favorable aux agrocarburants, rien que 15 pays africains – surnommés l’“OPEP vert” (voir carte) – réunissent ensemble une surface arable disponible aux cultures d’agrocarburant supérieure à la surface de l’Inde elle-même. Et déjà, sur ce continent, des millions d’hectares de terres soi-disant “en friche” ont été prospectées et affectées aux agrocarburants.

L’Afrique, avec ses vastes terres et sa main-d’oeuvre bon marché, est une cible de choix pour les promoteurs d'agrocarburants. Comme aime à le souligner un certain groupe de pression européen favorable aux agrocarburants, rien que 15 pays africains – surnommés l’“OPEP vert” (voir carte) – réunissent ensemble une surface arable disponible aux cultures d’agrocarburant supérieure à la surface de l’Inde elle-même. Et déjà, sur ce continent, des millions d’hectares de terres soi-disant “en friche” ont été prospectées et affectées aux agrocarburants.

Les agrocarburants en Amérique latine

L’Amérique du Sud est en train de devenir une zone clé pour les agrocarburants, que ce soit pour l’éthanol produit à base de canne à sucre, pour le biodiesel, produit à base d'huile de soja, ou même pour l’huile de palme, à un moindre degré. Les activistes latino-américains, qui furent les premiers à utiliser le terme agrocombustible (agrocarburant), ont également été parmi les premiers à dénoncer ce qui est en train de se produire. Ils expliquent ici, avec leurs propres mots, comment la ruée sur l’agrocarburant affecte leur continent.

L’Amérique du Sud est en train de devenir une zone clé pour les agrocarburants, que ce soit pour l’éthanol produit à base de canne à sucre, pour le biodiesel, produit à base d'huile de soja, ou même pour l’huile de palme, à un moindre degré. Les activistes latino-américains, qui furent les premiers à utiliser le terme agrocombustible (agrocarburant), ont également été parmi les premiers à dénoncer ce qui est en train de se produire. Ils expliquent ici, avec leurs propres mots, comment la ruée sur l’agrocarburant affecte leur continent.

La connexion soja en Amérique du Sud

En parallèle à l'expansion rapide de la production d'éthanol, largement fabriquée à partir de canne à sucre, l'Amérique du Sud commence aussi à jouer un rôle clé en tant que producteur de biodiesel. Le principal produit de départ est le soja et, pour les cultivateurs de soja et les multinationales céréalières, qui éprouvaient des difficultés dues à la surproduction, ce nouveau débouché est une véritable aubaine. Il leur donne le prétexte parfait pour continuer leur prise de contrôle sur le continent.

En parallèle à l'expansion rapide de la production d'éthanol, largement fabriquée à partir de canne à sucre, l'Amérique du Sud commence aussi à jouer un rôle clé en tant que producteur de biodiesel. Le principal produit de départ est le soja et, pour les cultivateurs de soja et les multinationales céréalières, qui éprouvaient des difficultés dues à la surproduction, ce nouveau débouché est une véritable aubaine. Il leur donne le prétexte parfait pour continuer leur prise de contrôle sur le continent.

Monsanto s'active à renforcer son contrôle sur l'Amérique latine

Au cours des deux derniers mois, la presse latino-américaine a été inondée d'informations sur la nouvelle offensive de Monsanto dans plusieurs pays d'Amérique latine. La multinationale étasunienne semble déterminée à envahir totalement le continent avec les cultures GM (génétiquement modifiées) et à écraser la résistance qui s'est élevée en réponse à la tentative de l'entreprise de contrôler et de dominer l'agriculture latino-américaine.

Au cours des deux derniers mois, la presse latino-américaine a été inondée d'informations sur la nouvelle offensive de Monsanto dans plusieurs pays d'Amérique latine. La multinationale étasunienne semble déterminée à envahir totalement le continent avec les cultures GM (génétiquement modifiées) et à écraser la résistance qui s'est élevée en réponse à la tentative de l'entreprise de contrôler et de dominer l'agriculture latino-américaine.

Contribution à la réflexion sur les OGM et la biopiraterie en Afrique

La forte pression exercée par les firmes et les instituts internationaux de recherche pour l’introduction des OGM dans l’agriculture africaine, amène à réfléchir sur l’avenir de notre environnement. En effet, pour mieux comprendre le rapport entre l’environnement et les actions de transformation que l’homme effectue, il s’avère important de maîtriser : 1. Ce qu’est l’environnement ; et 2. La place qu’occupe l’homme dans cet environnement.

La forte pression exercée par les firmes et les instituts internationaux de recherche pour l’introduction des OGM dans l’agriculture africaine, amène à réfléchir sur l’avenir de notre environnement. En effet, pour mieux comprendre le rapport entre l’environnement et les actions de transformation que l’homme effectue, il s’avère important de maîtriser : 1. Ce qu’est l’environnement ; et 2. La place qu’occupe l’homme dans cet environnement.

La grippe aviaire: une aubaine pour 'Big Chicken'

La crise de la grippe aviaire continue de faire rage. Il y a un an, alors que les gouvernements s’entêtaient à mettre en place des équipes de surveillance dans les zones humides et que l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrait d’un doigt accusateur l’abondante volaille élevée à la ferme en Asie et en Afrique, GRAIN et d’autres groupes faisaient remarquer que c’était bien l’élevage de volaille industriel à large échelle et le commerce mondial de la volaille qui propageaient la grippe aviaire - et non les oiseaux sauvages ou ceux de basse-cour. Aujourd’hui, tout le monde le sait, même si on ne fait pas grand chose pour contrôler la source industrielle du problème, et les gouvernements continuent à débiter impudemment la théorie de l’oiseau sauvage afin d’échapper à leurs responsabilités. Il y a à peine quelques semaines, les autorités moscovites ont attribué aux oiseaux migrateurs un cas de grippe aviaire aux abords de la ville – au beau milieu de l’hiver russe.Cependant, un aspect bien plus sinistre de la crise de la grippe aviaire commence à devenir plus apparent. L’année dernière, nous alertions sur le fait que la grippe aviaire servait à favoriser les intérêts de puissantes compagnies, mettant en danger les moyens d’existence et la santé de millions de personnes. Aujourd’hui, plus que jamais, l’agrobusiness utilise cette calamité pour consolider ses chaînes alimentaires ferme-usine-supermarché alors que ses concurrents des petites fermes sont criminalisés. De leur côté, les sociétés pharmaceutiques exploitent les bonnes volontés investies dans la base de données mondiale des échantillons de grippe pour profiter des marchés captifs prêts à tout pour avoir des vaccins. Deux agences des Nations Unies – la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – sont au centre de cette affaire, utilisant leur stature internationale, l’accès aux gouvernements et le contrôle sur les financements des donateurs pour favoriser les programmes des compagnies.

La crise de la grippe aviaire continue de faire rage. Il y a un an, alors que les gouvernements s’entêtaient à mettre en place des équipes de surveillance dans les zones humides et que l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrait d’un doigt accusateur l’abondante volaille élevée à la ferme en Asie et en Afrique, GRAIN et d’autres groupes faisaient remarquer que c’était bien l’élevage de volaille industriel à large échelle et le commerce mondial de la volaille qui propageaient la grippe aviaire - et non les oiseaux sauvages ou ceux de basse-cour. Aujourd’hui, tout le monde le sait, même si on ne fait pas grand chose pour contrôler la source industrielle du problème, et les gouvernements continuent à débiter impudemment la théorie de l’oiseau sauvage afin d’échapper à leurs responsabilités. Il y a à peine quelques semaines, les autorités moscovites ont attribué aux oiseaux migrateurs un cas de grippe aviaire aux abords de la ville – au beau milieu de l’hiver russe.Cependant, un aspect bien plus sinistre de la crise de la grippe aviaire commence à devenir plus apparent. L’année dernière, nous alertions sur le fait que la grippe aviaire servait à favoriser les intérêts de puissantes compagnies, mettant en danger les moyens d’existence et la santé de millions de personnes. Aujourd’hui, plus que jamais, l’agrobusiness utilise cette calamité pour consolider ses chaînes alimentaires ferme-usine-supermarché alors que ses concurrents des petites fermes sont criminalisés. De leur côté, les sociétés pharmaceutiques exploitent les bonnes volontés investies dans la base de données mondiale des échantillons de grippe pour profiter des marchés captifs prêts à tout pour avoir des vaccins. Deux agences des Nations Unies – la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – sont au centre de cette affaire, utilisant leur stature internationale, l’accès aux gouvernements et le contrôle sur les financements des donateurs pour favoriser les programmes des compagnies.