Turono Karuturi ("Au revoir Karuturi" en Anuak)

Boîte à outils

Auteur: Anywaa Survival Organisation et GRAIN
Date: 30 septembre 2017
Traductions: Español et English
URL raccourcie: /e/5812

Imprimer



Anywaa Survival Organisation et GRAIN | 30 septembre 2017 | terres

 

L’accapareur de terres le plus connu au monde se retire d'Ethiopie. Les terres doivent maintenant revenir aux agriculteurs Ethiopiens.

Les militants des droits fonciers du monde entier célèbrent la nouvelle de l'effondrement de l’un des plus grands accapareurs de terres : l'entreprise Indienne Karuturi Global Ltd qui possède 300.000 hectares de terres cultivées en Ethiopie. Le PDG Sai Ramakrishna Karuturi a déclaré qu'il allait apporter la sécurité alimentaire dans la corne de l’Afrique et s’est vanté du fait qu’il allait bientôt rejoindre le rang des plus grands producteurs de denrées alimentaires au monde.

« Après une décennie d’accaparement de terres, harcèlement, emprisonnements, expulsions forcées, de misère dans les camps de réfugiés et d'injustices, c'est un grand jour pour notre peuple. » exclame l’activiste Ethiopien Nyikaw Ochalla. « La demande de Karuturi d’une compensation au gouvernement Ethiopien est une offense. Il devrait indemniser la communauté et les travailleurs qui ont souffert de cette brutale aventure dans notre territoire ! »

L’investissement raté de Karuturi était emblématique d’une nouvelle vague d’entreprises qui se sont appropriés des terres des cultivateurs africains au lendemain de la crise financière et alimentaire des années 2007-2008. A la place de la sécurité alimentaire ou des investissements ces accapareurs de terres ont apporté de la misère et des conflits. La seule solution c’est de  mettre fin à ces pratiques et rendre les terres aux gens. 

Karuturi essaie toujours de conserver sa ferme de fleurs de 200 hectares à Naivasha, au Kenya, ou les travailleurs et leur familles ont été amenés à faire la grève de la faim à cause de salaires non payés. Ceci doit être résolu – en urgence. 

Pour plus d’informations, voir :

blog comments powered by Disqus