La fin des semences de ferme? Ce que souhaite l'industrie pour la prochaine révision de l'UPOV

Les principaux acteurs du monde de l’industrie des semences se plaignent des lacunes qui existent dans le système de protection des variétés végétales, l’alternative au brevet qu’ils ont mise en place dans les années soixante. Les Européens veulent se débarrasser de la possibilité limitée laissée aux agriculteurs de conserver des semences. Les Américains veulent restreindre la dérogation qui permet aux sélectionneurs de se servir librement des variétés commerciales les uns des autres dans un but de recherche. Dans les deux cas, la question est de réduire la concurrence et d’augmenter les profits. A court terme, les victimes seront les agriculteurs, qui en arriveront probablement à payer aux géants des semences 7 milliards de dollars de plus chaque année. Mais à plus longue échéance, nous y perdons tous, à cause de la mainmise croissante de l’entreprise sur nos systèmes alimentaires. Ce dossier retrace les récents débats qui ont eu lieu au sein de l’industrie des semences et examine ce qui pourrait arriver si un droit de variété végétale devenait pratiquement indiscernable d’un brevet.

Les principaux acteurs du monde de l’industrie des semences se plaignent des lacunes qui existent dans le système de protection des variétés végétales, l’alternative au brevet qu’ils ont mise en place dans les années soixante. Les Européens veulent se débarrasser de la possibilité limitée laissée aux agriculteurs de conserver des semences. Les Américains veulent restreindre la dérogation qui permet aux sélectionneurs de se servir librement des variétés commerciales les uns des autres dans un but de recherche. Dans les deux cas, la question est de réduire la concurrence et d’augmenter les profits. A court terme, les victimes seront les agriculteurs, qui en arriveront probablement à payer aux géants des semences 7 milliards de dollars de plus chaque année. Mais à plus longue échéance, nous y perdons tous, à cause de la mainmise croissante de l’entreprise sur nos systèmes alimentaires. Ce dossier retrace les récents débats qui ont eu lieu au sein de l’industrie des semences et examine ce qui pourrait arriver si un droit de variété végétale devenait pratiquement indiscernable d’un brevet.

Nyéléni  Pour la souveraineté alimentaire

Des entretiens que nous avons eus avec deux militants actifs des mouvements sociaux, Mamadou Goïta du Mali et P.V. Sateesh d’Inde, avant le Forum mondial pour la souveraineté alimentaire (Nyéléni 2007). 

Des entretiens que nous avons eus avec deux militants actifs des mouvements sociaux, Mamadou Goïta du Mali et P.V. Sateesh d’Inde, avant le Forum mondial pour la souveraineté alimentaire (Nyéléni 2007). 

Coton Bt: les faits derrière le battage publicitaire

Cela fait maintenant plus de dix ans que le coton génétiquement modifié Bt est commercialisé. Il a été depuis introduit et testé dans plus de vingt pays. Sa culture est un succès évident pour Monsanto, la principale entreprise de coton Bt. Mais qu'est que cela a signifié pour les agriculteurs? On peut avoir aujourd'hui une vision plus claire de ce qui se passe dans les fermes dans de nombreux pays à travers le monde.

Cela fait maintenant plus de dix ans que le coton génétiquement modifié Bt est commercialisé. Il a été depuis introduit et testé dans plus de vingt pays. Sa culture est un succès évident pour Monsanto, la principale entreprise de coton Bt. Mais qu'est que cela a signifié pour les agriculteurs? On peut avoir aujourd'hui une vision plus claire de ce qui se passe dans les fermes dans de nombreux pays à travers le monde.

Entretien avec Ndiogou Fall

Ndiogou Fall est président du comité exécutif du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest– http://www.roppa.info), la principale organisation faîtière pour les paysans d’Afrique de l’Ouest. Nous donnons ici le résumé d’un entretien plus long (non publié) sur le ROPPA et quelques-unes de ses idées politiques.

Ndiogou Fall est président du comité exécutif du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest– http://www.roppa.info), la principale organisation faîtière pour les paysans d’Afrique de l’Ouest. Nous donnons ici le résumé d’un entretien plus long (non publié) sur le ROPPA et quelques-unes de ses idées politiques.

La tyrannie des accords bilatéraux de biosécurité

Comment les entreprises utilisent les circuits des accords de commerce bilatéraux pour affaiblir les réglementations sur les biotechnologies Partout dans le monde, le recours aux instruments des accords bilatéraux de commerce pour ouvrir de force les marchés aux cultures GM s'intensifie. Pour étendre ses affaires à l'étranger, l'industrie des biotechnologies a besoin de réglementations plus fortes sur la propriété intellectuelle et de normes de biosécurité plus faibles. Les accords de commerce bilatéraux représentent un moyen efficace d'y parvenir. Ce dossier examine en particulier la manière dont les négociants en céréales et oléagineux du monde, qui représentent la majeure partie de la production et de la commercialisation de cultures GM aujourd'hui, se servent des accords de commerce bilatéraux pour empêcher les pays de construire des cadres réglementaires forts en matière de biosécurité.

Comment les entreprises utilisent les circuits des accords de commerce bilatéraux pour affaiblir les réglementations sur les biotechnologies Partout dans le monde, le recours aux instruments des accords bilatéraux de commerce pour ouvrir de force les marchés aux cultures GM s'intensifie. Pour étendre ses affaires à l'étranger, l'industrie des biotechnologies a besoin de réglementations plus fortes sur la propriété intellectuelle et de normes de biosécurité plus faibles. Les accords de commerce bilatéraux représentent un moyen efficace d'y parvenir. Ce dossier examine en particulier la manière dont les négociants en céréales et oléagineux du monde, qui représentent la majeure partie de la production et de la commercialisation de cultures GM aujourd'hui, se servent des accords de commerce bilatéraux pour empêcher les pays de construire des cadres réglementaires forts en matière de biosécurité.

Bamako

La forte pression exercée sur le Mali pour l’introduction du coton Bt dans ce pays nous amène à réfléchir sur la situation du coton en Afrique. Pour cela, voici un chapitre tiré du Livre d’Erik Orsenna intitulé : Voyage aux pays du coton – Petit précis de mondialisation

La forte pression exercée sur le Mali pour l’introduction du coton Bt dans ce pays nous amène à réfléchir sur la situation du coton en Afrique. Pour cela, voici un chapitre tiré du Livre d’Erik Orsenna intitulé : Voyage aux pays du coton – Petit précis de mondialisation

OMC : échec des puissants et des commerçants !

Le 24 juillet 2006, à Genève, après des mois de crise, le cycle de négociations commerciales, lancé en novembre 2001 à Doha, a été suspendu. Aucune date n'est prévue pour la reprise des négociations. C'est donc un échec pour les grandes puissances, et pour tous ceux qui voulaient réduire les droits de douanes et diminuer les subventions sur les produits agricoles. Est-ce pour autant une victoire pour les paysans ?

Le 24 juillet 2006, à Genève, après des mois de crise, le cycle de négociations commerciales, lancé en novembre 2001 à Doha, a été suspendu. Aucune date n'est prévue pour la reprise des négociations. C'est donc un échec pour les grandes puissances, et pour tous ceux qui voulaient réduire les droits de douanes et diminuer les subventions sur les produits agricoles. Est-ce pour autant une victoire pour les paysans ?

Echanger la Striga contre des brevets

A la fin de l'année, des agriculteurs Kenyans vont planter une nouvelle sorte de maïs, le StrigAway, une semence de maïs résistant à la mauvaise herbe "Striga". Ces agriculteurs ne sont-ils pas simplement en train d'échanger l'étranglement par la Striga contre le mécanisme infernal des semences et herbicides brevetés? GRAIN rend compte ici de l'introduction du StrigAway au Kenya.

A la fin de l'année, des agriculteurs Kenyans vont planter une nouvelle sorte de maïs, le StrigAway, une semence de maïs résistant à la mauvaise herbe "Striga". Ces agriculteurs ne sont-ils pas simplement en train d'échanger l'étranglement par la Striga contre le mécanisme infernal des semences et herbicides brevetés? GRAIN rend compte ici de l'introduction du StrigAway au Kenya.

Une autre solution miracle pour l'Afrique?

Deux importantes fondations caritatives privées des Etats-Unis, Rockefeller et Gates, ont proclamé une "nouvelle" Révolution verte pour l'Afrique. 150 millions de dollars vont être déversés sur le continent sous la forme de nouvelles semences, et pour servir à faire en sorte que les petits agriculteurs les cultivent.Il n'y a là rien de nouveau. C'est toujours la même recette, utilisant les mêmes ingrédients, que la même agence qui a perpétré la première Révolution verte démarrée dans les années 50 essaie d'imposer. Elle a échoué en Afrique parce qu'elle a négligé d'écouter les agriculteurs autochtones, comme elle a négligé de leur poser des questions, alors qu'ils cultivent leurs terres depuis des générations.

Deux importantes fondations caritatives privées des Etats-Unis, Rockefeller et Gates, ont proclamé une "nouvelle" Révolution verte pour l'Afrique. 150 millions de dollars vont être déversés sur le continent sous la forme de nouvelles semences, et pour servir à faire en sorte que les petits agriculteurs les cultivent.Il n'y a là rien de nouveau. C'est toujours la même recette, utilisant les mêmes ingrédients, que la même agence qui a perpétré la première Révolution verte démarrée dans les années 50 essaie d'imposer. Elle a échoué en Afrique parce qu'elle a négligé d'écouter les agriculteurs autochtones, comme elle a négligé de leur poser des questions, alors qu'ils cultivent leurs terres depuis des générations.

Luttant contre les accords de libre-échange : un atelier international de stratégie

Cet atelier a, pour la première fois, rassemblé des mouvements de plusieurs pays différents qui luttent contre les accords de libre-échange et d’investissements. Le but était d’assurer la participation de personnes directement engagées dans des luttes populaires pour faire dérailler les négociations de ces accords. Près de 60 personnes provenant de 19 pays traversant tous les fuseaux horaires y ont participé. Plutôt qu’essayer de créer un nouveau réseau ou d’établir un plan commun, les objectifs de l’atelier étaient de partager les expériences de lutte contre les accords bilatéraux dans différents pays et de construire des stratégies pour renforcer les luttent nationales, régionales et internationales contre ces accords.

Cet atelier a, pour la première fois, rassemblé des mouvements de plusieurs pays différents qui luttent contre les accords de libre-échange et d’investissements. Le but était d’assurer la participation de personnes directement engagées dans des luttes populaires pour faire dérailler les négociations de ces accords. Près de 60 personnes provenant de 19 pays traversant tous les fuseaux horaires y ont participé. Plutôt qu’essayer de créer un nouveau réseau ou d’établir un plan commun, les objectifs de l’atelier étaient de partager les expériences de lutte contre les accords bilatéraux dans différents pays et de construire des stratégies pour renforcer les luttent nationales, régionales et internationales contre ces accords.

Des monocultures durables ? Non merci!

Le "développement durable" a toujours été un concept-caméléon, facilement utilisé pour mystifier la destruction de l'environnement. L'agrobusiness est particulièrement doué pour ce genre d’écoblanchiment. Sa dernière astuce est de présenter les monocultures industrielles comme durables. Aujourd'hui des projets de ce genre soutenus par les entreprises privées surgissent partout dans le monde, allant des "plantations durables de palmiers à huile" aux "fermes d'élevage durables de saumon". Ce à quoi on peut s'attendre de la part de l'agrobusiness. Mais ce qui est plus inquiétant cependant, c'est que des ONG et des groupes d'agriculteurs participent aussi à ces projets des entreprises privées. Ce numéro d' A contre courant examine de manière critique certains de ces projets et les nouvelles formes, les nouveaux acteurs et le nouveau langage qu'ils utilisent pour arriver au même objectif de toujours, celui de transformer notre alimentation et la biodiversité en marchandises mondialisées.

Le "développement durable" a toujours été un concept-caméléon, facilement utilisé pour mystifier la destruction de l'environnement. L'agrobusiness est particulièrement doué pour ce genre d’écoblanchiment. Sa dernière astuce est de présenter les monocultures industrielles comme durables. Aujourd'hui des projets de ce genre soutenus par les entreprises privées surgissent partout dans le monde, allant des "plantations durables de palmiers à huile" aux "fermes d'élevage durables de saumon". Ce à quoi on peut s'attendre de la part de l'agrobusiness. Mais ce qui est plus inquiétant cependant, c'est que des ONG et des groupes d'agriculteurs participent aussi à ces projets des entreprises privées. Ce numéro d' A contre courant examine de manière critique certains de ces projets et les nouvelles formes, les nouveaux acteurs et le nouveau langage qu'ils utilisent pour arriver au même objectif de toujours, celui de transformer notre alimentation et la biodiversité en marchandises mondialisées.