Entreprises

L’objectif principal de GRAIN est d’aider les mouvements sociaux à travers le monde à résister contre l’emprise croissante des entreprises sur la production, les marchés et le commerce alimentaires. Nous enquêtons sur la manière dont les entreprises (y compris l’industrie agroalimentaire, de grande distribution et de la finance) évincent des millions de petits producteurs et les accords commerciaux et d’investissement imposent les conditions légales pour y parvenir. 

Outre notre travail d’information, nous soutenons également nos partenaires et les mouvements populaires dans leurs efforts visant à améliorer les stratégies, la coopération et l’action populaire pour contester le pouvoir des grandes entreprises et développer avec eux les capacités nécessaires pour atteindre cet objectif.

Supermarchés, dégagez de l’Afrique ! Les systèmes alimentaires du continent se débrouillent très bien sans eux

Les systèmes alimentaires d’Afrique sont l’ultime frontière pour les multinationales et la grande distribution alimentaire. La plupart des Africains continuent de consommer un régime sain à base d’aliments traditionnels produits par des millions de petits producteurs, d’un bout à l’autre du continent. Mais la situation est en train de changer peu à peu, tandis que la grande distribution alimentaire mondiale adopte de nouvelles stratégies pour renforcer sa présence sur le continent, sous l’impulsion brutale de certaines chaînes de supermarchés multinationales. La subsistance de millions de petits vendeurs et de producteurs locaux est remise en cause ; la santé des populations et la diversité des cultures alimentaires traditionnelles sont elles aussi en danger. Les gouvernements africains ne font que favoriser l’expansion des supermarchés, mais les petits vendeurs, les agriculteurs et les consommateurs urbains s’unissent pour défendre leurs systèmes alimentaires locaux.

Les systèmes alimentaires d’Afrique sont l’ultime frontière pour les multinationales et la grande distribution alimentaire. La plupart des Africains continuent de consommer un régime sain à base d’aliments traditionnels produits par des millions de petits producteurs, d’un bout à l’autre du continent. Mais la situation est en train de changer peu à peu, tandis que la grande distribution alimentaire mondiale adopte de nouvelles stratégies pour renforcer sa présence sur le continent, sous l’impulsion brutale de certaines chaînes de supermarchés multinationales. La subsistance de millions de petits vendeurs et de producteurs locaux est remise en cause ; la santé des populations et la diversité des cultures alimentaires traditionnelles sont elles aussi en danger. Les gouvernements africains ne font que favoriser l’expansion des supermarchés, mais les petits vendeurs, les agriculteurs et les consommateurs urbains s’unissent pour défendre leurs systèmes alimentaires locaux.

Commerce de détail et concentration du marché aujourd’hui en Thaïlande

En juillet 2018, BioThai, une ONG thaïlandaise qui travaille sur la biodiversité et les savoirs locaux, a partagé informations et données concernant la concentration grandissante de la vente au détail aujourd’hui en Thaïlande. On apprend ainsi qu’en 2016, plus de 18 000 magasins appartenaient à une douzaine d’entreprises qui opèrent en Thaïlande. Une famille thaïlandaise moyenne dépense 87 pour cent de son budget pour se procurer des articles comme la nourriture et les boissons, les vêtements, et le mobilier, ce qui explique l’essor du commerce de détail moderne en Thaïlande.

En juillet 2018, BioThai, une ONG thaïlandaise qui travaille sur la biodiversité et les savoirs locaux, a partagé informations et données concernant la concentration grandissante de la vente au détail aujourd’hui en Thaïlande. On apprend ainsi qu’en 2016, plus de 18 000 magasins appartenaient à une douzaine d’entreprises qui opèrent en Thaïlande. Une famille thaïlandaise moyenne dépense 87 pour cent de son budget pour se procurer des articles comme la nourriture et les boissons, les vêtements, et le mobilier, ce qui explique l’essor du commerce de détail moderne en Thaïlande.

Les grandes entreprises de commerce électronique se lancent dans le détail

Le commerce électronique s’étend rapidement dans la distribution et le commerce alimentaires dans toute l’Asie. L’émergence de services de livraison d’alimentation en ligne en particulier provoque d’importants changements dans les chaînes d’approvisionnement des denrées alimentaires de la ferme à l’assiette. Et pourtant, peu de pays disposent d’une règlementation couvrant la distribution alimentaire en ligne, notamment la sécurité et les risques sanitaires des aliments, ou même de règlements sur le commerce alimentaire électronique transfrontalier. Certaines des plus grosses entreprises mondiales de commerce électronique et de détail ont engagé une offensive pour prendre la main sur le commerce alimentaire en ligne et assurer son expansion, ce qui entraîne des conséquences sévères pour les systèmes alimentaires locaux, les vendeurs de rue et les petits paysans.  

Le commerce électronique s’étend rapidement dans la distribution et le commerce alimentaires dans toute l’Asie. L’émergence de services de livraison d’alimentation en ligne en particulier provoque d’importants changements dans les chaînes d’approvisionnement des denrées alimentaires de la ferme à l’assiette. Et pourtant, peu de pays disposent d’une règlementation couvrant la distribution alimentaire en ligne, notamment la sécurité et les risques sanitaires des aliments, ou même de règlements sur le commerce alimentaire électronique transfrontalier. Certaines des plus grosses entreprises mondiales de commerce électronique et de détail ont engagé une offensive pour prendre la main sur le commerce alimentaire en ligne et assurer son expansion, ce qui entraîne des conséquences sévères pour les systèmes alimentaires locaux, les vendeurs de rue et les petits paysans.  

L’expansion de Daewoo dans l’agrobusiness à l’étranger

Il y a dix ans, les journaux du monde entier se faisaient l’écho d’une histoire choquante : une filiale de Daewoo Logistics, Madagascar Future Enterprise Corp., était en train de négocier avec le gouvernement de Madagascar un bail de 99 ans pour 1,3 million d’hectares de terre arable, presque la moitié des terres arables du pays. La société prévoyait de cultiver du maïs et des palmiers à huile dans quatre régions de l’île pour les renvoyer en Corée du Sud où ils serviraient à la production d’aliments pour animaux et de biocarburant. Aujourd’hui on a oublié la faillite de Daewoo Motors en 1999 et l’entreprise sud-coréenne Daewoo, l’un des plus grands conglomérats mondiaux, continue à étendre un empire économique fondé sur l’industrie et le commerce aussi bien que sur les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, les minéraux et l’alimentation.  

Il y a dix ans, les journaux du monde entier se faisaient l’écho d’une histoire choquante : une filiale de Daewoo Logistics, Madagascar Future Enterprise Corp., était en train de négocier avec le gouvernement de Madagascar un bail de 99 ans pour 1,3 million d’hectares de terre arable, presque la moitié des terres arables du pays. La société prévoyait de cultiver du maïs et des palmiers à huile dans quatre régions de l’île pour les renvoyer en Corée du Sud où ils serviraient à la production d’aliments pour animaux et de biocarburant. Aujourd’hui on a oublié la faillite de Daewoo Motors en 1999 et l’entreprise sud-coréenne Daewoo, l’un des plus grands conglomérats mondiaux, continue à étendre un empire économique fondé sur l’industrie et le commerce aussi bien que sur les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, les minéraux et l’alimentation.  

Le Bulletin de veille des supermarchés d’Asie fait peau neuve : inscrivez-vous!

Il y a deux ans, nous publiions pour la première fois ce bulletin d’information trimestriel sur l’évolution du commerce de détail et de la distribution alimentaires en Asie. Il y a quelques mois, nous avons estimé qu’il était temps d’évaluer si le bulletin remplissait son rôle et comment il pouvait être amélioré. Nous avons donc décidé de lancer une enquête. Ce numéro est consacré à certains des résultats que nous voulons partager avec vous.

Il y a deux ans, nous publiions pour la première fois ce bulletin d’information trimestriel sur l’évolution du commerce de détail et de la distribution alimentaires en Asie. Il y a quelques mois, nous avons estimé qu’il était temps d’évaluer si le bulletin remplissait son rôle et comment il pouvait être amélioré. Nous avons donc décidé de lancer une enquête. Ce numéro est consacré à certains des résultats que nous voulons partager avec vous.

Le RCEP en Inde : profit garanti pour les transnationales de l’industrie laitière, montée de la résistance paysanne

Dans le cadre des négociations actuelles sur le Partenariat économique régional global (RCEP), l’Inde est acculée à ouvrir ses marchés. Le RCEP, accord de libre-échange entre 16 pays asiatiques, dont des producteurs géants comme la Chine, doit réduire à zéro les taxes à l’importation sur les biens, agricoles comme industriels, pour plus de 92 pour cent des lignes tarifaires. Comme il s’agit de l’accord commercial le plus important du monde, il aura un impact sur la moitié de la population mondiale, dont 420 millions de petites fermes familiales qui produisent 80 pour cent de l’alimentation de l’Asie.  

Dans le cadre des négociations actuelles sur le Partenariat économique régional global (RCEP), l’Inde est acculée à ouvrir ses marchés. Le RCEP, accord de libre-échange entre 16 pays asiatiques, dont des producteurs géants comme la Chine, doit réduire à zéro les taxes à l’importation sur les biens, agricoles comme industriels, pour plus de 92 pour cent des lignes tarifaires. Comme il s’agit de l’accord commercial le plus important du monde, il aura un impact sur la moitié de la population mondiale, dont 420 millions de petites fermes familiales qui produisent 80 pour cent de l’alimentation de l’Asie.  

Supermarchés, chaînes d’approvisionnement transnationales et violations du droit du travail

Les chaînes d’approvisionnement transnationales sont des réseaux d’entreprises locales qui répondent aux demandes des entreprises transnationales ; la demande concerne principalement les matières premières et les pièces de produits manufacturés. Ce sont les entreprises transnationales qui fixent les termes des échanges au sein de la chaîne d’approvisionnement : qualité, prix, quantités et délais. Elles laissent aux fournisseurs le soin de déterminer les conditions de travail et la gestion de la sécurité et des questions environnementales. Le commerce de détail et les supermarchés sont des exemples bien connus de chaînes d’approvisionnement transnationales, ainsi que les centres d’appel, les services postaux ou la gestion du transport.

Les chaînes d’approvisionnement transnationales sont des réseaux d’entreprises locales qui répondent aux demandes des entreprises transnationales ; la demande concerne principalement les matières premières et les pièces de produits manufacturés. Ce sont les entreprises transnationales qui fixent les termes des échanges au sein de la chaîne d’approvisionnement : qualité, prix, quantités et délais. Elles laissent aux fournisseurs le soin de déterminer les conditions de travail et la gestion de la sécurité et des questions environnementales. Le commerce de détail et les supermarchés sont des exemples bien connus de chaînes d’approvisionnement transnationales, ainsi que les centres d’appel, les services postaux ou la gestion du transport.

Nouveaux accords de libre-échange: la normalisation de la brutalité des chaînes d’approvisionnement mondiales

La nouvelle vague d’accords de libre-échange, élaborés par les grandes entreprises pour garantir leurs intérêts, présente peu, voire pas du tout, d’avantages pour les travailleurs, les communautés et l’environnement. Les conditions stipulées dans ces nouveaux accords commerciaux transforment la plupart des pays en développement en sources de main d’oeuvre bon marché et sans protection pour les entreprises transnationales. Le droit du travail est redéfini de manière à permettre aux transnationales d’imposer des conditions de travail brutales. Lorsque que ces accords seront signés et ratifiés, la seule protection légale qui restera véritablement en rigueur est l’abolition de l’esclavage. Le maintien de tous les autres droits en matière de travail sera laissé à l’appréciation des entreprises en fonction de toute une série de conditions.

La nouvelle vague d’accords de libre-échange, élaborés par les grandes entreprises pour garantir leurs intérêts, présente peu, voire pas du tout, d’avantages pour les travailleurs, les communautés et l’environnement. Les conditions stipulées dans ces nouveaux accords commerciaux transforment la plupart des pays en développement en sources de main d’oeuvre bon marché et sans protection pour les entreprises transnationales. Le droit du travail est redéfini de manière à permettre aux transnationales d’imposer des conditions de travail brutales. Lorsque que ces accords seront signés et ratifiés, la seule protection légale qui restera véritablement en rigueur est l’abolition de l’esclavage. Le maintien de tous les autres droits en matière de travail sera laissé à l’appréciation des entreprises en fonction de toute une série de conditions.

Avec le rachat de Whole Foods par Amazon, la distribution alimentaire entame une nouvelle phase

En juin 2017, Amazon, le troisième web-commerçant mondial, a annoncé avoir acquis Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars. L’opération d’Amazon semble suivre l’exemple d’Alibaba, le géant du commerce en ligne qui a investi 1, 25 milliard de dollars pour racheter l’entreprise chinoise de livraison de repas à domicile Ele.me à la fin de 2015.

En juin 2017, Amazon, le troisième web-commerçant mondial, a annoncé avoir acquis Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars. L’opération d’Amazon semble suivre l’exemple d’Alibaba, le géant du commerce en ligne qui a investi 1, 25 milliard de dollars pour racheter l’entreprise chinoise de livraison de repas à domicile Ele.me à la fin de 2015.

Les habits neufs du colonialisme : les accords de partenariat économique entre l’UE et l’Afrique

Depuis 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient un accord réciproque de libre-échange connu sous le nom d’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Vendu comme la solution miracle qui devait entraîner l’industrialisation et le développement des pays ACP, l’APE est en réalité d’une grande injustice et relève d’un procédé colonial.  Même si on en parle peu, l’APE suscite une opposition constante de la part des pays ACP, en raison notamment de ses effets dévastateurs sur les petits producteurs. Les cas des pays africains présentés ici illustrent la manière dont les communautés se battent pour reprendre le contrôle de leurs ressources et empêcher leurs marchés d’être noyés sous les denrées industrielles bon marché en provenance de l’Europe, en les protégeant en même temps de l’afflux des pesticides et des organismes génétiquement modifiés. 

Depuis 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient un accord réciproque de libre-échange connu sous le nom d’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Vendu comme la solution miracle qui devait entraîner l’industrialisation et le développement des pays ACP, l’APE est en réalité d’une grande injustice et relève d’un procédé colonial.  Même si on en parle peu, l’APE suscite une opposition constante de la part des pays ACP, en raison notamment de ses effets dévastateurs sur les petits producteurs. Les cas des pays africains présentés ici illustrent la manière dont les communautés se battent pour reprendre le contrôle de leurs ressources et empêcher leurs marchés d’être noyés sous les denrées industrielles bon marché en provenance de l’Europe, en les protégeant en même temps de l’afflux des pesticides et des organismes génétiquement modifiés. 

La “sécurité sanitaire ” des aliments : une arme contre les vendeurs de rue et les petits producteurs

C’est pour des raisons de sécurité sanitaire et d’hygiène en matière d’alimentation que certains gouvernements ont pris, ces dernières années, la décision d’interdire les vendeurs de rue et de fermer les marchés d’aliments frais. Les vendeurs de rue de Bangkok sont les dernières victimes de cette interdiction : les autorités de la ville ont annoncé en effet leur intention de faire disparaître tous les vendeurs de rue d’ici la fin 2017. 

C’est pour des raisons de sécurité sanitaire et d’hygiène en matière d’alimentation que certains gouvernements ont pris, ces dernières années, la décision d’interdire les vendeurs de rue et de fermer les marchés d’aliments frais. Les vendeurs de rue de Bangkok sont les dernières victimes de cette interdiction : les autorités de la ville ont annoncé en effet leur intention de faire disparaître tous les vendeurs de rue d’ici la fin 2017. 

Les investissements et les initiatives de conservation à grande échelle portent atteinte aux forêts et aux territoires des peuples

La croissance et l’industrialisation rapides de l’Asie sont en train de coûter très cher aux communautés locales, à leur environnement et à leur économie. Dans toute la région, le ‘développement’ se caractérise par l’investissement à grande échelle, au cœur duquel se trouvent le contrôle et l’exploitation des sols, des forêts, de l’eau, de la nature, des minéraux et de la main-d’œuvre. Un article de GRAIN et Focus on the Global South dans le dernier numéro du Bulletin du Mouvement Mondial pour les Forêts.

La croissance et l’industrialisation rapides de l’Asie sont en train de coûter très cher aux communautés locales, à leur environnement et à leur économie. Dans toute la région, le ‘développement’ se caractérise par l’investissement à grande échelle, au cœur duquel se trouvent le contrôle et l’exploitation des sols, des forêts, de l’eau, de la nature, des minéraux et de la main-d’œuvre. Un article de GRAIN et Focus on the Global South dans le dernier numéro du Bulletin du Mouvement Mondial pour les Forêts.

Le Forum de Davos 2017 réaffirme une vision de l’avenir de l’agriculture qui est celle des grandes entreprises

Les grandes entreprises essaient d’assurer leurs bénéfices dans une agriculture mondialisée, porteuse d’enjeux importants. Mais contrairement aux agriculteurs, les entreprises alimentaires et agricoles mondiales disposent de multiples ressources qui leur servent de filet de sécurité face aux risques inhérents à l’agriculture. L’une de ces ressources est le Forum économique mondial (WEF en anglais) dont le rôle est crucial quand il s’agit d’aider les grandes entreprises à maintenir ou à augmenter leurs marges de profits.

Les grandes entreprises essaient d’assurer leurs bénéfices dans une agriculture mondialisée, porteuse d’enjeux importants. Mais contrairement aux agriculteurs, les entreprises alimentaires et agricoles mondiales disposent de multiples ressources qui leur servent de filet de sécurité face aux risques inhérents à l’agriculture. L’une de ces ressources est le Forum économique mondial (WEF en anglais) dont le rôle est crucial quand il s’agit d’aider les grandes entreprises à maintenir ou à augmenter leurs marges de profits.

Une économie "sans cash", un sale coup pour les petits producteurs

Les marchés de produits frais soutiennent le système économique et les moyens de subsistance de millions de personnes. Malgré cela, les gouvernements de nombreux pays asiatiques adoptent systématiquement des mesures qui sapent les marchés locaux et ruinent tous ceux dont la vie en dépend. De Hong Kong à Hanoi, les gouvernements interdisent les marchés de produits frais et réduisent les interventions de marché qui permettaient auparavant de contenir les grandes entreprises et la volatilité des prix. Ainsi, en levant les réglementations concernant le prix des matières premières agricoles, le gouvernement indonésien n’a fait qu’éroder la sécurité alimentaire des agriculteurs, des petits commerçants et des consommateurs pauvres.

Les marchés de produits frais soutiennent le système économique et les moyens de subsistance de millions de personnes. Malgré cela, les gouvernements de nombreux pays asiatiques adoptent systématiquement des mesures qui sapent les marchés locaux et ruinent tous ceux dont la vie en dépend. De Hong Kong à Hanoi, les gouvernements interdisent les marchés de produits frais et réduisent les interventions de marché qui permettaient auparavant de contenir les grandes entreprises et la volatilité des prix. Ainsi, en levant les réglementations concernant le prix des matières premières agricoles, le gouvernement indonésien n’a fait qu’éroder la sécurité alimentaire des agriculteurs, des petits commerçants et des consommateurs pauvres.

Cultiver le désastre : le programme Grow permet aux multinationales de développer leur mainmise sur l'agriculture

Certaines des plus grandes multinationales agroalimentaires du monde sont en train de déployer un programme appelé GROW, qui promet des solutions « basées sur le marché » pour lutter contre pauvreté, l'insécurité alimentaire et les changements climatiques. Dans une logique de « partenariat public-privé », les entreprises participantes à Grow favorisent des liens étroits avec les gouvernements afin d'accroître leur pouvoir sur les marchés et les chaînes d'approvisionnement. Tout en prétendant favoriser la sécurité alimentaire et apporter des bénéfices aux petits agriculteurs, le programme Grow, dans la manière dont il se concentre sur quelques produits de base à forte valeur révèle son objectif réel : accroître la production d'une tout petit nombre de produits au profit d'un tout petit nombre de sociétés. Les impacts sur les communautés, la biodiversité, la nutrition et le climat sont potentiellement désastreux.

Certaines des plus grandes multinationales agroalimentaires du monde sont en train de déployer un programme appelé GROW, qui promet des solutions « basées sur le marché » pour lutter contre pauvreté, l'insécurité alimentaire et les changements climatiques. Dans une logique de « partenariat public-privé », les entreprises participantes à Grow favorisent des liens étroits avec les gouvernements afin d'accroître leur pouvoir sur les marchés et les chaînes d'approvisionnement. Tout en prétendant favoriser la sécurité alimentaire et apporter des bénéfices aux petits agriculteurs, le programme Grow, dans la manière dont il se concentre sur quelques produits de base à forte valeur révèle son objectif réel : accroître la production d'une tout petit nombre de produits au profit d'un tout petit nombre de sociétés. Les impacts sur les communautés, la biodiversité, la nutrition et le climat sont potentiellement désastreux.