Qui est le dindon de la farce ?

Ce n'est pas la volaille de basse-cour ou la volaille élevée en plein air qui alimente la vague actuelle de cas de grippe aviaire sévissant dans plusieurs endroits du monde. La souche mortelle H5N1 de la grippe aviaire est essentiellement un problème de pratiques d'élevage de volaille industrielles. Son épicentre se trouve dans les fermes d'élevage industriel de Chine et d'Asie du sud-est et -- alors que les oiseaux sauvages peuvent transporter la maladie, au moins sur de courtes distances -- son vecteur principal est l'industrie avicole multinationale extrêmement automatisée qui envoie ses produits et les déchets de ses élevages autour du monde par une multitude de canaux. Les petits éleveurs de volaille et la diversité biologique ainsi que la sécurité alimentaire locale qu'ils soutiennent souffrent pourtant sévèrement des retombées de cette crise. Et, pour aggraver les choses, les gouvernements et les organismes internationaux, suivant les hypothèses éronnées sur la manière dont la maladie se répand et s'amplifie, continuent à prendre des mesures pour imposer le confinement et poussent à industrialiser davantage le secteur avicole. Dans la pratique, ceci signifie la fin de l'aviculture à petite échelle qui fournit la nourriture et les moyens d'existence à des centaines de millions de familles à travers le monde. Cet article apporte une nouvelle perspective sur l'histoire de la grippe aviaire qui conteste les hypothèses actuelles et remet les projecteurs là où ils devraient être : sur l'industrie multinationale de la volaille.

Ce n'est pas la volaille de basse-cour ou la volaille élevée en plein air qui alimente la vague actuelle de cas de grippe aviaire sévissant dans plusieurs endroits du monde. La souche mortelle H5N1 de la grippe aviaire est essentiellement un problème de pratiques d'élevage de volaille industrielles. Son épicentre se trouve dans les fermes d'élevage industriel de Chine et d'Asie du sud-est et -- alors que les oiseaux sauvages peuvent transporter la maladie, au moins sur de courtes distances -- son vecteur principal est l'industrie avicole multinationale extrêmement automatisée qui envoie ses produits et les déchets de ses élevages autour du monde par une multitude de canaux. Les petits éleveurs de volaille et la diversité biologique ainsi que la sécurité alimentaire locale qu'ils soutiennent souffrent pourtant sévèrement des retombées de cette crise. Et, pour aggraver les choses, les gouvernements et les organismes internationaux, suivant les hypothèses éronnées sur la manière dont la maladie se répand et s'amplifie, continuent à prendre des mesures pour imposer le confinement et poussent à industrialiser davantage le secteur avicole. Dans la pratique, ceci signifie la fin de l'aviculture à petite échelle qui fournit la nourriture et les moyens d'existence à des centaines de millions de familles à travers le monde. Cet article apporte une nouvelle perspective sur l'histoire de la grippe aviaire qui conteste les hypothèses actuelles et remet les projecteurs là où ils devraient être : sur l'industrie multinationale de la volaille.

Mali: Les OGM rejeter par un jury citoyen

Des paysans du Mali disent "non" au OGM et "oui" aux semences traditionelles.

Des paysans du Mali disent "non" au OGM et "oui" aux semences traditionelles.

Savoirs libres et production de biens communs en réseau

Savoirs libres et production de biens communs en réseau Compte-rendu de la rencontre entre acteurs des semences paysannes et acteurs de projets coopératifs numériques libres organisée á Paris le 3 décembre 2005 par la Fondation Sciences Citoyennes, le Réseau Semences Paysannes et l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre. Lien direct : http://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=1455

Savoirs libres et production de biens communs en réseau Compte-rendu de la rencontre entre acteurs des semences paysannes et acteurs de projets coopératifs numériques libres organisée á Paris le 3 décembre 2005 par la Fondation Sciences Citoyennes, le Réseau Semences Paysannes et l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre. Lien direct : http://sciencescitoyennes.org/article.php3?id_article=1455

Cause commune : linformation entre bien commun et propriété

L’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs. D’un côté, l’extension des domaines couverts par les brevets (molécules pharmaceutiques, variétés végétales, séquences génétiques, logiciels) restreint, pour le profit de quelques multinationales, l’accès à des ressources essentielles telles que les médicaments, les semences et l’information. La concentration des médias - notamment audiovisuels - menace la démocratie là où elle existe. De l’autre côté, la production et le partage de l’information et des créations sont plus libres qu’avant, et la multiplication des échanges esquisse une société mondiale, diverse et solidaire. Les médias coopératifs, les logiciels libres, les publications scientifiques ouvertes et les autres biens communs réinventent la démocratie. Comment les acteurs de ces nouveaux domaines peuvent-ils faire cause commune par-delà ce qui sépare les logiciels des ressources biologiques, ou l’art des sciences ? Comment l’information peut-elle servir les biens publics sociaux de la santé, de l’éducation ou de la solidarité au lieu de contribuer à les détruire ? Quelles alliances peut-on envisager entre les sociétés et les États, gardiens irremplaçables des biens communs épuisables que sont l’eau ou l’air ? Dans cet ouvrage, Philippe Aigrain analyse les causes et les origines d’une situation paradoxale et les tensions qu’elle suscite. Il propose une politique qui remette les êtres humains aux commandes de ces transformations. Après avoir été chercheur scientifique puis acteur des politiques européennes, Philippe Aigrain est aujourd’hui l’un des animateurs du mouvement mondial pour les biens communs informationnels. Il dirige une société qui développe de nouvelles formes de débat public sur les orientations politiques. Vous pouvez le contacter à l’adresse [email protected] -- par Rédaction Transversales, le 2 février 2005. Télécharger le livre Cause commune de Philippe Aigrain (Editions Fayard, 2005) en format PDF: http://grit-transversales.org/IMG/pdf/Causecommune-CC-By-NC-ND.pdf

L’information et ses technologies refaçonnent notre univers technique, social et éthique, mais ces bouleversements se font dans deux directions opposées selon que l’on choisit d’en encourager l’appropriation privée ou d’en faire des biens communs. D’un côté, l’extension des domaines couverts par les brevets (molécules pharmaceutiques, variétés végétales, séquences génétiques, logiciels) restreint, pour le profit de quelques multinationales, l’accès à des ressources essentielles telles que les médicaments, les semences et l’information. La concentration des médias - notamment audiovisuels - menace la démocratie là où elle existe. De l’autre côté, la production et le partage de l’information et des créations sont plus libres qu’avant, et la multiplication des échanges esquisse une société mondiale, diverse et solidaire. Les médias coopératifs, les logiciels libres, les publications scientifiques ouvertes et les autres biens communs réinventent la démocratie. Comment les acteurs de ces nouveaux domaines peuvent-ils faire cause commune par-delà ce qui sépare les logiciels des ressources biologiques, ou l’art des sciences ? Comment l’information peut-elle servir les biens publics sociaux de la santé, de l’éducation ou de la solidarité au lieu de contribuer à les détruire ? Quelles alliances peut-on envisager entre les sociétés et les États, gardiens irremplaçables des biens communs épuisables que sont l’eau ou l’air ? Dans cet ouvrage, Philippe Aigrain analyse les causes et les origines d’une situation paradoxale et les tensions qu’elle suscite. Il propose une politique qui remette les êtres humains aux commandes de ces transformations. Après avoir été chercheur scientifique puis acteur des politiques européennes, Philippe Aigrain est aujourd’hui l’un des animateurs du mouvement mondial pour les biens communs informationnels. Il dirige une société qui développe de nouvelles formes de débat public sur les orientations politiques. Vous pouvez le contacter à l’adresse ca[email protected] -- par Rédaction Transversales, le 2 février 2005. Télécharger le livre Cause commune de Philippe Aigrain (Editions Fayard, 2005) en format PDF: http://grit-transversales.org/IMG/pdf/Causecommune-CC-By-NC-ND.pdf

Vers l'adoption dun cadre national de biosécurité au Sénégal

Extrait de la communication de l’ASDEC au Séminaire Régional pour le Renforcement des Capacités en matière de sécurité alimentaire et de Biotechnologies en Afrique : Nécessité d’un cadre de régulation efficace Organisé par la Représentation Afrique de l’Organisation Internationale des Consommateurs Du 15 au 18 Octobre 2005 à Accra, Ghana

Extrait de la communication de l’ASDEC au Séminaire Régional pour le Renforcement des Capacités en matière de sécurité alimentaire et de Biotechnologies en Afrique : Nécessité d’un cadre de régulation efficace Organisé par la Représentation Afrique de l’Organisation Internationale des Consommateurs Du 15 au 18 Octobre 2005 à Accra, Ghana

Technologie Terminator : le retour des Semences-suicide !

La technologie Terminator n’a malheureusement pas été reléguée aux oubliettes - elle constitue toujours une menace aussi grave qu’immédiate, à la diversité des cultures et à la souveraineté alimentaire dans le monde. Des gouvernements sont à rédiger des propositions en vue d’autoriser les essais en champ et la commercialisation de semences Terminator. Ouvertement favorable à Terminator, l’International Seed Federation travaille de concert avec des Etats proches de l’industrie, à la levée du moratoire de fait des Nations-Unies. Il n’y a qu’une façon de se protéger contre les semences-suicide : l’interdiction pure et simple.

La technologie Terminator n’a malheureusement pas été reléguée aux oubliettes - elle constitue toujours une menace aussi grave qu’immédiate, à la diversité des cultures et à la souveraineté alimentaire dans le monde. Des gouvernements sont à rédiger des propositions en vue d’autoriser les essais en champ et la commercialisation de semences Terminator. Ouvertement favorable à Terminator, l’International Seed Federation travaille de concert avec des Etats proches de l’industrie, à la levée du moratoire de fait des Nations-Unies. Il n’y a qu’une façon de se protéger contre les semences-suicide : l’interdiction pure et simple.

Déclaration de Nairobi sur 'Les OGM dans l'agriculture africaine'

A l’occasion du Séminaire de stratégie de la société civile sur les OGM dans l’agriculture africaine - Nairobi (Kenya), 27-29 septembre 2005.

A l’occasion du Séminaire de stratégie de la société civile sur les OGM dans l’agriculture africaine - Nairobi (Kenya), 27-29 septembre 2005.

Que devient la biosécurité?

Dans la plupart des pays, les processus politiques concernant les lois et les politiques de biosécurité sont déconnectés des populations qu'ils sont censés servir. Cela se passe ainsi: un petit groupe composé de membres de l'élite locale est assis autour d'une table avec des technocrates. Et l'industrie GM est là aussi, avec ses attachés-cases pleins d'argent, pendant que les petits agriculteurs sont complètement écartés du processus.

Dans la plupart des pays, les processus politiques concernant les lois et les politiques de biosécurité sont déconnectés des populations qu'ils sont censés servir. Cela se passe ainsi: un petit groupe composé de membres de l'élite locale est assis autour d'une table avec des technocrates. Et l'industrie GM est là aussi, avec ses attachés-cases pleins d'argent, pendant que les petits agriculteurs sont complètement écartés du processus.

Les épicentres des DPI: une géographie de la propriété intellectuelle

Où se décide la politique de la propriété intellectuelle? Les gouvernements élaborent les lois de propriété intellectuelle mais d 'où vient la pensée politique qui sous-tend ces lois? Il y a plus d 'une dizaine d 'années, mon collègue John Braithwaite et moi-même avons entrepris de répondre à cette question.

Où se décide la politique de la propriété intellectuelle? Les gouvernements élaborent les lois de propriété intellectuelle mais d 'où vient la pensée politique qui sous-tend ces lois? Il y a plus d 'une dizaine d 'années, mon collègue John Braithwaite et moi-même avons entrepris de répondre à cette question.

Peter Drahos et la convergence - une entrevue

Peter Drahos est professeur de droit et coordinateur du Programme des Institutions de Réglementation à l'Université nationale d'Australie. Parmi ses publications, on peut citer: A Philosophy of Intellectual Property (1996)(Une philosophie de la propriété intellectuelle), Information Feudalism: Who owns the knowledge economy (2002, avec John Braithwaite,(Le féodalisme de l'information: qui détient l'économie du savoir?) dont Seedling a rendu compte, voir www. grain.org/seedling/?id=265 ) , et Global Intellectual Property Rights: Knowledge, access and development (2002, avec Ruth Mayne)(Les droits de propriété intellectuelle au niveau mondial: Savoirs, accès et développement)

Peter Drahos est professeur de droit et coordinateur du Programme des Institutions de Réglementation à l'Université nationale d'Australie. Parmi ses publications, on peut citer: A Philosophy of Intellectual Property (1996)(Une philosophie de la propriété intellectuelle), Information Feudalism: Who owns the knowledge economy (2002, avec John Braithwaite,(Le féodalisme de l'information: qui détient l'économie du savoir?) dont Seedling a rendu compte, voir www. grain.org/seedling/?id=265 ) , et Global Intellectual Property Rights: Knowledge, access and development (2002, avec Ruth Mayne)(Les droits de propriété intellectuelle au niveau mondial: Savoirs, accès et développement)

Le Traité sur les semences de la FAO: des droits des agriculteurs aux privilèges des obtenteurs

Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture - parfois appelé "traité sur les semences" pour faire plus court - a été adopté par les états membres de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en 2001 et est entré en vigueur en 2004. Actuellement, les Etats qui l'ont signé sont en train d'élaborer les détails de la mise en application du traité, en particulier les réglementations concernant l'accès aux ressources génétiques assigné au mécanisme multilatéral, et les termes d'un accord de transfert de matériel devant accompagner tout échange de semences. Loin des origines de sa lutte pour affirmer les droits des agriculteurs pour contrebalancer ceux des obtenteurs, le Traité concerne principalement l'attribution de nouveaux privilèges à l'industrie des semences. Il donnera aux entreprises privées un accès libre à la majeure partie des collections publiques de matériel génétique du monde sans aucune obligation de partager leurs propres ressources en contrepartie.

Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture - parfois appelé "traité sur les semences" pour faire plus court - a été adopté par les états membres de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en 2001 et est entré en vigueur en 2004. Actuellement, les Etats qui l'ont signé sont en train d'élaborer les détails de la mise en application du traité, en particulier les réglementations concernant l'accès aux ressources génétiques assigné au mécanisme multilatéral, et les termes d'un accord de transfert de matériel devant accompagner tout échange de semences. Loin des origines de sa lutte pour affirmer les droits des agriculteurs pour contrebalancer ceux des obtenteurs, le Traité concerne principalement l'attribution de nouveaux privilèges à l'industrie des semences. Il donnera aux entreprises privées un accès libre à la majeure partie des collections publiques de matériel génétique du monde sans aucune obligation de partager leurs propres ressources en contrepartie.