Semences

Le « problème des semences » était à l’origine de GRAIN il y a presque 30 ans et constitue encore pour nous le cœur de notre travail. La biodiversité dans les champs des agriculteurs et agricultrices se dégrade à une vitesse alarmante alors que l’emprise du secteur commercial sur les semences n’a jamais été aussi grande, et ce à travers la promotion des plantes hybrides, en particulier les organismes génétiquement modifiés (OGM), et le phénomène de la concentration des terres. Partout dans le monde, les gouvernements favorisent ou permettent des lois semencières et de propriété intellectuelle restrictives qui donnent un pouvoir exclusif au secteur commercial et empêchent les fermiers de garder, échanger et continuer à développer leurs propres variétés. Mais de la même manière, des mouvements sociaux naissent un peu partout et commencent à défier cette tendance et créer des réseaux pour préserver et utiliser les ressources locales. 

Cette partie du programme permet à GRAIN d’intégrer ce mouvement et de contribuer aux travaux de recherche et d’information ainsi que de lui apporter son soutien et d’aider à créer des capacités.

À propos des organismes génétiquement modifiés (disponible en langues locales africaines)

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un animal, une plante ou un micro organisme (par exemple une bactérie), auquel l’homme a ajouté ou retiré au laboratoire un gène, afin qu’il exprime un caractère donné qu’il n’avait pas avant. L’exemple le plus proche de nous est le coton Bt. C’est un coton génétiquement modifié pour que la plante produise son propre insecticide pour se protéger.

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un animal, une plante ou un micro organisme (par exemple une bactérie), auquel l’homme a ajouté ou retiré au laboratoire un gène, afin qu’il exprime un caractère donné qu’il n’avait pas avant. L’exemple le plus proche de nous est le coton Bt. C’est un coton génétiquement modifié pour que la plante produise son propre insecticide pour se protéger.

Argentine : les nouveaux OGM “nationaux”. Les résistances se multiplient

l’État argentin annonce en grande pompe l’introduction de nouveaux OGM qui semblent se distinguer des OGM existants pour trois raisons : ils introduisent des modifications génétiques qui ne signifient pas qu’ils résistent aux herbicides ni qu’ils produisent des toxines Bt ; ils promettent dans certains cas d’améliorer les rendements de production; pour finir, ils ne sont pas développés par des entreprises, mais par des universités et des instituts de recherche publics. Ces arguments ne sont toutefois que des leurres visant à continuer à imposer le même modèle d’agrobusiness.

l’État argentin annonce en grande pompe l’introduction de nouveaux OGM qui semblent se distinguer des OGM existants pour trois raisons : ils introduisent des modifications génétiques qui ne signifient pas qu’ils résistent aux herbicides ni qu’ils produisent des toxines Bt ; ils promettent dans certains cas d’améliorer les rendements de production; pour finir, ils ne sont pas développés par des entreprises, mais par des universités et des instituts de recherche publics. Ces arguments ne sont toutefois que des leurres visant à continuer à imposer le même modèle d’agrobusiness.

L'UPOV 91 et les autres lois sur les semences : petit guide sur les méthodes des entreprises semencières pour tenter de contrôler et monopoliser les semences

Partout au monde, les semences paysannes et les systèmes paysans de semences sont aujourd’hui attaqués. Les grandes corporations font pression en faveur de l'imposition de nouvelles lois et règlements encore plus stricts qui criminalisent les agriculteurs simplement parce qu’ils sèment, conservent, échangent et protègent leurs semences. Si elles réussissent, les paysans de la planète entière risquent d'être emprisonnés ou de se faire imposer des amendes salées s'ils continuent de faire ce qu'ils font depuis toujours. À l'aide d'extraits de lois de plusieurs pays, nous montrons comment ces changements se produisent.

Partout au monde, les semences paysannes et les systèmes paysans de semences sont aujourd’hui attaqués. Les grandes corporations font pression en faveur de l'imposition de nouvelles lois et règlements encore plus stricts qui criminalisent les agriculteurs simplement parce qu’ils sèment, conservent, échangent et protègent leurs semences. Si elles réussissent, les paysans de la planète entière risquent d'être emprisonnés ou de se faire imposer des amendes salées s'ils continuent de faire ce qu'ils font depuis toujours. À l'aide d'extraits de lois de plusieurs pays, nous montrons comment ces changements se produisent.

Les lois semencières qui criminalisent les paysannes et les paysans : résistances et luttes

Les semences sont à la base de processus productifs, sociaux et culturels qui ont donné à la population rurale une capacité tenace à conserver un certain degré d’autonomie et à refuser une soumission complète aux grandes entreprises et au règne de l’argent. Pour les intérêts commerciaux qui aspirent à prendre le contrôle des terres, de l’agriculture et des aliments – et de l’immense marché que cela représente – cette indépendance représente un obstacle.

Les semences sont à la base de processus productifs, sociaux et culturels qui ont donné à la population rurale une capacité tenace à conserver un certain degré d’autonomie et à refuser une soumission complète aux grandes entreprises et au règne de l’argent. Pour les intérêts commerciaux qui aspirent à prendre le contrôle des terres, de l’agriculture et des aliments – et de l’immense marché que cela représente – cette indépendance représente un obstacle.

Les lois semencières qui criminalisent les paysannes et les paysans : résistances et luttes

Les semences paysannes sont attaquées de toutes parts. Sous la pression des grandes entreprises, les législations de nombreux pays posent des obstacles à ce que les paysans et les paysannes peuvent faire de leurs propres semences et des semences qu'ils achètent. La conservation et la réutilisation des semences, une pratique millénaire à la base de l'agriculture devient une activité criminelle. Que peut on faire ?

Les semences paysannes sont attaquées de toutes parts. Sous la pression des grandes entreprises, les législations de nombreux pays posent des obstacles à ce que les paysans et les paysannes peuvent faire de leurs propres semences et des semences qu'ils achètent. La conservation et la réutilisation des semences, une pratique millénaire à la base de l'agriculture devient une activité criminelle. Que peut on faire ?

Infographie : Non aux lois semencières qui criminalisent les paysans & défendons les semence paysannes

Les semences paysannes sont attaquées de toutes parts. Sous la pression des grandes entreprises, les législations de nombreux pays posent des obstacles à ce que les paysans et les paysannes peuvent faire de leurs propres semences et des semences qu'ils achètent. La conservation et la réutilisation des semences, une pratique millénaire à la base de l'agriculture devient une activité criminelle. Que peut on faire ?

Les semences paysannes sont attaquées de toutes parts. Sous la pression des grandes entreprises, les législations de nombreux pays posent des obstacles à ce que les paysans et les paysannes peuvent faire de leurs propres semences et des semences qu'ils achètent. La conservation et la réutilisation des semences, une pratique millénaire à la base de l'agriculture devient une activité criminelle. Que peut on faire ?

Les lois semencières qui criminalisent les paysannes et les paysans : études de cas dans d'autres pays

Les semences paysannes, base de la production alimentaire, sont attaquées de toutes parts. Dans de nombreux pays, les lois votées sous pression des grandes entreprises limitent de plus en plus l'utilisation que les paysans peuvent faire de leurs semences. Ces études de cas supplementaires démontrent les attaques – et la résistance.

Les semences paysannes, base de la production alimentaire, sont attaquées de toutes parts. Dans de nombreux pays, les lois votées sous pression des grandes entreprises limitent de plus en plus l'utilisation que les paysans peuvent faire de leurs semences. Ces études de cas supplementaires démontrent les attaques – et la résistance.

Remise en cause des lois foncières et semencières : qui tire les ficelles des changements en Afrique ?

Le lobby qui cherche à industrialiser la production alimentaire en Afrique modifie aussi la législation semencière et foncière pour qu'elle serve les intérêts de l'industrie agroalimentaire. L'objectif final est de transformer ce qui a longtemps été considéré comme un bien commun en Afrique en une marchandise commercialisable que le secteur privé peut contrôler et dont il peut retirer des profits, au détriment des petits agriculteurs et des communautés.

Le lobby qui cherche à industrialiser la production alimentaire en Afrique modifie aussi la législation semencière et foncière pour qu'elle serve les intérêts de l'industrie agroalimentaire. L'objectif final est de transformer ce qui a longtemps été considéré comme un bien commun en Afrique en une marchandise commercialisable que le secteur privé peut contrôler et dont il peut retirer des profits, au détriment des petits agriculteurs et des communautés.

Lois sur les semences: un apartheid agricole imposé

Ce numéro de Seedling examine un certain nombre d’expériences et de changements violents qui se produisent avec les lois sur les semences dans différentes parties du monde aujourd’hui, dans l’espoir d’avancer dans le débat et de générer de nouvelles idées sur la manière dont nous pouvons soutenir des systèmes d’approvisionnement en semences réellement autonomes et contrôlés par les agriculteurs.

Ce numéro de Seedling examine un certain nombre d’expériences et de changements violents qui se produisent avec les lois sur les semences dans différentes parties du monde aujourd’hui, dans l’espoir d’avancer dans le débat et de générer de nouvelles idées sur la manière dont nous pouvons soutenir des systèmes d’approvisionnement en semences réellement autonomes et contrôlés par les agriculteurs.

De bonnes idées qui ont mal tourné ? Glossaire des termes relatifs aux droits

Nombre d'entre nous doivent souvent se battre avec des termes et des concepts employés comme si leur sens était unique et simple alors qu'en réalité ils cachent des préjugés importants et des visions du monde bien spécifiques. Ils reflètent en général la vision du monde de ceux qui sont au pouvoir, ce qui n'a rien d'étonnant. Ce sont aussi des termes et des concepts qui reposaient sur de bonnes intentions quand ils ont été définis mais qui ont été déformés avec le temps à cause d'un emploi inapproprié, acquérant ainsi des connotations et des implications plus compliquées. Quand nous utilisons ces termes, nous nous trouvons involontairement mais inévitablement piégés dans des conceptions philosophiques et politiques qui font obstruction à nos capacités à contester le pouvoir qui soutient ces opinions. Dans les pages suivantes, GRAIN examine de manière critique certains de ces concepts clés relatifs au savoir, à la biodiversité et aux droits de propriété intellectuelle. Beaucoup de ces termes et ces phrases paraissent assez innocents à première vue, mais si on les examine de plus près, on peut constater combien ils ont été déformés, manipulés, usurpés, dévalués et/ou dénaturés. Certains sont utilisés pour nous restreindre et nous enfermer dans une certaine façon de penser, et d'autres sont utilisés contre nous. Ce n'est pas un exercice destiné à tirer des conclusions définitives mais une invitation à déconstruire certaines définitions et entreprendre la recherche d'une nouvelle terminologie et de nouvelles façons de penser qui peuvent nous aider à nous sortir de certains des pièges conceptuels dans lesquels nous sommes coincés. Comme les lecteurs vont le constater, un des concepts clés manque: celui des droits. Après en avoir discuté, nous avons conclu que ce concept est si central aux débats actuels, tellement chargé en valeurs implicites, et sa représentation ancrée si profondément dans nos esprits, qu’un examen plus long et plus attentif est nécessaire avant de pouvoir aborder un débat profitable sur le sujet. Nous comptons inclure une discussion sur la question des ‘droits’ dans un prochain numéro de Seedling. En attendant, vos commentaires sont les bienvenus.

Nombre d'entre nous doivent souvent se battre avec des termes et des concepts employés comme si leur sens était unique et simple alors qu'en réalité ils cachent des préjugés importants et des visions du monde bien spécifiques. Ils reflètent en général la vision du monde de ceux qui sont au pouvoir, ce qui n'a rien d'étonnant. Ce sont aussi des termes et des concepts qui reposaient sur de bonnes intentions quand ils ont été définis mais qui ont été déformés avec le temps à cause d'un emploi inapproprié, acquérant ainsi des connotations et des implications plus compliquées. Quand nous utilisons ces termes, nous nous trouvons involontairement mais inévitablement piégés dans des conceptions philosophiques et politiques qui font obstruction à nos capacités à contester le pouvoir qui soutient ces opinions. Dans les pages suivantes, GRAIN examine de manière critique certains de ces concepts clés relatifs au savoir, à la biodiversité et aux droits de propriété intellectuelle. Beaucoup de ces termes et ces phrases paraissent assez innocents à première vue, mais si on les examine de plus près, on peut constater combien ils ont été déformés, manipulés, usurpés, dévalués et/ou dénaturés. Certains sont utilisés pour nous restreindre et nous enfermer dans une certaine façon de penser, et d'autres sont utilisés contre nous. Ce n'est pas un exercice destiné à tirer des conclusions définitives mais une invitation à déconstruire certaines définitions et entreprendre la recherche d'une nouvelle terminologie et de nouvelles façons de penser qui peuvent nous aider à nous sortir de certains des pièges conceptuels dans lesquels nous sommes coincés. Comme les lecteurs vont le constater, un des concepts clés manque: celui des droits. Après en avoir discuté, nous avons conclu que ce concept est si central aux débats actuels, tellement chargé en valeurs implicites, et sa représentation ancrée si profondément dans nos esprits, qu’un examen plus long et plus attentif est nécessaire avant de pouvoir aborder un débat profitable sur le sujet. Nous comptons inclure une discussion sur la question des ‘droits’ dans un prochain numéro de Seedling. En attendant, vos commentaires sont les bienvenus.