Monsanto s'active à renforcer son contrôle sur l'Amérique latine

Au cours des deux derniers mois, la presse latino-américaine a été inondée d'informations sur la nouvelle offensive de Monsanto dans plusieurs pays d'Amérique latine. La multinationale étasunienne semble déterminée à envahir totalement le continent avec les cultures GM (génétiquement modifiées) et à écraser la résistance qui s'est élevée en réponse à la tentative de l'entreprise de contrôler et de dominer l'agriculture latino-américaine.

Au cours des deux derniers mois, la presse latino-américaine a été inondée d'informations sur la nouvelle offensive de Monsanto dans plusieurs pays d'Amérique latine. La multinationale étasunienne semble déterminée à envahir totalement le continent avec les cultures GM (génétiquement modifiées) et à écraser la résistance qui s'est élevée en réponse à la tentative de l'entreprise de contrôler et de dominer l'agriculture latino-américaine.

Contribution à la réflexion sur les OGM et la biopiraterie en Afrique

La forte pression exercée par les firmes et les instituts internationaux de recherche pour l’introduction des OGM dans l’agriculture africaine, amène à réfléchir sur l’avenir de notre environnement. En effet, pour mieux comprendre le rapport entre l’environnement et les actions de transformation que l’homme effectue, il s’avère important de maîtriser : 1. Ce qu’est l’environnement ; et 2. La place qu’occupe l’homme dans cet environnement.

La forte pression exercée par les firmes et les instituts internationaux de recherche pour l’introduction des OGM dans l’agriculture africaine, amène à réfléchir sur l’avenir de notre environnement. En effet, pour mieux comprendre le rapport entre l’environnement et les actions de transformation que l’homme effectue, il s’avère important de maîtriser : 1. Ce qu’est l’environnement ; et 2. La place qu’occupe l’homme dans cet environnement.

La grippe aviaire: une aubaine pour 'Big Chicken'

La crise de la grippe aviaire continue de faire rage. Il y a un an, alors que les gouvernements s’entêtaient à mettre en place des équipes de surveillance dans les zones humides et que l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrait d’un doigt accusateur l’abondante volaille élevée à la ferme en Asie et en Afrique, GRAIN et d’autres groupes faisaient remarquer que c’était bien l’élevage de volaille industriel à large échelle et le commerce mondial de la volaille qui propageaient la grippe aviaire - et non les oiseaux sauvages ou ceux de basse-cour. Aujourd’hui, tout le monde le sait, même si on ne fait pas grand chose pour contrôler la source industrielle du problème, et les gouvernements continuent à débiter impudemment la théorie de l’oiseau sauvage afin d’échapper à leurs responsabilités. Il y a à peine quelques semaines, les autorités moscovites ont attribué aux oiseaux migrateurs un cas de grippe aviaire aux abords de la ville – au beau milieu de l’hiver russe.Cependant, un aspect bien plus sinistre de la crise de la grippe aviaire commence à devenir plus apparent. L’année dernière, nous alertions sur le fait que la grippe aviaire servait à favoriser les intérêts de puissantes compagnies, mettant en danger les moyens d’existence et la santé de millions de personnes. Aujourd’hui, plus que jamais, l’agrobusiness utilise cette calamité pour consolider ses chaînes alimentaires ferme-usine-supermarché alors que ses concurrents des petites fermes sont criminalisés. De leur côté, les sociétés pharmaceutiques exploitent les bonnes volontés investies dans la base de données mondiale des échantillons de grippe pour profiter des marchés captifs prêts à tout pour avoir des vaccins. Deux agences des Nations Unies – la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – sont au centre de cette affaire, utilisant leur stature internationale, l’accès aux gouvernements et le contrôle sur les financements des donateurs pour favoriser les programmes des compagnies.

La crise de la grippe aviaire continue de faire rage. Il y a un an, alors que les gouvernements s’entêtaient à mettre en place des équipes de surveillance dans les zones humides et que l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrait d’un doigt accusateur l’abondante volaille élevée à la ferme en Asie et en Afrique, GRAIN et d’autres groupes faisaient remarquer que c’était bien l’élevage de volaille industriel à large échelle et le commerce mondial de la volaille qui propageaient la grippe aviaire - et non les oiseaux sauvages ou ceux de basse-cour. Aujourd’hui, tout le monde le sait, même si on ne fait pas grand chose pour contrôler la source industrielle du problème, et les gouvernements continuent à débiter impudemment la théorie de l’oiseau sauvage afin d’échapper à leurs responsabilités. Il y a à peine quelques semaines, les autorités moscovites ont attribué aux oiseaux migrateurs un cas de grippe aviaire aux abords de la ville – au beau milieu de l’hiver russe.Cependant, un aspect bien plus sinistre de la crise de la grippe aviaire commence à devenir plus apparent. L’année dernière, nous alertions sur le fait que la grippe aviaire servait à favoriser les intérêts de puissantes compagnies, mettant en danger les moyens d’existence et la santé de millions de personnes. Aujourd’hui, plus que jamais, l’agrobusiness utilise cette calamité pour consolider ses chaînes alimentaires ferme-usine-supermarché alors que ses concurrents des petites fermes sont criminalisés. De leur côté, les sociétés pharmaceutiques exploitent les bonnes volontés investies dans la base de données mondiale des échantillons de grippe pour profiter des marchés captifs prêts à tout pour avoir des vaccins. Deux agences des Nations Unies – la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – sont au centre de cette affaire, utilisant leur stature internationale, l’accès aux gouvernements et le contrôle sur les financements des donateurs pour favoriser les programmes des compagnies.

Les entreprises de semences veulent interdire la semence de ferme

Il s’agit d’un rapport de GRAIN qui décrit un plaidoyer offensif de l'industrie mondiale des semences. Celle-ci préconise que ce soit un délit pour un agriculteur de conserver ses semences pour les cultiver l'année suivante.

Il s’agit d’un rapport de GRAIN qui décrit un plaidoyer offensif de l'industrie mondiale des semences. Celle-ci préconise que ce soit un délit pour un agriculteur de conserver ses semences pour les cultiver l'année suivante.

La fin des semences de ferme? Ce que souhaite l'industrie pour la prochaine révision de l'UPOV

Les principaux acteurs du monde de l’industrie des semences se plaignent des lacunes qui existent dans le système de protection des variétés végétales, l’alternative au brevet qu’ils ont mise en place dans les années soixante. Les Européens veulent se débarrasser de la possibilité limitée laissée aux agriculteurs de conserver des semences. Les Américains veulent restreindre la dérogation qui permet aux sélectionneurs de se servir librement des variétés commerciales les uns des autres dans un but de recherche. Dans les deux cas, la question est de réduire la concurrence et d’augmenter les profits. A court terme, les victimes seront les agriculteurs, qui en arriveront probablement à payer aux géants des semences 7 milliards de dollars de plus chaque année. Mais à plus longue échéance, nous y perdons tous, à cause de la mainmise croissante de l’entreprise sur nos systèmes alimentaires. Ce dossier retrace les récents débats qui ont eu lieu au sein de l’industrie des semences et examine ce qui pourrait arriver si un droit de variété végétale devenait pratiquement indiscernable d’un brevet.

Les principaux acteurs du monde de l’industrie des semences se plaignent des lacunes qui existent dans le système de protection des variétés végétales, l’alternative au brevet qu’ils ont mise en place dans les années soixante. Les Européens veulent se débarrasser de la possibilité limitée laissée aux agriculteurs de conserver des semences. Les Américains veulent restreindre la dérogation qui permet aux sélectionneurs de se servir librement des variétés commerciales les uns des autres dans un but de recherche. Dans les deux cas, la question est de réduire la concurrence et d’augmenter les profits. A court terme, les victimes seront les agriculteurs, qui en arriveront probablement à payer aux géants des semences 7 milliards de dollars de plus chaque année. Mais à plus longue échéance, nous y perdons tous, à cause de la mainmise croissante de l’entreprise sur nos systèmes alimentaires. Ce dossier retrace les récents débats qui ont eu lieu au sein de l’industrie des semences et examine ce qui pourrait arriver si un droit de variété végétale devenait pratiquement indiscernable d’un brevet.

Nyéléni  Pour la souveraineté alimentaire

Des entretiens que nous avons eus avec deux militants actifs des mouvements sociaux, Mamadou Goïta du Mali et P.V. Sateesh d’Inde, avant le Forum mondial pour la souveraineté alimentaire (Nyéléni 2007). 

Des entretiens que nous avons eus avec deux militants actifs des mouvements sociaux, Mamadou Goïta du Mali et P.V. Sateesh d’Inde, avant le Forum mondial pour la souveraineté alimentaire (Nyéléni 2007). 

Coton Bt: les faits derrière le battage publicitaire

Cela fait maintenant plus de dix ans que le coton génétiquement modifié Bt est commercialisé. Il a été depuis introduit et testé dans plus de vingt pays. Sa culture est un succès évident pour Monsanto, la principale entreprise de coton Bt. Mais qu'est que cela a signifié pour les agriculteurs? On peut avoir aujourd'hui une vision plus claire de ce qui se passe dans les fermes dans de nombreux pays à travers le monde.

Cela fait maintenant plus de dix ans que le coton génétiquement modifié Bt est commercialisé. Il a été depuis introduit et testé dans plus de vingt pays. Sa culture est un succès évident pour Monsanto, la principale entreprise de coton Bt. Mais qu'est que cela a signifié pour les agriculteurs? On peut avoir aujourd'hui une vision plus claire de ce qui se passe dans les fermes dans de nombreux pays à travers le monde.

Entretien avec Ndiogou Fall

Ndiogou Fall est président du comité exécutif du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest– http://www.roppa.info), la principale organisation faîtière pour les paysans d’Afrique de l’Ouest. Nous donnons ici le résumé d’un entretien plus long (non publié) sur le ROPPA et quelques-unes de ses idées politiques.

Ndiogou Fall est président du comité exécutif du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest– http://www.roppa.info), la principale organisation faîtière pour les paysans d’Afrique de l’Ouest. Nous donnons ici le résumé d’un entretien plus long (non publié) sur le ROPPA et quelques-unes de ses idées politiques.

La tyrannie des accords bilatéraux de biosécurité

Comment les entreprises utilisent les circuits des accords de commerce bilatéraux pour affaiblir les réglementations sur les biotechnologies Partout dans le monde, le recours aux instruments des accords bilatéraux de commerce pour ouvrir de force les marchés aux cultures GM s'intensifie. Pour étendre ses affaires à l'étranger, l'industrie des biotechnologies a besoin de réglementations plus fortes sur la propriété intellectuelle et de normes de biosécurité plus faibles. Les accords de commerce bilatéraux représentent un moyen efficace d'y parvenir. Ce dossier examine en particulier la manière dont les négociants en céréales et oléagineux du monde, qui représentent la majeure partie de la production et de la commercialisation de cultures GM aujourd'hui, se servent des accords de commerce bilatéraux pour empêcher les pays de construire des cadres réglementaires forts en matière de biosécurité.

Comment les entreprises utilisent les circuits des accords de commerce bilatéraux pour affaiblir les réglementations sur les biotechnologies Partout dans le monde, le recours aux instruments des accords bilatéraux de commerce pour ouvrir de force les marchés aux cultures GM s'intensifie. Pour étendre ses affaires à l'étranger, l'industrie des biotechnologies a besoin de réglementations plus fortes sur la propriété intellectuelle et de normes de biosécurité plus faibles. Les accords de commerce bilatéraux représentent un moyen efficace d'y parvenir. Ce dossier examine en particulier la manière dont les négociants en céréales et oléagineux du monde, qui représentent la majeure partie de la production et de la commercialisation de cultures GM aujourd'hui, se servent des accords de commerce bilatéraux pour empêcher les pays de construire des cadres réglementaires forts en matière de biosécurité.

Bamako

La forte pression exercée sur le Mali pour l’introduction du coton Bt dans ce pays nous amène à réfléchir sur la situation du coton en Afrique. Pour cela, voici un chapitre tiré du Livre d’Erik Orsenna intitulé : Voyage aux pays du coton – Petit précis de mondialisation

La forte pression exercée sur le Mali pour l’introduction du coton Bt dans ce pays nous amène à réfléchir sur la situation du coton en Afrique. Pour cela, voici un chapitre tiré du Livre d’Erik Orsenna intitulé : Voyage aux pays du coton – Petit précis de mondialisation

OMC : échec des puissants et des commerçants !

Le 24 juillet 2006, à Genève, après des mois de crise, le cycle de négociations commerciales, lancé en novembre 2001 à Doha, a été suspendu. Aucune date n'est prévue pour la reprise des négociations. C'est donc un échec pour les grandes puissances, et pour tous ceux qui voulaient réduire les droits de douanes et diminuer les subventions sur les produits agricoles. Est-ce pour autant une victoire pour les paysans ?

Le 24 juillet 2006, à Genève, après des mois de crise, le cycle de négociations commerciales, lancé en novembre 2001 à Doha, a été suspendu. Aucune date n'est prévue pour la reprise des négociations. C'est donc un échec pour les grandes puissances, et pour tous ceux qui voulaient réduire les droits de douanes et diminuer les subventions sur les produits agricoles. Est-ce pour autant une victoire pour les paysans ?

Echanger la Striga contre des brevets

A la fin de l'année, des agriculteurs Kenyans vont planter une nouvelle sorte de maïs, le StrigAway, une semence de maïs résistant à la mauvaise herbe "Striga". Ces agriculteurs ne sont-ils pas simplement en train d'échanger l'étranglement par la Striga contre le mécanisme infernal des semences et herbicides brevetés? GRAIN rend compte ici de l'introduction du StrigAway au Kenya.

A la fin de l'année, des agriculteurs Kenyans vont planter une nouvelle sorte de maïs, le StrigAway, une semence de maïs résistant à la mauvaise herbe "Striga". Ces agriculteurs ne sont-ils pas simplement en train d'échanger l'étranglement par la Striga contre le mécanisme infernal des semences et herbicides brevetés? GRAIN rend compte ici de l'introduction du StrigAway au Kenya.