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Cultivant la Diversité - Afrique de l’Ouest

TITRE DE L’EXPÉRIENCE: La domestication et la culture des ignames en Afrique de l’Ouest

AUTEURS:

  • Communautés villageoises d’Ando-Kpomey (Togo), de Wawa (Togo),
  • de Djigbé (Bénin), de Bantè (Bénin) et de Dabakala (Côte d’Ivoire)
  • Coordination du Projet « Promouvoir la diversité biologique en Afrique de l’Ouest »

PAYS ET LIEU: Bénin, Côte d’Ivoire et Togo, Village: Ando-Kpomey (Togo), Wawa (Togo), Djigbé (Bénin), Bantè (Bénin), Dabakala  (Côte d’Ivoire)

ZONE ÉCOLOGIQUE: Savanes

RÉSUMÉ

En Afrique de l’Ouest, l’igname joue un rôle très important dans l’alimentation humaine. Plusieurs espèces d’ignames sont originaires de la sous-région, de la Guinée au Cameroun. Encore de nos jours, certaines espèces sauvages sont toujours en cours de domestication, même si cette activité tend à s’amenuiser et à n’être exercer que par des personnes âgées de 50 à 60 ans, dans la plupart des cas. Le plus souvent, même si les domesticateurs appartiennent à des ethnies qui ont apporté une grande contribution à la culture de l’igname, ceux-ci agissent individuellement, et la domestication de l’igname n’est pas une activité collective. Les descriptions de domestication de l’igname faites par les Nagot de Banté, les Aïzo de Djigbé et les agriculteurs de Wawa au Togo montrent que les méthodes de domestication varient d’une ethnie à l’autre, d’une région à l’autre, et d’un pays à l’autre.

Au Bénin, en Côte d’Ivoire comme au Togo, les cultivateurs d’ignames sont des paysans individuels, évoluant dans des villages ou des zones reconnus comme spécifiques à la culture de cette denrée. L’enquête réalisée auprès des paysans producteurs d’ignames  dans la région de Kévé a montré que les paysans sont confrontés à des contraintes comme la disparition de certaines variétés. Ex. Kpoka, hyanyassi du Togo, et que des variétés sont introduits du Bénin, du Togo et Ghana. En Côte d’Ivoire, l’igname qui constitue la principale culture vivrière en tonnage, est cultivée une seule fois sur une parcelle, et est de ce fait dévastatrice des ressources biologiques. Des pratiques culturales mises au point par des paysans du Bénin, permettant de faire plusieurs cycles de cultures d’ignames sur le même terrain, en intercalant différentes cultures (céréales, légumineuses, coton) dans la rotation de culture. Des voyages d’études ont alors été initiés auprès de paysans béninois, au profit des paysans ivoiriens.

CONTACT :

Communautés villageoises d’Ando-Kpomey (Togo), de Wawa (Togo), de Djigbé (Bénin) et de Bantè (Bénin) S/C Coordination du Projet « Promouvoir la diversité biologique en Afrique de l’Ouest » 06 BP 2083 - Cotonou – BENIN, Tél. 229 33 79 50 – Fax 229 33 79 15 – Email : jzoundjihekpon@firstnet.bj

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