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Victime de l’accaparement des terres en Ouganda (avec la permission de <a href="http://www.oxfamamerica.org/articles/land-grabs-take-a-sneak-peek">Oxfam America</a>) GRAIN propose aujourd’hui un nouvel ensemble de données concernant 416 exemples récents d’accaparement à grande échelle, qui sont le fait d’investisseurs étrangers. Les terres dont s’emparent les investisseurs sont destinées à la production de cultures alimentaires et couvrent une superficie de près de 35 millions d’hectares dans 66 pays.

Les données sont disponibles en format HTML ci-dessous et en format XLSen PDFet dans cette carte interactive créée par Varun Mangla / Circle of Blue.

Nous n’avons pas la prétention d’avoir établi la liste complète de tous les accords fonciers existants. Nous nous sommes limités aux accords qui:

    •    ont été lancés après 2006
    •    n’ont pas été annulés
    •    impliquent de vastes superficies
    •    sont le fait d’investisseurs étrangers et
    •    sont destinés à la production de cultures alimentaires

Les accords ayant trait à la production de canne à sucre ou d’huile de palme ont été inclus, mais pas ceux qui ne concernent que la culture du jatropha ou du coton.

Cet ensemble d’accords fournit une illustration saisissante de la rapidité avec laquelle l’agrobusiness s’est installée dans le monde entier depuis les crises financière et alimentaire de 2008, arrachant la production alimentaire des mains des paysans et des communautés locales.

Ce tableau confirme que l’Afrique est bien la cible première de l’accaparement des terres, mais souligne également la place occupée dans ce drame par l’Amérique latine, l’Asie et l’Europe de l’Est. L’accaparement des terres agricoles est indéniablement un phénomène mondial.

Autres jeux de données sur l’accaparement des terres publiés récemment par GRAIN :

Ampleur du processus d’accaparement des terres agricoles par des intérêts étrangers pour la production alimentaire : Surface des terres agricoles vendues ou louées (décembre 2011). Un tableau montrant le pourcentage des surfaces accaparées par des étrangers – pour la production de cultures alimentaires et pour l’élevage – en termes de  terres arables, terres agricoles et superficie totale par pays concerné.

Les fonds de pension investissant dans les terres agricoles pour la production alimentaire (mise à jour : décembre 2011). Un tableau qui montre quels fonds de pension achètent des terres agricoles, où ils achètent et combien cela leur coûte.


L’accaparement des terres et la crise alimentaire mondiale – présentation (novembre 2011). Une présentation PowerPoint fournissant une vue d’ensemble de l’évolution de l’accaparement des terres. Comprend des cartes et des résumés de cas d’accaparement.


Toutes ces données brossent un portrait très clair de l’identité des accapareurs. Si la majorité des 298 accapareurs dont nous parlons ici appartiennent au secteur agroalimentaire, les sociétés financières et les fonds souverains sont responsables de près d’un tiers des accords. Et très souvent, les intérêts des sociétés se chevauchent. Nous voyons ainsi que Cargill, l’une des plus grandes entreprises mondiales d’agrobusiness, a acquis des centaines de milliers d’hectares de terres agricoles par le biais de son fonds de couverture, Black River Asset Management.

Les investisseurs basés en Europe et en Asie sont responsables d’environ les deux tiers des cas d’accaparement des terres inclus dans le tableau. C’est de la Chine et de l’Inde que viennent la plupart des accapareurs, ainsi que du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Mais le Royaume-Uni, comme Singapour et Maurice, sert de paradis fiscal aux accapareurs et souvent, la véritable base active des sociétés est installée dans un autre pays. Dans le palmarès des accapareurs, il faut évidemment signaler les États-Unis, tout en haut de la liste avec 41 cas d’accaparement, et les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite qui représentent, à eux deux, 39 cas.

GRAIN tient à souligner que ce tableau a été compilé à partir de données dont nous avons connaissance, et que nous avons principalement recueillies sur le site Internet farmlandgrab.org. Les informations n’ont pas été vérifiées sur le terrain. De plus, il ne s’agit que d’un résumé qui ne peut, par définition, tenir compte de toutes les nuances et tous les détails de la réalité. Toutes les sources sont disponibles sur demande.

Les données sont disponibles en format HTML ci-dessous et en format XLS et en PDF.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

Devlin Kuyek à Montréal, au Canada
devlin@grain.org
+1 514 571 7702

Renée Vellvé à Paris, en France
renee@grain.org
+33 6 75073468

Carlos Vicente à Marcos Paz, en Argentine
carlos@grain.org
+549 11 63088809
 

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