A contre-courant

A contre-courant est une série de courtes prises de position sur les évolutions et les développements récents des questions sur lesquelles travaille GRAIN. Chaque article est centré sur un sujet d'actualité spécifique.

Le réseau dynamique des petits producteurs et des coopératives laitières dont est fait presque tout le secteur laitier indien est un modèle à suivre. Mais ce modèle est aujourd’hui menacé par les accords de libre-échange et la libéralisation des politiques d’investissement.

 

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En vingt ans de lutte pour récupérer leurs terres et améliorer leurs conditions de travail sur les plantations de palmiers à huile, les villageois de Buol, à Sulawesi central en Indonésie, n’ont guère obtenu de l’entreprise et du gouvernement que des promesses vides. Les seuls avantages réels acquis l’ont été suite à des actions directes. Mais avec ce type d’actions, blocage des routes ou occupation de locaux, le risque de répression violente est grand.

Les villageois sont aujourd’hui optimistes et espèrent qu’ils vont bientôt récupérer leurs terres.

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Deux dinosaures du commerce mondial - les États-Unis et l'Union européenne - ont entamé des négociations sur un accord de libre-échange bilatéral afin de relancer l'emploi et la croissance économique dans leurs économies largement déprimées. L'essentiel de la dynamique devrait résulter d'une plus grande harmonisation de la réglementation entre les deux marchés, notamment en matière de sécurité sanitaire des aliments.

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Les tentatives des grandes sociétés d'agrobusiness d'imposer la privatisation des semences continuent d'être déployées partout sur la planète. Derrière leurs tentatives, elles poursuivent un objectif clair : s'approprier un monopole sur les semences et rendre illégale la pratique historique et millénaire de conserver et de reproduire les semences. L'Amérique latine n'est pas à l'abri de ces attaques.

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Le 19 août, les organisations paysannes colombiennes ont lancé une grève nationale massive. Elles ont bloqué les routes, déversé du lait sur les voitures et pratiquement stoppé la production alimentaire à destination des villes. Le problème ? Les moyens d'existence de ces agriculteurs sont radicalement remis en cause par les politiques du gouvernement.

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En 2003, la société Syngenta a publié une annonce sur ses services dans les suppléments ruraux des quotidiens argentins Clarín et La Nación dans laquelle elle baptisait « République unie du soja » des territoires du Cône sud — situés au Brésil, en Argentine, en Uruguay, au Paraguay et en Bolivie — où l'on semait le soja. À partir de ce moment, cette déclaration explicite de néocolonialisme est devenue une « marque de fabrique » du projet que les sociétés mettaient en œuvre.

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Dans plusieurs pays, notamment la Colombie, la Sierra Leone et l’Indonésie, la production de biocarburants est à l’origine de l’expulsion de communautés agricoles et forestières de leurs terres et constitue une menace pour leur gagne-pain et leur sécurité alimentaire. Au cours de la dernière décennie, demande a poussé à l’accaparement d’environ 17 millions d’hectares de terres au détriment des populations locales.

Entre-temps, les biocarburants ne parviennent pas à produire les réductions de gaz à effet de serre escomptées, alors que certains d’entre eux ont même une empreinte carbone pire que celle des combustibles
fossiles classiques.

Il est tout simplement irresponsable d’accaparer de précieuses terres agricoles pour la production de biocarburants pour les autos. D’autant plus que ces terres appartiennent souvent à des communautés rurales dont les systèmes de production alimentaire constituent des modèles pour combattre la crise environnementale causée par l’économie des combustibles fossiles.

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Les gouvernements d'un certain nombre de pays ont essayé de répondre aux problèmes d'accaparement des terres en fermant les frontières aux investisseurs étrangers. Ces restrictions sont-elles efficaces ? Pas vraiment, estime GRAIN. Elles donnent l'impression que des mesures sont prises au plus haut niveau et elles font appel à des sentiments nationalistes ou souverainistes. Mais il s'agit d'approches très restrictives par rapport à un problème complexe et recèlent souvent de nombreux échappatoires et moyens détournés.

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À l’initiative de la Banque mondiale ou de fonds de pension, des efforts sont actuellement déployés pour réglementer les accaparements de terres à travers la création de codes et de normes. L’idée est d’établir une distinction entre les transactions foncières qui respectent certains critères et peuvent justifier d’être appelées « investissements » et celles qui ne les respectent pas et peuvent continuer à être stigmatisées et qualifiées d’« accaparements » de terres. Jusqu’à maintenant, ces tentatives étaient essentiellement le fait des institutions internationales. Maintenant, le secteur privé s’engage sérieusement à définir ses propres règles du jeu. Dans les deux cas, il en résulte une autoréglementation volontaire, qui n’est pas efficace, pas fiable, et n’apporte aucune solution à l’injustice fondamentale de ces transactions. Plutôt que d’aider les élites de la finance et des grandes entreprises à « investir de façon responsable » dans les terres agricoles, nous devons les amener à arrêter et à retirer leurs investissements. Ce n’est qu’à cette condition qu’une solution pourra être apportée à la question très différente du soutien aux petits producteurs ruraux dans leurs propres territoires et leurs propres communautés, car les deux stratégies sont contradictoires. Dans cet article, GRAIN fait un bref tour d’horizon de l’actualité.

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Dans plusieurs pays africains, selon une tradition multiséculaire, « La terre ne se vend pas ». L’accaparement des terres apparait alors comme un phénomène brutal qui remet en cause les pratiques ancestrales traditionnelles, hypothèque l’avenir des générations futures et sape les bases de la souveraineté alimentaire. Lors d’un atelier organisé par Synergie Paysanne, GRAIN et le Réseau Africain pour le Droit à l’Alimentation, avec le soutien de Pain pour le Prochain, à Ouidah, au Bénin, du 7 au 9 février 2012, plus d’une trentaine de participants représentant des organisations paysannes et des associations actives sur les questions d’accaparement des terres en Afrique de l’Ouest et du Centre ont échangé leurs expériences et approfondi cette question. Cet article de GRAIN fait le point sur la problématique et les discussions.

 

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