Resituer la question des bénéfices tirés de la biodiversité

En 2004, les membres de la Convention sur la diversité biologique ont commencé à négocier un “ régime international d’accès aux ressources génétiques et de partage des bénéfices ”. Beaucoup de gouvernements de pays en développement voient ce processus avec beaucoup d’enthousiasme. Ils en parlent comme d’un moyen de mettre fin à la biopiraterie et de réaliser enfin le “partage juste et équitable des bénéfices” dérivés de la biodiversité, depuis longtemps promis par la Convention sur la diversité biologique. En réalité, le régime aura très peu à voir avec le partage des bénéfices, et encore moins avec un partage juste et équitable. La priorité restera ce qu’elle a toujours été dans les discussions de la Convention sur la diversité biologique: elle sera donnée à l’accès aux gènes pour la recherche et la commercialisation, et sur l’établissement d’un prix pour cet accès. Le seul nouvel élément susceptible de se concrétiser dans ce régime est une certaine forme de mise en vigueur internationale pour des législations nationales sur l’accès, sans doute par un système de certificat prouvant qu’une ressource génétique a été acquise légalement.

En 2004, les membres de la Convention sur la diversité biologique ont commencé à négocier un “ régime international d’accès aux ressources génétiques et de partage des bénéfices ”. Beaucoup de gouvernements de pays en développement voient ce processus avec beaucoup d’enthousiasme. Ils en parlent comme d’un moyen de mettre fin à la biopiraterie et de réaliser enfin le “partage juste et équitable des bénéfices” dérivés de la biodiversité, depuis longtemps promis par la Convention sur la diversité biologique. En réalité, le régime aura très peu à voir avec le partage des bénéfices, et encore moins avec un partage juste et équitable. La priorité restera ce qu’elle a toujours été dans les discussions de la Convention sur la diversité biologique: elle sera donnée à l’accès aux gènes pour la recherche et la commercialisation, et sur l’établissement d’un prix pour cet accès. Le seul nouvel élément susceptible de se concrétiser dans ce régime est une certaine forme de mise en vigueur internationale pour des législations nationales sur l’accès, sans doute par un système de certificat prouvant qu’une ressource génétique a été acquise légalement.

Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l 'agriculture : Enjeux et Etat des lieux en Afrique de l'Ouest

Communication faite pour les organisations paysannes du Mali, à la rencontre de " la fibre africaine ", organisée par la coalition pour la protection du patrimoine génétique malien et le Forum pour l 'Autre Mali. Bamako, du 28 février au 5 mars 2005.

Communication faite pour les organisations paysannes du Mali, à la rencontre de " la fibre africaine ", organisée par la coalition pour la protection du patrimoine génétique malien et le Forum pour l 'Autre Mali. Bamako, du 28 février au 5 mars 2005.

Les Organismes Génétiquement Modifiés - quels risques pour le Mali ?

Les Organismes Génétiquement Modifiés sont au centre des débats depuis quelques années en Afrique et même dans le monde. Dans notre continent, le sujet est d 'actualité, tandis que certains paysans souhaitent l 'introduction de ces cultures, la grande majorité de nos paysans se méfient beaucoup et y voient « venir une nouvelle forme de colonisation pour les pays du Nord ». Nous avons mené une enquête sur les OGM, ses avantages et inconvénients pour l 'Afrique, les risques liés aux plantes...

Les Organismes Génétiquement Modifiés sont au centre des débats depuis quelques années en Afrique et même dans le monde. Dans notre continent, le sujet est d 'actualité, tandis que certains paysans souhaitent l 'introduction de ces cultures, la grande majorité de nos paysans se méfient beaucoup et y voient « venir une nouvelle forme de colonisation pour les pays du Nord ». Nous avons mené une enquête sur les OGM, ses avantages et inconvénients pour l 'Afrique, les risques liés aux plantes...

Le Programme alimentaire mondial et l'aide alimentaire génétiquement modifiée au Soudan et en Angola

Au cours de l’année 2004, des ONG d’Afrique ont fait part de leur inquiétude pour le non respect par le Programme alimentaire mondial (PAM) du droit de l’Angola et du Soudan de choisir, d’accepter, ou de refuser l’aide alimentaire génétiquement modifiée. Pourtant, le PAM a le devoir de respecter leur choix.

Au cours de l’année 2004, des ONG d’Afrique ont fait part de leur inquiétude pour le non respect par le Programme alimentaire mondial (PAM) du droit de l’Angola et du Soudan de choisir, d’accepter, ou de refuser l’aide alimentaire génétiquement modifiée. Pourtant, le PAM a le devoir de respecter leur choix.

Les connaissances traditionnelles a la croisée des OGM, de la biodiversité et du commerce en Afrique francophone

Cette communication a été présentée aux 9 èmes Journées Scientifiques du « Réseau Biotechnologies végétales : amélioration des plantes et sécurité alimentaire » de l’Agence Universitaire de la Francophonie, en Octobre 2004 à Lomé (Togo)

Cette communication a été présentée aux 9 èmes Journées Scientifiques du « Réseau Biotechnologies végétales : amélioration des plantes et sécurité alimentaire » de l’Agence Universitaire de la Francophonie, en Octobre 2004 à Lomé (Togo)

Production cotonnière africaine - Campagne 2004 - 2005

Dagris, le groupe français qui contrôle la plupart des filières de coton de l'Afrique, souligne que les ravageurs ne posent pas de sérieux problèmes cetta année. Selon Dagris, "La pression parasitaire est demeurée faible. L'action des ravageurs ne devr

Dagris, le groupe français qui contrôle la plupart des filières de coton de l'Afrique, souligne que les ravageurs ne posent pas de sérieux problèmes cetta année. Selon Dagris, "La pression parasitaire est demeurée faible. L'action des ravageurs ne devr

Les organisations paysannes du Mali ont pris leurs responsabilités sur la question des OGM

Les organisations paysannes du MALI manifestent leur opposition à l'introduction des OGM au MALI depuis près de trois ans déjà. Deux mois après le déclenchement d'une campagne vigoureuse de communication sur la problématique des OGM au MALI et dix jours après une importante conférence de presse réalisée par la CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du MALI) conférence de presse couverte par les plus grands medias nationaux et étrangers, le gouvernement du MALI dont l'inclination pour une introduction rapide des OGM dans le pays était affirmée depuis la rencontre de Ouagadougou avec l'USAID et les multinationales décidait, à travers un communiqué publié à l'issue du conseil des ministres du Mercredi 06 Octobre 2004.

Les organisations paysannes du MALI manifestent leur opposition à l'introduction des OGM au MALI depuis près de trois ans déjà. Deux mois après le déclenchement d'une campagne vigoureuse de communication sur la problématique des OGM au MALI et dix jours après une importante conférence de presse réalisée par la CNOP (Coordination nationale des organisations paysannes du MALI) conférence de presse couverte par les plus grands medias nationaux et étrangers, le gouvernement du MALI dont l'inclination pour une introduction rapide des OGM dans le pays était affirmée depuis la rencontre de Ouagadougou avec l'USAID et les multinationales décidait, à travers un communiqué publié à l'issue du conseil des ministres du Mercredi 06 Octobre 2004.

Vers une convergence des mouvements de résistance aux droits de propriété intellectuelle (DPI)

Le pouvoir et le contrôle n'ont jamais été aussi centralisés qu'actuellement. L'espace de liberté dans lequel nous pouvons créer, collaborer, apprendre et partager avec les autres diminue de jour en jour car nous perdons notre capacité à penser et à vivre en dehors de la sphère des multinationales. Elles possèdent l'eau, contrôlent les média et dominent notre approvisionnement alimentaire. Au cœur de ce contrôle, il y a l'ensemble du système des droits de propriété intellectuelle (DPI) – copyrights, brevets, marques déposées, droits de diffusion, etc. Les DPI sont désormais la principale source de profits dans ce qu'on appelle "l'économie des savoirs", et leur développement est crucial pour les entreprises investissant dans les nouvelles technologies et les nouveaux marchés partout dans le monde. Cependant, ils sont en train de tuer l'innovation, la liberté et l'accès à des choses essentielles comme la culture, la santé et l'éducation – nos innovations, notre liberté, notre éducation. Les agriculteurs ne peuvent conserver de semences. Les malades ne peuvent pas se payer de médicaments. Les programmateurs en informatique ne peuvent pas modifier les logiciels. Les bibliothécaires ne vous laissent pas photocopier un article dans un magazine. Les étudiants ne peuvent pas se payer de livres. Pourquoi? Parce qu'une myriade de lois réglementant les droits de propriété intellectuelle sont renforcées chaque jour pour vous empêcher de faire quoi que ce soit avec le "travail de création" de quelqu'un d'autre. Au cours des dernières dizaines d'années, l'orientation vers la privatisation et la criminalisation de tout cela au nom du soit disant génie de quelques entreprises est allée trop loin. Le contrecoup est inévitable.

Le pouvoir et le contrôle n'ont jamais été aussi centralisés qu'actuellement. L'espace de liberté dans lequel nous pouvons créer, collaborer, apprendre et partager avec les autres diminue de jour en jour car nous perdons notre capacité à penser et à vivre en dehors de la sphère des multinationales. Elles possèdent l'eau, contrôlent les média et dominent notre approvisionnement alimentaire. Au cœur de ce contrôle, il y a l'ensemble du système des droits de propriété intellectuelle (DPI) – copyrights, brevets, marques déposées, droits de diffusion, etc. Les DPI sont désormais la principale source de profits dans ce qu'on appelle "l'économie des savoirs", et leur développement est crucial pour les entreprises investissant dans les nouvelles technologies et les nouveaux marchés partout dans le monde. Cependant, ils sont en train de tuer l'innovation, la liberté et l'accès à des choses essentielles comme la culture, la santé et l'éducation – nos innovations, notre liberté, notre éducation. Les agriculteurs ne peuvent conserver de semences. Les malades ne peuvent pas se payer de médicaments. Les programmateurs en informatique ne peuvent pas modifier les logiciels. Les bibliothécaires ne vous laissent pas photocopier un article dans un magazine. Les étudiants ne peuvent pas se payer de livres. Pourquoi? Parce qu'une myriade de lois réglementant les droits de propriété intellectuelle sont renforcées chaque jour pour vous empêcher de faire quoi que ce soit avec le "travail de création" de quelqu'un d'autre. Au cours des dernières dizaines d'années, l'orientation vers la privatisation et la criminalisation de tout cela au nom du soit disant génie de quelques entreprises est allée trop loin. Le contrecoup est inévitable.