Semences

Le « problème des semences » était à l’origine de GRAIN il y a presque 30 ans et constitue encore pour nous le cœur de notre travail. La biodiversité dans les champs des agriculteurs et agricultrices se dégrade à une vitesse alarmante alors que l’emprise du secteur commercial sur les semences n’a jamais été aussi grande, et ce à travers la promotion des plantes hybrides, en particulier les organismes génétiquement modifiés (OGM), et le phénomène de la concentration des terres. Partout dans le monde, les gouvernements favorisent ou permettent des lois semencières et de propriété intellectuelle restrictives qui donnent un pouvoir exclusif au secteur commercial et empêchent les fermiers de garder, échanger et continuer à développer leurs propres variétés. Mais de la même manière, des mouvements sociaux naissent un peu partout et commencent à défier cette tendance et créer des réseaux pour préserver et utiliser les ressources locales. 

Cette partie du programme permet à GRAIN d’intégrer ce mouvement et de contribuer aux travaux de recherche et d’information ainsi que de lui apporter son soutien et d’aider à créer des capacités.

Bande dessinée « Semences en résistance »

Nous partageons la bande dessinée Semences en résistance réalisée à partir du dessin animé qui ouvre le documentaire Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? Ce documentaire a été réalisé en 2017 par un collectif d’organisations latinoaméricaines qui œuvrent sur tout le continent à la défense des semences autochtones, paysannes et locales comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.

Nous partageons la bande dessinée Semences en résistance réalisée à partir du dessin animé qui ouvre le documentaire Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? Ce documentaire a été réalisé en 2017 par un collectif d’organisations latinoaméricaines qui œuvrent sur tout le continent à la défense des semences autochtones, paysannes et locales comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.

Ne nous laissons pas berner une fois de plus ! Deux décennies de mensonges sur le riz doré

Sur une couverture désormais célèbre du magazine Time en 2000, le riz doré était présenté comme le « riz qui pourrait sauver des millions de vies ». La prévision optimiste selon laquelle le riz génétiquement modifié (GM) serait commercialisé au début des années 2000 était un leurre : 20 ans plus tard, le riz doré n’a pas encore tenu sa promesse messianique, à savoir résoudre le problème de la carence en vitamine A (CVA) chez les enfants des pays pauvres.

Sur une couverture désormais célèbre du magazine Time en 2000, le riz doré était présenté comme le « riz qui pourrait sauver des millions de vies ». La prévision optimiste selon laquelle le riz génétiquement modifié (GM) serait commercialisé au début des années 2000 était un leurre : 20 ans plus tard, le riz doré n’a pas encore tenu sa promesse messianique, à savoir résoudre le problème de la carence en vitamine A (CVA) chez les enfants des pays pauvres.

Les vrais producteurs de semences : Les petits producteurs sauvegardent, utilisent, partagent et améliorent la diversité semencière des cultures qui nourrissent l'Afrique

Le tableau qui nous est souvent présenté est que nous avons besoin de semences industrielles pour nourrir le monde : elles seraient plus efficaces, plus productives et plus prévisibles. Les variétés paysannes développées localement sont décrites comme des plantes arriérées, moins productives et infectées. Mais ceux d'entre nous qui ont les pieds sur terre savent que ce n'est pas la réalité en Afrique. Pour commencer avec un fait qui donne à réfléchir : la grande majorité de la nourriture produite sur le continent provient des semences d’agriculteurs locaux (selon certaines études, 80%). Si ces semences sont si « arriérées », qu'est-ce qui pousse les agriculteurs à continuer de les conserver et de les semer ? Quels avantages en tirent-ils ? Quels défis rencontrent-ils dans cet effort ? Comment doivent-ils être soutenus pour qu'ils puissent faire leur travail plus efficacement ? AFSA et GRAIN ont décidé d’en savoir plus. Nous travaillons avec de nombreuses organisations partenaires à travers le continent, dont beaucoup sont impliquées dans des activités locales sur la diversité des semences. L'AFSA ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile (OSC) sur le continent ont adopté le terme « systèmes de semences paysannes (FMSS) » pour reconnaître ces pratiques qui ont été considérées par plusieurs parties comme « informelles ».

Le tableau qui nous est souvent présenté est que nous avons besoin de semences industrielles pour nourrir le monde : elles seraient plus efficaces, plus productives et plus prévisibles. Les variétés paysannes développées localement sont décrites comme des plantes arriérées, moins productives et infectées. Mais ceux d'entre nous qui ont les pieds sur terre savent que ce n'est pas la réalité en Afrique. Pour commencer avec un fait qui donne à réfléchir : la grande majorité de la nourriture produite sur le continent provient des semences d’agriculteurs locaux (selon certaines études, 80%). Si ces semences sont si « arriérées », qu'est-ce qui pousse les agriculteurs à continuer de les conserver et de les semer ? Quels avantages en tirent-ils ? Quels défis rencontrent-ils dans cet effort ? Comment doivent-ils être soutenus pour qu'ils puissent faire leur travail plus efficacement ? AFSA et GRAIN ont décidé d’en savoir plus. Nous travaillons avec de nombreuses organisations partenaires à travers le continent, dont beaucoup sont impliquées dans des activités locales sur la diversité des semences. L'AFSA ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile (OSC) sur le continent ont adopté le terme « systèmes de semences paysannes (FMSS) » pour reconnaître ces pratiques qui ont été considérées par plusieurs parties comme « informelles ».

Semences en résistance

« Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.  

« Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.  

Mexique : les dangers du maïs industriel et de ses produits transformés comestibles

Une équipe de recherche mexicaine de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et de l’Université autonome métropolitaine (UAM) a publié en août 2017 une étude démontrant la présence de transgènes et de glyphosate (herbicide) dans des aliments transformés et des tortillas élaborés à partir de maïs industriel, à l’échelle du pays tout entier. 

Une équipe de recherche mexicaine de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et de l’Université autonome métropolitaine (UAM) a publié en août 2017 une étude démontrant la présence de transgènes et de glyphosate (herbicide) dans des aliments transformés et des tortillas élaborés à partir de maïs industriel, à l’échelle du pays tout entier. 

Le Collectif des Semences d'Amérique Latine présente le documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? »

Produit conjointement par huit organisations d’Amérique latine et réalisé par Radio Mundo Real, le documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? » expose les expériences et les luttes des mouvements de défense des semences locales en Amérique latine, actifs en Équateur, au Brésil, au Costa Rica, au Mexique, au Honduras, en Argentine, en Colombie et au Guatemala.

Produit conjointement par huit organisations d’Amérique latine et réalisé par Radio Mundo Real, le documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? » expose les expériences et les luttes des mouvements de défense des semences locales en Amérique latine, actifs en Équateur, au Brésil, au Costa Rica, au Mexique, au Honduras, en Argentine, en Colombie et au Guatemala.

Ces accords commerciaux qui influent sur les lois semencières en Afrique

L’autonomie des Etats africains en matière de politique semencière est limitée par les accords commerciaux, comme les accords dits de libre-échange ou les traités sur l’investissement, signés entre Etats. Certes, en principe, chaque pays a la souveraineté de signer ou ne pas signer ces accords. Mais les pays sont très souvent contraints de les conclure pour des raisons financières, géopolitiques, sécuritaires ou autres. GRAIN a publié un état des lieux des accords de ce type ou bien signés ou bien en voie de négociation en juin 2016. Aujourd’hui, où en est-on ?  

L’autonomie des Etats africains en matière de politique semencière est limitée par les accords commerciaux, comme les accords dits de libre-échange ou les traités sur l’investissement, signés entre Etats. Certes, en principe, chaque pays a la souveraineté de signer ou ne pas signer ces accords. Mais les pays sont très souvent contraints de les conclure pour des raisons financières, géopolitiques, sécuritaires ou autres. GRAIN a publié un état des lieux des accords de ce type ou bien signés ou bien en voie de négociation en juin 2016. Aujourd’hui, où en est-on ?  

20 ans de soja transgénique dans le Cône sud de l'Amérique latine, 20 raisons de l'interdire définitivement

Le Service international pour l'acquisition d'applications agricoles biotechnologiques (ISAAA) vient de publier son rapport annuel, qui confirme que le Cône sud de l'Amérique latine est la région du monde où l'on cultive le plus d'OGM et où l'on recense la plus grande superficie de terres consacrées à un seul type de monoculture (plus de 54 millions d'hectares de soja transgénique au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans le sud de la Bolivie).

Le Service international pour l'acquisition d'applications agricoles biotechnologiques (ISAAA) vient de publier son rapport annuel, qui confirme que le Cône sud de l'Amérique latine est la région du monde où l'on cultive le plus d'OGM et où l'on recense la plus grande superficie de terres consacrées à un seul type de monoculture (plus de 54 millions d'hectares de soja transgénique au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans le sud de la Bolivie).

Les traités de commerce risquent d’enlever aux agriculteurs la gestion de la biodiversité des semences

La sélection et l’entretien intelligents des graines les plus adaptées à un site déterminé sont au cœur de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles. La biodiversité de centaines de milliers de variétés agricoles et de races animales que l’on trouve dans les champs des paysans du monde entier en a découlé, et constitue la pierre angulaire du système alimentaire mondial. Les agriculteurs paysans et les variétés locales qu’ils ont développées nourrissent encore aujourd’hui la majorité d’entre nous. En revanche, l’agriculture industrielle dominée par un petit nombre de sociétés transnationales a radicalement réduit la variété des produits agricoles cultivés. En plus, elle n’a pas tardé à empiéter sur les terres dont les paysans dépendent pour produire des aliments et sur leur accès à la diversité de semences qui constitue la base de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles.

La sélection et l’entretien intelligents des graines les plus adaptées à un site déterminé sont au cœur de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles. La biodiversité de centaines de milliers de variétés agricoles et de races animales que l’on trouve dans les champs des paysans du monde entier en a découlé, et constitue la pierre angulaire du système alimentaire mondial. Les agriculteurs paysans et les variétés locales qu’ils ont développées nourrissent encore aujourd’hui la majorité d’entre nous. En revanche, l’agriculture industrielle dominée par un petit nombre de sociétés transnationales a radicalement réduit la variété des produits agricoles cultivés. En plus, elle n’a pas tardé à empiéter sur les terres dont les paysans dépendent pour produire des aliments et sur leur accès à la diversité de semences qui constitue la base de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles.

Avec de nouveaux accords commerciaux, le vol organisé par les multinationales est légalisé et les semences paysannes deviennent illégales

Depuis 2001, GRAIN suit la manière dont les soi-disant accords de libre-échange (ALE), le plus souvent négociés dans le secret hors de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sont utilisés pour aller au-delà des normes internationales existantes en matière de brevetabilité du vivant. Nous fournissons dans ce rapport des informations actualisées sur les ALE qui sont en train de légaliser le vol organisé par les entreprises et de menacer la possibilité pour les agriculteurs de conserver, produire et échanger des semences dans le monde entier.

Depuis 2001, GRAIN suit la manière dont les soi-disant accords de libre-échange (ALE), le plus souvent négociés dans le secret hors de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sont utilisés pour aller au-delà des normes internationales existantes en matière de brevetabilité du vivant. Nous fournissons dans ce rapport des informations actualisées sur les ALE qui sont en train de légaliser le vol organisé par les entreprises et de menacer la possibilité pour les agriculteurs de conserver, produire et échanger des semences dans le monde entier.

Graines de liberté : entretien avec Henk Hobbelink

Le programme de la soi-disant Révolution verte a touché le monde entier. L’idée était de créer de nouvelles variétés de semences. Des semences, présumées à haut rendement ont donc été créées, mais leur rendement élevé dépendait essentiellement de l’apport d’intrants externes. Elles provenaient de laboratoires et étaient censées remplir des buts bien spécifiques. Génétiquement uniformes, elles ont massivement remplacé la diversité dans les champs des paysans, en Inde, en Afrique et partout dans le monde. 

Le programme de la soi-disant Révolution verte a touché le monde entier. L’idée était de créer de nouvelles variétés de semences. Des semences, présumées à haut rendement ont donc été créées, mais leur rendement élevé dépendait essentiellement de l’apport d’intrants externes. Elles provenaient de laboratoires et étaient censées remplir des buts bien spécifiques. Génétiquement uniformes, elles ont massivement remplacé la diversité dans les champs des paysans, en Inde, en Afrique et partout dans le monde. 

Un nouveau méga-traité dans les cartons. RCEP : quelles répercussions pour les semences paysannes en Asie ?

En février 2016, le Partenariat transpacifique (TPP), un nouveau traité commercial controversé qui s'applique à 12 pays de la région Asie-Pacifique, a été signé en Nouvelle-Zélande (Aotearoa). Fruit d'un processus initié par les États-Unis, l'accord vise à stimuler le commerce et l'investissement au sein d'un groupe restreint de pays (dont la Chine ne fait pas partie). Le TPP aura un impact majeur sur l'accès des agriculteurs aux semences et leur contrôle sur celles-ci. Mais un autre « méga » accord commercial fait clandestinement son chemin en Asie : le Partenariat économique global régional (RCEP). Dans ce rapport, GRAIN cherche à savoir quelles pourraient être les conséquences du RCEP pour les semences paysannes de la région, dans le contexte du TPP qui vient d'être signé.

En février 2016, le Partenariat transpacifique (TPP), un nouveau traité commercial controversé qui s'applique à 12 pays de la région Asie-Pacifique, a été signé en Nouvelle-Zélande (Aotearoa). Fruit d'un processus initié par les États-Unis, l'accord vise à stimuler le commerce et l'investissement au sein d'un groupe restreint de pays (dont la Chine ne fait pas partie). Le TPP aura un impact majeur sur l'accès des agriculteurs aux semences et leur contrôle sur celles-ci. Mais un autre « méga » accord commercial fait clandestinement son chemin en Asie : le Partenariat économique global régional (RCEP). Dans ce rapport, GRAIN cherche à savoir quelles pourraient être les conséquences du RCEP pour les semences paysannes de la région, dans le contexte du TPP qui vient d'être signé.

Le niébé et le sorgho : nouvelle frontière dans l'expansion de l’agro-industrie

Après le coton génétiquement modifié (GM), c'est le tour des aliments GM de faire leur entrée en Afrique de l'Ouest. Actuellement, les cibles des multinationales en Afrique sont le niébé et le sorgho, deux plantes alimentaires les plus cultivées dans les régions semi-arides et arides. Ces cultures sont moins exigeantes en eau, et tolèrent la pauvreté des sols. De ce fait, elles sont mieux adaptées aux modifications actuelles des conditions climatiques, et elles contribuent de façon significative à la souveraineté alimentaire.

Après le coton génétiquement modifié (GM), c'est le tour des aliments GM de faire leur entrée en Afrique de l'Ouest. Actuellement, les cibles des multinationales en Afrique sont le niébé et le sorgho, deux plantes alimentaires les plus cultivées dans les régions semi-arides et arides. Ces cultures sont moins exigeantes en eau, et tolèrent la pauvreté des sols. De ce fait, elles sont mieux adaptées aux modifications actuelles des conditions climatiques, et elles contribuent de façon significative à la souveraineté alimentaire.

À propos des organismes génétiquement modifiés (disponible en langues locales africaines)

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un animal, une plante ou un micro organisme (par exemple une bactérie), auquel l’homme a ajouté ou retiré au laboratoire un gène, afin qu’il exprime un caractère donné qu’il n’avait pas avant. L’exemple le plus proche de nous est le coton Bt. C’est un coton génétiquement modifié pour que la plante produise son propre insecticide pour se protéger.

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un animal, une plante ou un micro organisme (par exemple une bactérie), auquel l’homme a ajouté ou retiré au laboratoire un gène, afin qu’il exprime un caractère donné qu’il n’avait pas avant. L’exemple le plus proche de nous est le coton Bt. C’est un coton génétiquement modifié pour que la plante produise son propre insecticide pour se protéger.

Argentine : les nouveaux OGM “nationaux”. Les résistances se multiplient

l’État argentin annonce en grande pompe l’introduction de nouveaux OGM qui semblent se distinguer des OGM existants pour trois raisons : ils introduisent des modifications génétiques qui ne signifient pas qu’ils résistent aux herbicides ni qu’ils produisent des toxines Bt ; ils promettent dans certains cas d’améliorer les rendements de production; pour finir, ils ne sont pas développés par des entreprises, mais par des universités et des instituts de recherche publics. Ces arguments ne sont toutefois que des leurres visant à continuer à imposer le même modèle d’agrobusiness.

l’État argentin annonce en grande pompe l’introduction de nouveaux OGM qui semblent se distinguer des OGM existants pour trois raisons : ils introduisent des modifications génétiques qui ne signifient pas qu’ils résistent aux herbicides ni qu’ils produisent des toxines Bt ; ils promettent dans certains cas d’améliorer les rendements de production; pour finir, ils ne sont pas développés par des entreprises, mais par des universités et des instituts de recherche publics. Ces arguments ne sont toutefois que des leurres visant à continuer à imposer le même modèle d’agrobusiness.