Suivez-nous sur  Icon-rss Icon-twitter Icon-facebook Grain-subscribe-fr2-small

A contre-courant

A contre-courant est une série de courtes prises de position sur les évolutions et les développements récents des questions sur lesquelles travaille GRAIN. Chaque article est centré sur un sujet d'actualité spécifique.

Les gouvernements d'un certain nombre de pays ont essayé de répondre aux problèmes d'accaparement des terres en fermant les frontières aux investisseurs étrangers. Ces restrictions sont-elles efficaces ? Pas vraiment, estime GRAIN. Elles donnent l'impression que des mesures sont prises au plus haut niveau et elles font appel à des sentiments nationalistes ou souverainistes. Mais il s'agit d'approches très restrictives par rapport à un problème complexe et recèlent souvent de nombreux échappatoires et moyens détournés.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

À l’initiative de la Banque mondiale ou de fonds de pension, des efforts sont actuellement déployés pour réglementer les accaparements de terres à travers la création de codes et de normes. L’idée est d’établir une distinction entre les transactions foncières qui respectent certains critères et peuvent justifier d’être appelées « investissements » et celles qui ne les respectent pas et peuvent continuer à être stigmatisées et qualifiées d’« accaparements » de terres. Jusqu’à maintenant, ces tentatives étaient essentiellement le fait des institutions internationales. Maintenant, le secteur privé s’engage sérieusement à définir ses propres règles du jeu. Dans les deux cas, il en résulte une autoréglementation volontaire, qui n’est pas efficace, pas fiable, et n’apporte aucune solution à l’injustice fondamentale de ces transactions. Plutôt que d’aider les élites de la finance et des grandes entreprises à « investir de façon responsable » dans les terres agricoles, nous devons les amener à arrêter et à retirer leurs investissements. Ce n’est qu’à cette condition qu’une solution pourra être apportée à la question très différente du soutien aux petits producteurs ruraux dans leurs propres territoires et leurs propres communautés, car les deux stratégies sont contradictoires. Dans cet article, GRAIN fait un bref tour d’horizon de l’actualité.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

Dans plusieurs pays africains, selon une tradition multiséculaire, « La terre ne se vend pas ». L’accaparement des terres apparait alors comme un phénomène brutal qui remet en cause les pratiques ancestrales traditionnelles, hypothèque l’avenir des générations futures et sape les bases de la souveraineté alimentaire. Lors d’un atelier organisé par Synergie Paysanne, GRAIN et le Réseau Africain pour le Droit à l’Alimentation, avec le soutien de Pain pour le Prochain, à Ouidah, au Bénin, du 7 au 9 février 2012, plus d’une trentaine de participants représentant des organisations paysannes et des associations actives sur les questions d’accaparement des terres en Afrique de l’Ouest et du Centre ont échangé leurs expériences et approfondi cette question. Cet article de GRAIN fait le point sur la problématique et les discussions.

 

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

La Chine est actuellement le plus grand marché alimentaire du monde. Ce que mangent les Chinois a des répercussions mondiales, parce que les pratiques de production de la nourriture et sa provenance ont un impact de plus en plus global. Quand la Chine commencé, vers la fin des années 1990, à importer du soja comme fourrage pour soutenir l’expansion de ses fermes industrielles, elle a déclenché dans l’agriculture l’un des changements les plus dramatiques que la Chine et l’Amérique latine aient jamais connu. Aujourd’hui Beijing s’engage sur la même voie avec le maïs, l’autre grande source de fourrage du pays, et les multinationales et les entreprises chinoises se précipitent pour développer et contrôler les centres d’approvisionnement de ce marché potentiellement gigantesque. Les retombées se font déjà sentir dans le monde entier : exode rural en Chine, accaparement des terres en Afrique, inflation alimentaire à Shanghai découlant de la sécheresse aux Etats-Unis. La Chine peut et doit changer de route en soutenant un système d’élevage à petite échelle qui s’appuie sur les ressources locales, plutôt que la production industrielle de viande.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

La récente présentation de la FAO sur l'Accaparement de terres en Amérique latine qui souligne qu'à travers tout le continent le phénomène du Land Grabbing n'en est qu'à ses débuts et qu'il se limite seulement à deux grands pays, soit l’Argentine et le Brésil, a mérité une dure réplique de la part des organisations qui ont participé à la III Conférence Spéciale pour la souveraineté alimentaire réalisé à Buenos Aires entre le 22 et le 25 mars. Nous analysons ici les causes du questionnement par rapport à cette présentation et nous exposons les raisons pour lesquelles l'accaparement de terres est un problème extrêmement grave en Amérique latine.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

L’alimentation est l’un des facteurs clés du changement climatique . La manière dont nous produisons notre nourriture et les étapes traversées avant d’arriver sur notre table sont responsables de près de la moitié de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine. Un nouveau système alimentaire pourrait être un élément essentiel des solutions au changement climatique. Nul besoin de marchés du carbone ou de remèdes technologiques. Si nous nous efforçons de restructurer l’agriculture et le système alimentaire global, en les articulant autour de la souveraineté alimentaire, de l’agriculture familiale, de l’agroécologie et des marchés locaux, nous pouvons réduire de moitié les émissions mondiales en quelques décennies. 

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

Les acquisitions de terres agricoles à grande échelle provoquent conflits et controverses dans le monde entier. Un nombre croissant d’études montrent que ces projets sont mauvais pour les communautés et qu’ils encouragent une forme d’agriculture qui n’est absolument pas adaptée à un monde secoué par de graves crises alimentaires et environnementales. Et pourtant, les fonds continuent à déferler sur les terres agricoles à l’étranger, comme attirés par un aimant. Une situation qui s’explique par les rendements qu’on peut attendre de ces investissements. Et parmi ceux qui recherchent les bénéfices dans la terre agricole, certains des principaux acteurs sont des fonds de pension, qui investissent des milliards de dollars dans ce secteur.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

Le gouvernement de la province de Río Negro, en Argentine et l’une des plus grosses entreprises d’agrobusiness de Chine s’avancent sur la voie d’un accord qui brade des milliers d’hectares de terres argentines pour la production de soja et de céréales destinés à l’exportation. Le gouvernement provincial de Río Negro a vendu ce projet comme un « accord de production alimentaire » et un investissement pour l’irrigation de la basse vallée de la province. Il prétend que c’est une nécessité, étant donné que le gouvernement national refuse de financer les infrastructures d’irrigation. Mais les communautés locales et les populations de toute l’Argentine font entendre leur voix et dénoncent ce projet comme l’abandon pur et simple des terres à la production industrielle de soja.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

La stratégie saoudienne visant à délocaliser la production alimentaire sera au cœur des discussions quand plusieurs chefs d’État et des délégations de hauts responsables des pays africains arriveront à Riyad pour une conférence de l'investissement le 4 décembre 2010. Dans certains de ces pays, des investisseurs saoudiens acquièrent déjà des terres agricoles et commencent à mettre oeuvre la politique du Royaume. Les terres rizicoles d’Afrique de l’Ouest sont l’une de leurs cibles principales. De nouvelles informations obtenues par GRAIN révèlent que les hommes d’affaires les plus puissants du Royaume sont en train de négocier des transactions, au Sénégal, au Mali et dans d’autres pays ; ces transactions leur assureraient le contrôle de plusieurs centaines de milliers d’hectares des terres à riz les plus fertiles de la région et la production serait exportée en Arabie Saoudite. Ces transactions ne peuvent que saper dangereusement la sécurité alimentaire de millions de paysans et d’éleveurs et détruire leurs moyens de subsistance. Tout ceci se concocte à huis clos avec les gouvernements africains, sans que les populations concernées ou le grand public soient mis au courant.

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]

Le 7 septembre 2010, la Banque mondiale a publié son rapport très attendu sur l’accaparement des terres agricoles au niveau mondial. Du point de vue de GRAIN, ce rapport est à la fois une déception et un échec. Très peu de données nouvelles et précises sont présentées sur la manière dont ces transactions d’accaparement des terres se concrétisent sur le terrain. Les résultats que la Banque expose effectivement (qui indiquent que la tendance à l’accaparement des terres est très forte et en progression, que les communautés n’en bénéficient pas et que les conditions dans lesquelles se réalisent ces accords sont tout à fait déplorables) corroborent ce que beaucoup disent depuis déjà deux ans. Il n’y a même aucune mention réelle de la façon dont la Banque est directement impliquée.

En grande partie, ce rapport déploie un rideau de fumée sur les potentiels et les opportunités, ce qui ne peut que nous amener à conclure qu’il y a un énorme décalage entre ce que dit la Banque mondiale, ce qui se passe sur le terrain et ce qui est vraiment nécessaire. En ce moment, de nombreux gouvernements et organisations de la société civile demandent à ce qu’on mette un frein d’une manière ou d’une autre à cet accaparement des terres, un aspect que l’étude ignore pour l’essentiel.

Traduciones: English   Español

[Lire l'article complet] — [Télécharger la version PDF]